À distance pour plus de présence.

Photo d'illustration
9 septembre 2020
Si lorsqu’on vous dit télétravail vous imaginez une personne seule, en sous-vêtements et complètement déprimée ? Alors votre description s’apparente davantage aux symptômes d’une rupture ou de l’approche du dernier épisode de votre série favorite. Et si vous voyez plutôt quelqu’un jonglant entre son enfant, la préparation du goûter et une réunion en vidéoconférence à l’arrache, il est grand temps de lire cet article.

De surcroît, il est déconseillé de jongler avec un enfant, ça peut abîmer votre parquet.

= & ≠

Alors, attention on va se la jouer à la Star Wars ou à la Roméo et Juliette dans cet article. Vous cherchez sans nul doute le lien entre George Lucas, William Shakespeare et O’clock. Non, ce n’est pas notre coupe de cheveux. On va simplement commencer notre article par la fin. On va vous spoiler directement.

Chaque titre comporte un = avec un cliché sur le travail à distance et on va les transformer en ≠.

P.-S: à la fin O’clock dit : «À distance, pour plus de présence. Vive le télétravail !»

Travail à distance = travail à domicile ?

Voilà la première conception erronée du télétravail. Le travail à distance, c’est forcément travailler chez soi. Une méconnaissance des tiers-lieux qui biaise la réflexion, puisqu’on imagine que télétravail est synonyme de solitude physique. Les espaces de coworking se démocratisent dans les grandes villes. Il y a sûrement quelque chose à faire au niveau de l’aménagement du territoire, pour les rendre accessibles y compris dans les plus petites agglomérations.

Il y a beaucoup d’idées intéressantes sur le sujet. Et beaucoup sont listées dans le thread de Guillaume Champeau, accessible 👉 ici.

Les formes de télétravail sont très diverses, il faut se débarrasser de la vision « seul chez soi ». On peut imaginer du coworking entre voisins, par exemple. Pour certains, le conjoint se transforme en collègue aux heures de travail, c’est un peu comme les loups-garous avec la pleine lune, il ne vaut mieux pas trop les déranger quand même. C’est une forme toute particulière, le « coworking à la maison ».

Résumé !

Travail à distance ≠ travail à domicile.

Travail à distance = pas de lien avec ses collègues ?

Voilà la deuxième conception erronée concernant les bonnes pratiques de communication et de collaboration en télétravail, percevoir celui-ci comme un isolement, une coupure de lien avec ses collègues.

Dans ce paragraphe, on parlera seulement de l’interaction sociale et de l’entraide entre collègues. Pour la partie travail collaboratif, on a déjà un article sur le sujet qui présente les outils permettant de réaliser un travail en équipe performant juste 👉 ici.

Avec de bons process, il est tout à fait possible de parler séries, cuisine ou même d’avoir des échanges discrets sur des souffrances personnelles ou de santé.

Et ce avec des collègues aux âges, sexes, religions et conditions sociales différents. Une diversité même plus grande qu’en bureau, puisqu’on y ajoute la diversité géographique.

Le problème provient du raccourci : communication en télétravail = visioconférence. Alors que la palette d’outils pour réussir la mise en place du full remote est bien plus large.

Via l’écrit, il est même certain qu’il y a davantage d’échanges entre collègues, y compris de services différents. Vous pouvez partager votre passion pour les ornithorynques ou Batman, avec un collègue alors que vous n’avez jamais travaillé avec cette personne directement. L’engagement salarial est d’autant plus fort.

L’écrit permet aussi que chacun ait voix au chapitre. Il n’y a plus la grande gueule qui s’impose, la femme dont on coupe la parole par sexisme ordinaire. Sur Slack, le message du dirigeant cofondateur est au même niveau que celui de la nouvelle recrue qui est arrivée la veille.

Résumé !

Travail à distance ≠ pas de lien avec ses collègues.

Télétravail = travail à l’arrache ?

Autre confusion qui a son importance, l’incapacité à séparer le télétravail du confinement avec le télétravail dans de bonnes conditions. Le travail à la maison improvisé, avec les enfants dans les parages, ça ne ressemble en rien au quotidien du télétravailleur.

Cette confusion « télétravail = travail à l’arrache » est l’un des poncifs les plus répandus, puisque beaucoup n’ont connu le travail à distance qu’à l’aune du confinement. Travailler sur un bout de table, en portant juste le haut de son costume avec un écran 11″ en jonglant entre votre enfant, la préparation du repas et votre réunion en vidéoconférence : ce n’est pas du télétravail, c’est un numéro pour «La France a un incroyable talent ».

Devenir le télétravailleur du mois, ça se prépare. Il y a des règles à respecter et des limites à ne pas dépasser. Pour la mise en place du télétravail, il est essentiel de trouver un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Sans équilibre, on tombe, et tomber : ça fait des croûtes aux genoux, et les croûtes aux genoux, c’est marrant de les retirer mais c’est pas très agréable. Il faut adapter son environnement de travail, privilégier un bureau individuel si possible pour optimiser son temps et sa concentration. L’organisation du travail est essentielle. Google Agenda est notre ami, alors utilisons-le et définissons des horaires de début et de fin de travail.

