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Transition Pro : comment changer de métier, sans démissionner ?

2022-12-29
Transition Pro : comment changer de métier, sans démissionner ?
Si tu es salarié et que tu veux faire une reconversion professionnelle sans quitter ton emploi, cet article est fait pour toi ! 😉

👋 Coucou David, tu peux te présenter…

Hello ! Je m’appelle David, j’ai 28 ans et je suis actuellement en reconversion professionnelle pour devenir développeur web avec O’clock, dans la promo Maya.👌

👂 On me dit dans l’oreillette que tu es toujours salarié, et que tu te formes à un nouveau métier, tu peux nous expliquer comment c’est possible ?

Oui, en effet. C’est grâce à Transition pro, et je ne suis pas le seul à en bénéficier dans ma promo d’ailleurs. En gros, quand on est salarié depuis assez longtemps dans la même entreprise, on peut postuler pour avoir cette aide à la reconversion via l’organisme de sa région.

Cette solution est vraiment venue à moi par hasard, je voulais changer de métier, je m’étais mis en tête de demander une rupture conventionnelle pour me mettre au chômage et faire une formation avec Pôle Emploi. Et en parlant de ça à mon manager, il m’a dit :

Non, ne fais pas ça, ce n’est pas une bonne idée. À la place, demande plutôt un entretien avec un conseiller d’orientation professionnelle, il va te guider…

Je me suis renseigné et j’ai vu qu’il fallait juste monter un dossier. J’ai monté le mien avec ma conseillère en l’espace de six mois, mais on peut facilement le faire en deux mois. Personnellement, j’avais décidé de faire ça à mon aise, je voulais vraiment prendre le temps de trouver la bonne école, la formation qui me conviendrait à la perfection… Je ne voulais pas me jeter dans le premier truc venu.

Grâce à Transition Pro, je n’ai pas eu à payer ma formation, et je garde mon salaire chaque mois, comme si j’allais encore au boulot tous les jours. C’est assez royal ! 

Dev avec son chat

🤔 Et c’est quoi ce boulot d’ailleurs ?

Alors, c’est : “chargé d’assistance bilingue dans un call center”.

Je bosse pour des assurances voitures en Angleterre. En gros, imaginons : on tombe en panne avec notre voiture, on appelle l’assurance pour qu’un dépanneur arrive… Eh bah, la personne à l’autre bout du fil : c’est moi. Je fais ça avec des Anglais qui viennent en Europe, et ça va faire 4 ans que je bosse pour eux là.

À la base, je voulais faire prof d’anglais, mais j’ai raté le concours, et ça m’a un peu démotivé. Du coup, j’avais trouvé ce boulot en attendant, puis la COVID-19 est arrivée, et je n’ai pas pu changer de job aussi facilement que ce que j’espérais…

🚗 D’ailleurs, ça se passe comment exactement une Transition Pro ? Tu dois toujours te rendre à ton boulot ?

Non. Et justement, c’est pas mal de le préciser ça ; le but de Transition Pro, c’est de pouvoir dire :

Moi, il me faut un maintien de salaire pendant que je fais ma formation, parce que ça se passe durant mes heures de travail.

Donc non, je ne me rends plus du tout au boulot, ça fait 3 mois que je n’ai pas vu mes collègues là, mais ils sont au courant et mes patrons aussi, rassurez-vous haha. 😂

D’ailleurs, ça, c’est important de le préciser aussi : l’employeur ne peut pas refuser le fait qu’on s’absente, il peut simplement repousser l’échéance. Par exemple : si je devais commencer la formation en septembre, et qu’ils ne pouvaient pas se passer de moi, parce qu’il y a un gros pic d’activités à ce moment-là, ils auraient juste pu repousser ma formation. Mais, ils n’auraient pas pu dire : “on ne veut pas que tu te formes pendant tes heures de travail !”.

👍 C’est bon à savoir, merci. Et qu’est-ce qui t’a donné envie de te lancer dans cette reconversion du coup ?

