Est-ce que le dev full stack existe ?

Photo d'illustration
27 août 2020
Alors, attention, voici un article à manier avec des gants et des lunettes. Aujourd’hui, on va mettre sur la table un sujet de discorde qui agite la communauté des développeurs : le développeur fullstack : mythe ou réalité ? Certains voient le développeur fullstack comme un ovni du dev, d’autres comme un grade seulement accessible aux valeureux, après de très longues années à suer du sang. Certains réfutent même son existence. Alors, le développeur fullstack : qu’en est-il vraiment ?

Et là, normalement, après ce “ développeur fullstack qu’en est-il vraiment ?”, il aurait fallu un bon gros bruit d’orage angoissant pour ponctuer cette introduction pesante. Mais à l’écrit, ça va rien donner de bon. On veut bien essayer, attendez : SCRAAATCH ! ⚡️

Ouais, non, c’était sûr que ça allait être naze. Bref, on passe à la suite.

À LA DÉCOUVERTE DU DÉVELOPPEUR FULL STACK

Définition !

Parce que pour parler du développeur full-stack, faut bien savoir ce que c’est. Alors là, on s’embête pas, et on regarde Wikipedia :

Un développeur fullstack est un informaticien capable de réaliser des tâches à n’importe quel niveau technique de la pile des différentes couches qui constituent une application informatique.

Voilà, à vos souhaits.

La définition est un peu brute, mais si nous devions l’expliciter, en gros, être full-stack, (comprendre « toutes les couches »), c’est être capable de travailler sur les différents fronts technologiques que vont composer le développement d’un site web, d’une application mobile ou d’un logiciel, par exemple.

T’es où Jean-Mi ?

Et comme rien ne vaut un exemple, on va parler d’un cas particulier, celui de Jean-Michel, développeur web freelance, il se définit comme full-stack. Jean-Michel est amené à travailler sur plusieurs projets différents. Il peut très bien bosser sur le site web d’un petit salon de thé-chauffagiste ou sur le site mobile d’un coiffeur-dentiste.

Ses compétences lui permettent d’agir sur tous les fronts du développement. Il va gérer le back office du site web et la base clients, puis s’occuper de la mise à jour du site en front, zieuter les problématiques serveurs et aussi prendre en main la gestion de projet.

Il possède donc une large palette d’armes bien aiguisées, matérialisées par une connaissance de langages différents. Un développeur web fullstack pourra donc coder avec différents langages informatiques comme HTML et CSS qui sont des technos front, mais aussi PHP pour le back, JavaScript qui fait les deux, SQL pour la gestion de bases de données ou encore Python ou Java. Un développeur fullstack, c’est comme un polyglotte du développement informatique.

En fonction de son lieu de travail, le développeur fullstack peut gagner entre 26k€ et 34k€ en tant que junior. Pour un profil plus expérimenté, il peut atteindre jusqu’à 70K€. Quant à Jean-Michel, il n’a pas voulu nous révéler son salaire. Peut-être parce qu’il tient à conserver un certain jardin secret.

Ou alors, parce que ce Jean-Michel n’existe absolument pas, car nous l’avons inventé pour les besoins de cet article. C’est selon. 🤷‍♀️

LE DÉVELOPPEUR FULLSTACK, C’EST COMME LE BEURRE DOUX, ÇA N’EXISTE PAS ?

Après être parti à la découverte de Jean-Michel et de son univers, nous allons voir que Jean-Mi n’a pas que des amis… Ouais, on l’appelle Jean-Mi, on le connaît bien, on peut se permettre.

Lui, il a beau se plaire dans son métier, certaines pensent qu’en réalité, son métier n’existe pas, ou plus. En effet, une partie de la communauté dev affirme que le concept de dev fullstack, comme nous l’entendions il y a quelques années, est devenu obsolète et ne fait plus écho aux besoins du marché qui tend à la segmentation.

Ça paraît logique. Les demandes en développement explosent, les besoins se diversifient. Il faut donc plus de dev et plus de variété dans les compétences. Comme il apparaît impensable qu’un dev puisse tout maîtriser, le marché tend à se segmenter. Aujourd’hui, on peut faire carrière sur un corpus très restreint de technologies.

En partant de ce postulat, le full stack serait un concept archaïque, maintenu en vie par certaines entreprises qui “abuseraient” des développeurs en leur demandant d’être au four et au moulin, moyennant un salaire qui ne saurait couvrir l’étendue de leur savoir.

Un point de vue qui s’entend et qui se défend. Par ailleurs, Damien de WeLoveDevs s’est exprimé sur ce sujet et défend avec vigueur et arguments que le développeur full stack n’existe pas. On vous invite à lire son très bon article 👉 ici.