Résumé !

Télétravail ≠ travail à l’arrache.

Télétravail = fin du salariat ?

Toujours le même préjugé : loin des yeux loin du cœur. On ne pourrait intrinsèquement pas créer une relation durable en télétravail, on reposerait donc sur des freelances payés à la journée.

Le recours à un prestataire plutôt qu’à une embauche est intéressant quand un besoin est ponctuel et spécialisé. On peut aussi avoir envie de passer par des indépendants pour automatiser le développement commercial, ce qu’on appelle plus communément aujourd’hui l’ubérisation.

Ces considérations n’ont pas de rapport avec la méthode de travail. La livraison de repas n’est par exemple pas un business dématérialisé. C’est au contraire tout ce qu’il y a de plus physique, car on ne peut pas faxer une Calzone. Les livreurs UberEat ne sont pas en télétravail !

Une entreprise qui a des besoins réguliers va privilégier des embauches classiques, car c’est bien plus facile de manager et de motiver un salarié qu’un indépendant. L’appartenance à l’entreprise, c’est un ingrédient important de productivité comme de qualité de vie au travail.

Surtout, le télétravail peut permettre au contraire davantage d’appartenance, et parfois davantage de salariats. Par exemple, alors que la plupart des formateurs d’organismes de formation sont indépendants, les profs de O’clock sont presque exclusivement en CDI.

La centralisation du travail qu’apporte le numérique permet de regrouper les besoins de talents, et donc d’ouvrir des postes à temps plein plutôt que de recourir à plusieurs indépendants dans plusieurs villes comme c’est le cas de nos écoles consœurs.

Résumé !

Télétravail ≠ fin du salariat.

Le télétravail, c’est trop génial.

Oui, on a changé de concept pour ce titre. « Le télétravail, c’est trop génial ! ».
Bien que cela ressemble à une publicité qui vendrait des cours de poney, tout le monde n’est pas de cet avis. Il y en a même qui disent:

« Le tout télétravail est un doux mirage qui pourrait conduire à une fragmentation sociale dont il faut bien réfléchir aux conséquences. La capacité à construire un cadre de travail chez soi est inégalement distribuée. Quel projet de société veut-on ? »

La citation provient d’une tribune qu’on vous invite à lire juste 👉 ici

Le télétravail, une solution, pas un miracle.

Nous sommes évidemment pour la pluralité des opinions et c’est tout à fait normal pour une entreprise d’immobilier de bureau de faire une telle présentation du télétravail. On peut le voir comme une menace pour ce genre d’activité. Mais c’est aussi une opportunité. Développer des projets de tiers-lieux notamment.

De plus, il est courant de sortir l’épouvantail d’une société entière en télétravail. Au-delà du fait que ce ne serait pas souhaitable, ce n’est de toute façon pas possible. Beaucoup d’activités ne peuvent pas être effectuées totalement à distance.

En revanche, au moment où l’on veut relancer l’économie et combattre le chômage galopant pendant cette crise, le télétravail est une opportunité incroyable car il rend le travail accessible en dehors des bassins d’emplois.

Maintenant que la 4G et la fibre sont présentes dans une grande partie du territoire, on peut revitaliser des zones rurales entières en permettant à leurs habitants de retrouver du travail ou de se former à distance.

Avec la numérisation des services administratifs ou encore via la télémédecine, on a l’opportunité de résoudre la dégradation ou l’éloignement des services publics pour ces populations.

Nous ne pensons pas que notre vision soit idéalisée. Le télétravail, O’clock le pratique au quotidien depuis 4 ans, avec plus de 90 salariés. C’est tout ce qu’il y a de plus concret.

Par ailleurs, nous sommes en accord avec la vision de la CGT Cadres sur ce sujet.

Pour conclure

Maintenant que nous avons cassé à grands coups de ≠ tous les clichés liés au télétravail, alors nous pouvons désormais imaginer le télétravailleur comme une personne heureuse et bien dans ses chaussons.

En lui ajoutant un pantalon, des discussions sympas avec ses collègues sur Slack et un environnement de travail adapté ça donne directement envie de télétravailler ! Ah, oui, juste, c’est ce que l’on fait déjà tous chez O’clock.

Cela dit, pour certains, le télétravail a été imposé et découvert au moment du confinement, créant forcément deux camps, celui des pour et celui des contre. On conçoit totalement que ce mode de travail ne convienne pas à tout le monde, mais dire que cette méthode n’est pas viable, c’est faux.

Comme pour tout, ça fonctionne si tout le monde joue le jeu : direction, manager et employé. Et si le jeu est bien joué, c’est gagné !

À distance, pour plus de présence. Vive le télétravail !
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