Alors, il y a eu plusieurs facteurs…

C’est en grande partie grâce à un ancien collègue et ami qui avait fait une reconversion avec Pôle Emploi. Il a été recruté par une boîte qui l’avait formé au métier de dev. Quand il m’a parlé de ça, et qu’il m’a dit qu’il n’avait aucun background là-dedans, j’étais un peu surpris, je me suis dit :

Mais je croyais qu’il fallait avoir des bases scientifiques, et tout, non ?

Visiblement, la réponse était : non.

Moi, j’avais fait une licence de langue, j’avais fait un “bac L”… Personnellement, les math et moi, nous ne sommes pas copains quoi haha ! Je n’ai vraiment pas du tout le profil scientifique quand on regarde de près mon CV, mais cet ami m’a dit :

Il faut juste se lancer, il n’y a pas besoin d’être un génie des mathématiques ou des algorithmes pour apprendre à développer et en faire son métier.

Ça m’a rendu un peu plus curieux dans ce domaine-là…

De base, je n’ai pourtant jamais vraiment été attiré par tout ce qui est code, etc. Mais j’étais déjà assez à l’aise en informatique, je me considère un peu comme un Geek haha. Je me suis dit :

Bon, finalement, ça peut le faire, tentons !

Et puis, il y a aussi la partie horaire et salaire… Après, je ne touche pas un mauvais salaire avec mon emploi actuel non plus hein, mais avec les heures de travail que je faisais, ce n’était plus possible. Avant de me lancer dans la formation, il m’arrivait de travailler de 7h à 23h, je bossais un week-end sur deux… Et puis, ma copine a récemment emménagé avec moi et c’était difficile de passer du temps ensemble. On se croisait à l’appartement sans pouvoir passer de vrais moments ensemble, ce n’était pas super… Alors que là, avec le métier de développeur, généralement, ce sont des horaires fixes. On a tous nos week-ends, il y a la possibilité de télétravailler, et c’est encore mieux payé ! 🎉

Donc, le choix était vite fait !

Transition Pro développement web

🛠️ Est-ce qu’il y a des compétences de cet autre métier qui te sont utiles dans ce nouveau métier de développeur web ?

Oui, il y a l’anglais bien évidemment ! Parce que, on ne le dirait peut-être pas comme ça, pour ceux qui ne connaissent pas encore le métier de dev, mais cette langue aide énormément. Le développement web s’est construit sur une base d’anglais : le nom des fonctions, des variables… Tout ça, c’est écrit en anglais, de même que la plupart de docs qu’on va trouver sur le web. Du coup, c’est un joli coup de pouce, oui.

Il y a aussi tout l’aspect logique. C’est assez difficile à expliquer comme ça, mais pour moi, il faut quand même avoir une certaine logique en informatique pour apprendre le métier de dev. Après, il y en a dans ma promo qui n’avaient pas forcément de background tech, ni même spécialement déjà bossé sur Pc ou autres dans leurs anciens jobs, et ils s’en sortent tout de même super bien aussi. Mais de mon côté, mes expériences sur PC m’ont pas mal aidé, je dois dire.

 💻Tu as fait quoi pour te préparer à te reconvertir au développement web ?

Honnêtement, je ne m’étais absolument pas préparé haha. Je n’avais pas vraiment de moment pour ça, entre ma “fin” de travail et mon début de formation. En gros, je finissais mon job le dimanche soir, et j’entamais ma formation le lundi matin haha. J’ai enchainé deux semaines sans un seul jour de repos, c’était assez rock’n’roll !*

Mais après, je sais que l’école parlait de plusieurs plateformes disponibles pour s’y mettre avant de commencer

Sinon, quand on rejoint O’clock, il y a la saison 0 qui est là pour nous mettre dans le bain, 2 semaines avant le début de formation. On a eu des petits exercices, des idées d’applications pour travailler un peu la logique, etc. Mais en dehors de ça, je ne me suis pas vraiment préparé plus que ça, non, je n’ai pas vraiment eu le temps…

*On peut dire que c’était une transition, sans trop de transition. 🥁 

📝 Et c’est quoi les démarches à faire pour se reconvertir avec transition pro ?

