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Levons les freins psychologiques à la reconversion

2022-12-15
Levons les freins psychologiques à la reconversion
35 heures par semaine à être aigri, 1 607 heures par an à se dire que l’année suivante, ça va changer, pour au final rester dans ce même job qui ne te plaît pas. Et tout ça, à cause de quelques pensées qui t’empêchent d’avancer ? On va remédier à ça.

Comment vaincre la peur du temps ?

L’une des premières pensées à surgir de notre esprit quand on s’imagine changer de métier ; c’est le temps que ça pourrait nous prendre, et bien souvent, ça a tendance à nous démotiver. Une petite voix désagréable vient nous souffler à l’oreille :

Repartir à 0 ? Après toutes les années que j’ai passé à apprendre mon métier, est-ce que c’est vraiment une bonne idée ?

Voix désagréable qui squatte ton esprit.

Alors, déjà, on peut commencer par relativiser un peu. Quand on y réfléchit ; on a bien passé des années à apprendre des choses à l’école, comme Tan, Cos, Sin et leurs injonctions réciproques, par exemple, dont on ne s’est pas servi depuis des années, et dont on n’est même pas certain de se resservir un jour, soyons honnête. Et pourtant, on est toujours là, ça ne nous a pas empêchés d’apprendre d’autres choses depuis. Regarde, moi par exemple, je suis concepteur-rédacteur pour l’école O’clock, qui te dit que je ne vais pas me lever demain matin avec l’envie d’élever des hermines en Laponie ? Ça m’étonnerait que mes années de conception rédactions soient très utiles pour dompter ces Mustélidés, mais si c’est ce qui me fait vibrer, ça ne va pas m’empêcher de me lancer.

Et puis, contrairement à l’apprentissage du dressage d’hermines pour un ancien concepteur-rédacteur, la plupart des métiers que tu pourrais vouloir exercer auront forcément quelques liens avec celui que tu exerces aujourd’hui. Ce n’est donc pas un retour complet à 0 si on le voit comme ça. Et mieux que ça encore ; tu peux le voir comme un avantage. Prenons l’exemple du développement web, parce que c’est ce à quoi nous formons un paquet d’apprenants en reconversion, depuis pas mal d’années. On avait abordé le sujet de l’utilité des expériences passées dans celles à venir, avec Emma, ancienne “responsable service client” qui se forma au dev. Et elle nous disait :

Je suis persuadée que mon expérience pro m’est très utile dans le dev. Et de façon générale ; toutes les expériences sont toujours utiles. La reconversion permet d’arriver sur le marché de l’emploi avec des soft skills qu’une personne qui s’est directement formée au métier de dev n’aura pas spécialement. Je vois ça comme un réel avantage.

Emma, apprenante O’clock, promo Kelvin.

étudiante qui code

Tu vois, en portant un nouveau regard sur les choses, ce que tu pensais être un inconvénient peut se transformer en avantage. Mais, là, tu nous diras :

Et pour l’argent ?

Toi, en train de nous lire.

On y vient…

Comment ne pas se laisser bloquer par l’aspect financier ?

Quitter un emploi, c’est quitter une stabilité ; ça fait peur, c’est certain. Et puis cette voix n’arrange rien encore une fois, elle revient à la charge à coup de :

J’ai de l’argent tous les mois et une stabilité avec cet emploi, je ne vais pas prendre le risque de perdre ça…

Voix désagréable qui squatte ton esprit.

Pour le coup, l’aspect financier, c’est davantage une considération à prendre en compte qu’un frein psychologique, on te l’accorde. Et c’est pour ça que si tu veux vraiment changer de métier, ça ne devrait pas te bloquer.

Prenons l’exemple d’une pente ; elle est devant toi, et tu es obligé de la monter pour arriver à ta destination. Eh bien, l’aspect financier dans une reconversion, c’est un peu pareil ; tu devras forcément y faire face, mais ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas plusieurs solutions pour y arriver.

Tu peux demander à quelqu’un de t’accompagner :

Personne n’a dit que tu devais l’affronter seule cette étape, il y a pas mal de personnes qui seront prêtes à t’aider dans ta reconversion. Par exemple, dans notre école, 75% de nos apprenants bénéficient d’un financement pour leur formation. Le mieux ici, c’est encore de laisser la parole à l’un d’entre eux :

On a cette chance en France d’avoir tout un tas de solutions de financement pour se reconvertir. Grâce à Pôle Emploi, on peut garder une partie de notre ancien salaire le temps de se former par exemple. Et même si l’on ne gagnera pas autant qu’avant pendant 6 mois, comparé à ce qu’on va pouvoir gagner par la suite… pour moi, le choix était vite fait.

