#Recruté : la reconversion d’Henri, couteau suisse du développement

Photo d'illustration
15 septembre 2020
Après le service en salle, le voilà au service du développement. Aujourd’hui, Henri nous raconte sa reconversion professionnelle saupoudrée de persévérance et d’épanouissement, le tout, les pieds dans le sable. Oui, ça fait rêver.

Hello Henri ! Tu vas bien ?

Salut ! Ça va très bien merci. Je suis de retour de vacances donc reposé 😉

Ta carte d’identité, s’il te plaît !

J’ai 24 ans, j’ai commencé le développement web en 2017 après ma reconversion professionnelle. J’étais serveur dans la restauration avant. Je ne voulais pas en faire mon métier pour le reste de ma vie. Je suis rentré dans cette branche par défaut, car je n’étais pas très copain avec l’école. Le travail étant pesant, j’ai décidé de chercher ce que je pouvais faire pour le reste de ma vie.

Je me suis renseigné dans le domaine informatique, mais le dev web ne m’est pas venu directement. J’ai regardé dans un premier temps d’autres métiers comme Community Manager. J’aime créer des choses mais je pensais que le développement était plutôt élitiste. J’en ai parlé à un ami développeur Java Android qui m’a expliqué le métier et qui a cassé mes aprioris, comme celui que j’avais sur le fait que « les devs doivent être bons en maths ».

Tu nous racontes tes premiers pas vers le développement web, alors ?

J’ai décidé de me lancer seul sur OpenClassrooms. J’ai fait du Java, du Python, du PHP… Mais je ne savais pas vers quoi me tourner.

Quelques mois après, j’avais à peine les bases quand j’ai vu une formation au Greta de Bayonne pour devenir développeur web fullstack. Malheureusement, c’était beaucoup de promesses et peu de connaissances à la sortie. Les niveaux dans la classe étaient très différents, entre ceux qui faisaient déjà du dev et ceux qui n’avaient jamais utilisé un ordinateur. On avait du mal à évoluer ensemble.

Malgré cela, je voulais persévérer dans le développement. Je n’avais pas trop de porte de sortie donc j’ai financé un parcours sur OpenClassrooms. Je n’ai pas trop apprécié car j’avais le sentiment d’être mal accompagné.

C’est à ce moment que O’clock débarque dans ta vie, c’est ça ?

Oui, un ou deux mois après, j’ai vu une pub pour la formation en alternance pour O’clock. Je pensais que c’était la meilleure méthode pour moi, de faire l’école et la pratique sur le terrain. Cela s’est avéré exact. J’ai été attiré par les technos proposées aussi : React, Node.js, etc.

J’ai débuté la formation le 1er janvier et j’ai trouvé mon alternance début février au siège de Boardriders, à Saint-Jean de Luz. C’est le groupe qui détient Quiksilver, Roxy, DC Shoes, Billabong, Element, RVCA, VonZipper… Aujourd’hui, je suis en CDD chez eux jusqu’en novembre.

Revenons sur ta formation et son rythme : comment ça s’est passé ?

Au niveau du rythme en alternance, c’était soutenu effectivement. Pendant les cours on voyait beaucoup de choses, beaucoup de concepts. En une semaine de PHP, on a fait plus que les 6 mois de formation que j’ai pu faire avant. Il fallait s’accrocher. J’ai focalisé mon apprentissage sur les technos qui me plaisaient.

J’ai surtout bossé pour moi à côté de la formation. J’avais mes petits projets perso que j’ai bidouillé dans mon coin avec l’aide d’Internet et de tutos.

Comment s’est passé ton intégration dans l’entreprise ?

L’ambiance est très cool : c’est le monde du surf, au bord de la plage, les pieds nus sur le bureau. On est assez flexibles sur les horaires. Je n’ai pas eu de stress de ce côté-là. Je pense que ça m’a donné la confiance dont j’avais besoin. Leur façon de travailler c’est plutôt : « Tu as ça à faire avec les technos que tu veux, tu te débrouilles. Si tu as vraiment besoin : on est là. »

Finalement, j’ai pu voir que j’étais capable de faire des choses dont j’avais peur au début. Je n’ai eu aucun blocage. J’ai réalisé que les projets qui me faisaient peur au premier abord, à cause de mon manque d’expérience, étaient tout à fait réalisables.

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On soupçonne Henri d’être pieds nus sous ce bureau. Peut-être même qu’il a les pieds dans un petit bac à sable.

Comment as-tu vécu le fait d’être débutant, tu avais un mentor ?