En ce qui concerne la région lyonnaise, je n’ai jamais eu à parler à quelqu’un de Transition Pro, tout se fait sur internet. Il y a une plateforme où on dépose un dossier. Généralement, on nous demande :

  • Nom
  • Prénom
  • Âge
  • 12 dernières fiches de paie
  • Pourquoi on veut se reconvertir ?
  • Pourquoi dans ce milieu-là ?

L’idée, c’est d’argumenter pour que le dossier puisse passer en commission. Moi, j’ai eu de la chance ; il est passé directement. Ça dépend aussi de la demande d’emploi qu’il y a dans le secteur qu’on vise en fonction de sa région. Là, pour moi, ça recrutait beaucoup au moment où j’avais postulé, donc, j’ai carrément joué là-dessus, j’ai repris les chiffres de Pôle Emploi en disant “regardez, il manque du monde à Lyon !”. Et du coup, ça a super bien fonctionné !

Après, il faut faire une demande d’absence auprès de son employeur. En gros, il faut dire quelle formation on veut suivre, avec quel organisme. C’était assez rapide comme étape d’ailleurs, avec O’clock, on a un Référent Admission, du coup, ça se fait en un éclair ! J’ai juste dû donner ma demande d’absence à ma manager et deux semaines après, j’avais déjà la confirmation que c’était OK.

Et une fois qu’on a tout ça, on met le tout sur Transition Pro, on boucle le dossier, et c’est parti ! 

Et petit conseil : je dirais qu’il faut bien s’y prendre à l’avance, au moins 4 mois avant le début de la formation. Parce que moi, pour le coup, encore une fois ; j’ai eu de la chance. J’avais posé mon dossier chez O’clock en juin, et j’ai eu la réponse début septembre pour commencer ma formation fin septembre. Je voyais passer des annonces sur le Slack de l’école qui disaient “la formation est bientôt complète.” J’ai eu la petite goûte de sueur sur le front… Donc, oui, je conseille de bien s’y prendre en avance !

étudiant en développement web

Tu avais des craintes à l’idée de faire cette transition professionnelle ? Si oui, lesquelles, et comment tu les as surmontées ?

J’avais la crainte que l’École O’clock ne soit que du “blabla”, et qu’une fois arrivé en formation, je me retrouve livré à moi-même. Quand on s’engage dans une école en téléprésentiel, et qu’on ne connaît pas ce format plus que ça, ça peut faire peur…

Au final, une fois arrivé dans l’école, on se rend compte que l’accompagnement est dingue, que la pédagogie est folle…

Ce qui m’amène à l’autre grande crainte que j’avais : arriver en formation et ne rien comprendre ! Que je vois des lignes de codes et que je me dise : “Mais qu’est-ce que c’est que ça ?!” Et en fait, ça se fait tout naturellement grâce à la pédagogie de l’école… Avant même qu’on ne s’en rende compte, on sait faire une page web.

On n’a pas assez de temps à gaspiller que pour se dire “euh, qu’est-ce que je fais là ?”, il y a toujours du travail, et c’est vraiment progressif. On ne nous met pas directement devant une ligne de code en mode “tiens ! vas-y, fais !”. Les formateurs sont vraiment très pros et pédagogues.

Un autre truc qui me faisait peur, c’était le : “comment préparer la post-reconversion ?” Je dis “faisait”, mais ça me fait toujours peur haha. Comment je vais enchaîner avec le Titre Pro ? Comment je vais quitter ma boîte ? Comment trouver un autre travail avec mon profil junior ? … Oui, tout ça, ça me fait flipper, j’avoue. Mais on est aiguillé, accompagné et suivi par l’école pour chacun de ces soucis énoncés. Et puis, la formation n’est pas encore terminée, donc je me dis que ça va aller ! 💪

Et quand est-ce que tu as su que c’était le bon moment pour te lancer ?

Comme beaucoup à mon avis ; en voyant les dégâts de la COVID-19 sur les emplois, je me suis dit que c’était le moment pour penser à s’orienter vers un secteur plus sûr et porteur. Et le web est en constante évolution ; il y a toujours des choses à faire, à apprendre. Il y a énormément de boulot là-dedans. Qui n’a pas de site web aujourd’hui, sérieusement ? C’est rassurant de se dire qu’il y aura toujours à faire…

Si tu devais faire un petit bilan de ta reconversion avec notre école là maintenant, tu dirais quoi ?

