C’est quoi un helper ?

Photo d'illustration
20 février 2020
Cet article a été écrit avec l’aide de 4 mains. Ce qui fait tout de même 20 doigts sur le même clavier. C’est un peu comme une partie de Twister : on ne sait pas trop ce qu’on fait et ça finit toujours avec un coude dans l’œil. Ne vous étonnez donc pas si la plume saute du coq à l’âne en cours de phrase, c’est parce que nous avons demandé à deux vétérans helpers, Fabio et Déborah, de nous décrire tout ça. On vous laisse deviner qui est le coq et qui est l’âne.

C’est quoi un helper ?

On a en tête une image qui est très parlante, c’est celle du chien de berger. Il aide le berger (le formateur, donc) en ramenant dans le troupeau les brebis qui vont trop loin ou prennent du retard… Mais ça serait comparer nos élèves à des moutons, et Fabio commençait à partir dans des métaphores de chien qui croque les fesses des brebis égarées, donc bon… On va plutôt tâcher d’expliquer concrètement en quoi notre boulot consiste ?

[Note pour le lecteur]

Donc là, en quelques lignes, on est passé du coq à l’âne, puis du chien au mouton. Vous le sentez que cet article va être incompréhensible ou pas ?

cestquoiunhelper
Helper dans son milieu naturel.

Le quotidien d’un helper

La partie du job qui s’imagine le plus facilement, c’est ce qu’on fait en Cockpit* : répondre aux questions qui sortent du “flux” naturel du cours, reformuler, résoudre les problèmes techniques particuliers des uns et des autres… On dit “helper” parce qu’on aide les étudiants à suivre donc, mais c’est aussi une aide pour le prof qui, lui, peut se concentrer sur l’aspect collectif : le sens du cours, la dynamique de la classe, le programme et autres petits détails impalpables mais ô combien précieux.

Cependant, le Cockpit est la partie émergée de l’iceberg, la partie la plus visible de ce qu’on fait. Parce qu’en réalité, on n’y est pas en permanence. On y est surtout sur les parties du programme qu’on a identifiées comme nécessitant une aide complémentaire.

En général, quand on est helper, on est également référent pédagogique d’une promo. Une sorte de prof principal, si vous voulez. Ça veut dire qu’on “suit” une promo depuis avant le début (en pré-rentrée) et jusqu’au bout de la formation – voire après, pour ceux qui n’arrivent pas à couper le cordon.

Le rôle du helper ? Le suivi.

Le reste du temps est principalement consacré au suivi pédagogique de cette promo. Idéalement, il faudrait avoir en permanence une vision de la progression de chaque étudiant.

Ce qui implique d’avoir un œil sur les productions de code, les difficultés exprimées, le ressenti de chacun. On passe donc pas mal de temps à analyser, corriger, conseiller, soutenir ou rassurer – parce que, oui, avec une formation aussi intensive, il y a forcément des moments de doutes. En bref, on finit par être les mamans et papas poule des étudiants. Et cet article finit par fourmiller de métaphores animales !

Ce que l’on préfère dans ce travail

Clairement, en tout premier lieu : pouvoir suivre l’évolution de nos étudiants sur la durée. Les voir briser la coquille d’HTML la première semaine, puis se casser le bec sur les challenges avant de prendre leur envol durant l’Apothéose**. On a demandé à nos copains helpers, ils étaient assez d’accord pour dire que c’était la meilleure partie du job. Enfin, ça, et travailler dans la team O’clock ?

Ensuite, faut reconnaître qu’on n’a pas le temps de s’ennuyer. Entre le Cockpit, les feedbacks, les ateliers, les révisions ou l’encadrement des Apothéoses, les journées d’un helper ne se ressemblent pas !

Sans compter, qu’en bons O’clockiens qui se respectent, on participe aussi à l’amélioration continue. Il n’est pas rare de mettre la main à la pâte du programme ou du développement des outils internes.


Enfin, et surtout, pouvoir troller les profs en cockpit ou se faire payer des coups et des chocolats par les étudiants lors du passage de leur Titre Pro.

On a le droit de le dire ça ou pas ?

Et moi, je pourrais faire helper ?

Le modèle O’clock montre bien qu’il y a de la place pour les pédagogues qui ne sont pas forcément à l’aise avec l’idée de parler à toute une classe d’un coup, mais que l’accompagnement individuel botte particulièrement.

Si vous vous voyez l’âme d’un jardinier qui veut planter les graines du savoir, bichonner et voir grandir ses petites plantes, allez donc lire ça. Oui, on a tenté la métaphore potagère pour changer, mais bon, ça casse pas trois pattes à un canard***.


* Cockpit : salle de classe virtuelle. [Note du traducteur]

** Apothéose : période de projets en équipe marquant la fin de la formation complète, et qui porte bien son nom. [Note du traducteur]

*** Rangez torches et fourches, n’appelez pas Brigitte ! C’est une image, O’clock ne promeut aucunement la cruauté envers les animaux. [Note du service juridique]

Merci à Déborah et Fabio pour cette visite de la ferme explication du métier. On espère que ça vous a donné envie de devenir helper ou d’adopter un mouton. Sachez tout de même qu’un des deux mange plus que l’autre. Mais encore une fois, on vous laisse deviner lequel.
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