Antoine, apprenant de l’École O’clock, Galilée.

Développeur dans les montagnes

Tu peux t’y préparer :

Comme le ferait un athlète qui doit gravir une montagne, si le côté financier ressemble à ça pour toi, tu peux t’y préparer en mettant de l’argent de côté. Rien ne t’oblige à te reconvertir la semaine qui suit cette idée, ton métier de rêve ne va pas s’envoler. Et puis, un projet comme celui-là, ça se prépare.

Tout ça pour te dire que si tout au fond de toi, tu sens que tu dois changer de métier, cet aspect ne doit pas être celui qui te bloque. La réelle question à te poser, c’est :

Pourquoi rester ?

Nous.

Et si l’herbe n’était pas plus verte ailleurs ?

Aussitôt partie, aussitôt revenue, voilà que raisonne maintenant cette phrase :

Je ne suis pas si mal que ça ici, et si c’est pire ailleurs ?

Voix désagréable qui squatte ton esprit.

Quand on est sur le point de se reconvertir, on peut avoir tendance à se dire que notre situation n’est pas si terrible tout compte fait, que même si on n’est pas passionné par notre emploi, en vrai “ça va”. Sans vouloir faire de la psychologie de comptoir ; nos habitudes ont quelque chose de rassurant et on peut avoir peur de perdre cela.

Si jamais ça t’arrive, ce qu’on te conseille de faire, c’est de prendre le temps de te rappeler tout ce qui ne va pas, et pourquoi tu en étais venu à cette idée de changer de métier.

Le plus dur dans une reconversion, c’est d’oser se lancer, après, on peut rapidement y arriver

Antoine, apprenant de l’École O’clock, promo Galilée.

Développeur web en reconversion

Comment surmonter la peur de l’inconnu ?

Et si je n’étais pas fait pour ce métier ? Et si ça ne me plaisait pas finalement ?

Voix désagréable qui squatte ton esprit.

Avant de se lancer à corps perdu dans un métier, il faut d’abord s’assurer que ce soit le bon. Et ça, c’est peut-être ce qu’il y a de plus compliqué dans une reconversion.

Nous, par exemple, pour le développement web, on conseille à nos futurs apprenants d’essayer un peu le métier avant de nous rejoindre. On a même écrit un article là-dessus : lles plateformes pour débuter le code.

Bon, après, tu me diras ; pour certains métiers, ce n’est bien évidemment pas possible. Si tu veux devenir chirurgien, tu ne vas pas te pointer dans un bloc opératoire et essayer de faire une transplantation cardiaque comme ça, sur un coup de tête. Mais ce n’est pas pour autant que tu ne peux pas te renseigner pour visualiser ce à quoi ton avenir pourrait ressembler.

On te conseille donc d’aller à la rencontre des gens qui exercent le métier qui t’attire tant, pour leur poser des questions, aller faire un tour sur leur lieu de travail, ou encore regarder des vidéos, des documentaires… bref, te renseigner au maximum pour faire un travail d’introspection, en mettant en corrélation ce qui te plaisait dans ton ancien métier avec ce qu’il y a de similaire dans celui que tu veux exercer, et il en va de même pour ce que tu n’aimais pas, avec ce que tu ne veux surtout pas retrouver.

Comment abattre les préjugés ?

Ce n’est pas pour moi ce métier, je n’ai pas les compétences qu’il faut pour me lancer.

Voix désagréable qui squatte ton esprit.

Chaque métier a son lot de clichés. Encore une fois, on va parler de ce qu’on connaît : le métier de dev. Comme on le dit dans l’article Les compétences dont un développeur web n’a pas besoin :

On ne compte plus le nombre d’étudiants qui nous disent avoir bien failli passer à côté de leur vocation à cause des “on m’avait pourtant dit que…

Nous.

On ne va pas te réécrire l’article ici, si tu veux le lire en entier, tu n’as qu’à cliquer sur le lien juste au-dessus, mais en résumé ; la plupart des préjugés liés au métier que tu veux exercer partiront d’une réalité, certes, et certaines compétences que tu pourras entendre seront un avantage pour ceux qui les auront, mais en aucun cas ça ne doit t’empêcher de te lancer. Si tu as la motivation nécessaire, rien ne devrait t’arrêter.