LE DÉVELOPPEUR FULLSTACK EXISTE, MAIS C’EST PAS SI SIMPLE…

« Bon, il existe ou il existe pas ce fullstack là ? Nom de bi, on comprend plus rien ! »

Vous l’aurez compris (apparemment non), nous tentons dans ce billet de passer en revue les opinions qui divergent sur le sujet. Si une partie de la communauté des dévs est prête à jeter le développeur fullstack aux oubliettes, c’est sans compter l’autre camp, qui lui, le préserve. À une seule condition : lui octroyer le statut de valeureux.

Ils en disent quoi les gens ?

Lorsque nous baladons notre carcasse virtuelle sur nos publications Facebook, nous voyons systématiquement trois types de commentaires sur le sujet qui nous sont adressés :

  • Commentaire 1

Le développeur full stack, ça n’existe pas, comment osez-vous proposer des formations pour le devenir ? Bande d’escrocs !

  • Commentaire 2


Devenir développeur full-stack, c’est sûrement pas en 6 mois que ça se fait, il faut des années et des années de travail. Bande d’escrocs !

  • Commentaire 3


« Bande d’escrocs ! »

Bon, on passe sur le 3ème, mais vous l’aurez remarqué, il y a déjà une opposition entre les deux premières opinions. Quand l’une tend à bannir tout simplement le concept de full stack, l’autre le subordonne à un niveau d’expérience important.

Le fullstack, le grade ultime du développeur ?

Cette vision est intéressante car elle ne dit pas uniquement que le full stack existe, elle lui confère un statut, un grade. En gros, le développeur fullstack, c’est la version améliorée du développeur quidam.

Si on se permettait la métaphore vidéoludique, le fullstack, c’est le boss final. Et forcément, un tel rang ne pourrait s’acquérir qu’à la force des phalanges, après de très longues années à enchaîner les technos, les projets et les expériences.

Une opinion qui peut s’entendre évidemment. Mais une question nous turlupine : si le boss final c’est le full stack, les autres développeurs sont quoi ? Des PNJ ?

De notre côté, nous avons un avis plus nuancé.

LE DÉVELOPPEUR FULLSTACK : NOTRE AVIS

Là, vous vous dites « Ah bah, évidemment ! Comme ils vendent une formation développeur fullstack, ils vont dire qu’ils y croient, c’est normal. Bande d’es….». Ouais bon, on a compris.

Alors oui, mais en fait, non. C’est tout l’inverse : c’est parce que l’on croit encore à ce concept que l’on propose une formation. Pas l’inverse.

Fullstack : un profil, pas un grade.

Si on considère le développeur full stack comme le plus haut grade dans le développement informatique, c’est bien simple, Jean-Michel n’existerait pas ! Bon, en partant du principe qu’il n’existe pas à la base, c’est pas une grande perte, on vous l’accorde. Mais quand même, on l’aime bien le Jean-Mi, ça nous chagrinerait de le perdre.

Ceci étant dit, pour O’clock, fullstack n’est pas tellement un grade. On le considère plutôt comme un profil. Et hop, Jean-Mi peut souffler, il esquive la guillotine.

À nos yeux, fullstack, c’est comme être plutôt front-end ou back-end ou DevOps : c’est une spécialisation. Une spécialisation un peu spéciale puisqu’elle consiste à avoir des compétences variées, ce qui est l’inverse d’une la spécialisation à proprement parler.

Expert de la variété ou variété d’expertises ?

Ce qui veut dire que l’on peut être fullstack junior. À savoir, disposer de compétences étalées sur plusieurs domaines sans être encore un expert : applications mobiles, applications web, gestion d’une base de données… Le fullstack junior pourra donc intervenir sur plusieurs domaines, tout en ayant une marge de progression importante sur chacun de ces domaines.

Fullstack est donc beaucoup plus synonyme de variété que de la volonté d’être un complétiste technologique. Concernant nos formations fullstack, elles sont pensées pour apporter un champ de compétences variées, couvrant quasiment tout le spectre des domaines du développement web.

Pour la suite, Jean-Mi ou n’importe quel autre étudiant en sortie de formation, pourra continuer à exploiter tous ces domaines et s’améliorer dans chacun d’entre eux, ou opter pour une autre spécialisation, en se focalisant sur un domaine en particulier. Le choix lui appartient.


D’ailleurs, tu l’auras sans doute remarqué, on a dit « Full Stack », mais aussi « Fullstack », ou encore « Full-stack ». Son orthographe, c’est comme son existence : il y a débat.
Vous, vous dites comment ?

Autrement, on espère t’avoir éclairé sur cette question. Pour être tout à fait honnête, de notre côté, le débat reste ouvert. On ne dit pas que l’on a raison. C’est juste notre point de vue et peut-être qu’au fil des années, nous serons amenés à changer, à évoluer sur le sujet, comme on le fait régulièrement.
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