Il y a des fois où je me retrouvais à faire des choses que je ne pensais pas être capable de faire la semaine précédente. Cette formation, c’est vraiment un “roller coaster” d’émotion. Au début, on peut être en mode “page blanche”, je ne comprends rien de ce que je suis en train de faire, je ne fais que des “copier-coller”, et au bout d’un moment, on comprend ce qu’on copie-colle, et encore après, on arrête de copier-coller et on comprend ce qu’on fait. Puis, on finit par écrire tout à la main. Franchement, c’est gratifiant, j’aime trop ça ! Et le mieux, c’est quand on arrive enfin à coder quelque chose de fonctionnel, et qu’on découvre qu’il n’y a plus aucune erreur : Ô extase !

Je dois dire que je suis aussi tombé dans une bonne promo, il y a beaucoup d’entraide. Ce qui me fait repenser à une autre chose qui me faisait peur avant de commencer, je me disais :

Si ça se trouve, on ne va parler à personne, on va s’enfermer chez nous et juste coder dans notre coin puis c’est tout…

Et ce n’est absolument pas comme ça que ça se passe.

Bon, forcément, les premiers jours, ça peut sembler un peu compliqué de sociabiliser juste avec Slack, mais on a vite mis en place une dynamique pendant qu’on fait les challenges et même après (oui, parce qu’après les cours, on a des challenges l’après-midi chez O’clock). Et du coup, quand on fait ces fameux challenges et qu’on bloque, on se retrouve sur Discord, on discute un peu… Et une fois toutes les deux semaines, on a des challenges particuliers qui s’appellent “les ateliers”, qu’on fait en “Pair programming”, donc par deux, et forcément, ça développe des affinités… Bref, il y a énormément d’entraide et personne n’est mis de côté, c’est vraiment top ! 

Quels sont tes projets pour l’après O’clock ?

J’aimerais bien trouver un job de développeur web assez rapidement pour pouvoir quitter mon travail actuel et me lancer dans cette nouvelle carrière qui m’attend.

Après, je sais qu’en sortant de formation, je vais devoir continuer à me former en autodidacte, parce qu’en six mois de formation, on voit énormément de choses, mais il y a encore tellement à voir… Après, on y est préparé : la formation O’clock nous donne les outils pour y arriver, on nous apprend vraiment à apprendre.

Mais en tous cas, j’ai hâte de me lancer sur le marché de l’emploi !

Développeur web avec son chat

Tu donnerais quoi comme conseil à quelqu’un qui rêve de changer de métier, mais qui n’ose pas se lancer ?

Je lui conseillerais de faire une liste de pour et de contre pour commencer. C’est ce que j’ai fait, je me suis demandé pourquoi rester dans ma boite ?

  • Parce que je n’ai pas le choix.
  • Mes collègues sont sympas.

Et en dehors de ça, il n’y avait rien d’autre à ajouter. Et quand on réalise qu’on a le choix de faire autre chose, et que ses collèges, on peut les voir ailleurs ; plus rien ne nous retient. Donc, il faut se lancer !

Je dirais aussi qu’il faut vraiment se poser la question :

Est-ce que je suis vraiment heureux avec ce que je fais là maintenant ?

  • Si c’est “oui” : pourquoi tu te poses la question alors ? Haha
  • Et si c’est “non” : il faut commencer tout doucement à penser à faire autre chose. Et là, on n’est pas obligé d’aller trop vite, on peut y aller à son rythme. Moi, par exemple, je m’étais donné un an pour préparer ma reconversion.

En gros ; ça ne sert à rien de se presser, mais il faut bouger : se renseigner sur le métier, poser des questions à ceux qui l’exercent, contacter un conseiller…

Le mot de la fin ? On te laisse dire absolument tout ce que tu veux.

Je conseillerais vraiment à tous ceux qui pensent à la reconversion de contacter un conseiller en orientation. Personnellement, c’est Le truc qui m’a débloqué, c’est ce premier pas dans l’eau qui permet de prendre la température et ensuite de voir où aller et comment y aller.