Vu qu’on est une équipe et qu’on ne travaille pas sur la même chose, j’avais mon directeur qui me débloquait la majeure partie des problèmes. Ensuite ça dépend des technologies, je n’ai pas eu de référent mais j’avais des collègues spécialisés sur certaines choses. On est une dizaine de développeurs. Boardriders c’est une grande entreprise. On s’occupe du monde entier, nous avons de petites équipes en Australie et aux États-Unis, mais le gros du travail est fait à Saint-Jean de Luz.

Typiquement pour la partie « offres d’emploi » du site Boardriders que j’ai codé, j’avais peu touché à PHP avant et tout s’est bien passé.

Tu as enchaîné ton contrat en alternance et ton CDD chez eux ?

Oui, j’avais rapidement eu des signes positifs : des bruits de couloir comme quoi ils voulaient me garder, c’était très cool.

Commencer en débutant et 3 mois après, savoir qu’on veut bosser avec toi, c’est super gratifiant. Ça montre qu’il y a un avenir possible.

Comment s’articule ton poste et les technos que tu utilises aujourd’hui ?

Ça dépend des projets : parfois nous sommes deux ou trois sur un projet mais souvent je suis seul.

Je suis plutôt sur du front-end. Par exemple, une des marques du groupe souhaite sortir une nouvelle collection avec un page du site dédiée. Ce sont souvent de jolies pages animées. J’étais plutôt sur ce genre de projet, avec des technologies comme du jQuery, HTML, CSS, JavaScript, du front plutôt classique.

Ensuite j’ai fait le site Boardriders, avec du WordPress, PHP, toute la stack front classique : CSS, JavaScript… Je suis aussi sur le développement de l’application pour le RGPD. Je vais faire ça en React et Node. Ils m’ont fait passer récemment sur un gros CRM plutôt cher, Salesforce, pour les grandes entreprises. C’est un peu de templating HTML, avec des notions différentes…

Ils avaient besoin de quelqu’un qui pouvait toucher sans forcément être expert sur une seule technologie. J’apprends plutôt vite quand il y a une nouvelle techno dont je n’avais pourtant aucune connaissance jusque-là. C’est ce côté flexible qu’ils aiment bien. J’accepte toutes les missions sur toutes les technos et si je ne sais pas faire, je vais apprendre. Ce n’est pas du travail d’expert, mais ça fonctionne bien.

Avec toutes ces technos, tu es développeur fullstack ?

Pas vraiment, je touche à tout, je fais du back-end mais je suis plus orienté front. C’est ce que j’aime le plus. Je fais aussi un peu de design à côté, j’apprends le webdesign. Par exemple, j’ai fait la maquette pour mon site portfolio.

Je suis actuellement en train de développer mes compétences sur React et Node.js, il y a d’autres technos qui m’intéressent, mais pour l’instant je suis sur celles-ci. J’aimerais bien faire un peu de mobile. J’ai fait un peu de React Native mais seulement la base. Le développement natif m’intéresse aussi, mais ça va être plus long, à voir au moment venu ! En framework, j’ai envie de me pencher sur Vue.js et Angular.

Je vais vers ce qui me plaît, mais j’essaie aussi de me tourner vers des technos qui recrutent.

Avec quelques mois de recul, tu es content de ta reconversion ?

Je suis très content. Je ne pensais pas que ça allait autant changer mon état d’esprit. Quand j’étais serveur, il n’y avait pas d’objectif, je faisais ça car j’avais besoin de bosser. C’était alimentaire, je m’en fichais un peu, j’étais un peu plus jeune, c’était compréhensible. Depuis que j’ai commencé et que je vois que je peux faire des choses dans le développement, je peux monter des projets, j‘ai envie de faire plein de choses ! J’ai plein de projets en tête.

Ça m’a changé ma relation à moi-même et ma vision de ma carrière. C’était un tournant énorme dans ma vie.

J’aimerais bien un jour prendre une tournure plutôt “business”. Monter une boite, avoir un projet à moi que je ferai évoluer, ça me fait rêver. C’est ce qui me plaît le plus : monter des projets avec l’aspect webdesign, marketing, entrepreneurial…. Le développement web m’a donné les outils pour créer. Malgré des profs, avant O’clock, qui m’ont dit que je n’étais pas fait pour le développement, je vais jusqu’au bout !

Prenez un grand bol d’eau de mer, ajoutez une bonne louche de motivation coupée à la persévérance, une petite cuillère pour chaque techno, un brin de rêves et vous avez la reconversion parfaite d’Henri. Merci à lui pour cette recette du bonheur.
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O’clock, l’école de développement web nouvelle génération