#Recrutés : Lucile et Maxime, développeurs en couple

Communauté
30 juin 2020
Aujourd’hui, on vous présente un duo de développeurs : Maxime, de la promotion Fusion de 2017 en couple avec Lucile, fraîchement sortie de la promotion Zenith. Ils nous racontent leurs formations respectives, leurs motivations pour se former et l’entraide quand on a un développeur-helper à domicile.

Bonjour à vous 2 ! Comment allez-vous ?

Ça va, on est en pause déjeuner !

Pouvez-vous vous présenter chacun votre tour, dans les grandes lignes : ce que vous faisiez avant O’clock, votre situation actuelle… ?

Lucile : Je m’appelle Lucile, j’ai 33 ans. Avant de faire la formation O’clock, j’ai fait plein de choses différentes. J’ai obtenu un diplôme de photographe, puis je suis partie en République Tchèque pour travailler avec des enfants et des ados. Je suis rentrée en France pour travailler avec des ados autistes et hyperactifs, des adultes autistes et déficients mentaux et récemment, comme aide à domicile pour des personnes avec des handicaps physiques. Il y a 6 mois, j’ai décidé de changer de métier et j’ai postulé pour O’clock.

Maxime : Et moi c’est Maxime, j’ai 29 ans. Avant O’clock, j’étais déjà développeur depuis 3 ans en freelance. J’avais décidé de revenir dans le salariat mais il me fallait une formation et surtout un diplôme. Je voulais avoir de la théorie. J’étais autodidacte jusque-là mais j’avais pas mal de mauvaises pratiques avec l’habitude. Je me suis donc lancé avec la 5ème promo de O’clock : Fusion en 2017.

Lucile, toi qui n’étais pas développeuse avant comme Maxime, pourquoi t’être reconvertie ?

Lucile : Dans le fond, ça me trottait dans la tête depuis un moment. On m’a toujours dit “Tu es littéraire, pas scientifique. C’est pas ton truc, les maths et les sciences”. Le déclic, c’était un jour dans la voiture. Maxime venait de passer un entretien qui s’était très bien passé. J’avais eu une journée compliquée au boulot, comme souvent. Bosser le dimanche, se lever à 5h du matin, pour un petit salaire, c’était difficile. Maxime m’a dit “Pourquoi tu tentes pas une reconversion ?”. Il m’a mis le pied à l’étrier et me voilà !

Maxime : Au départ, on a fait une petite maquette HTML/CSS ensemble pour voir comme ça fonctionnait. Au final, ça lui a plu. Comme j’étais passé par O’clock deux ans plus tôt, c’était plus simple de revenir vers vous.

Maxime, tu étais bien initié avant de te former et tu as recommandé la formation à Lucile après, quel souvenir gardes-tu de Fusion ?

Maxime : Pendant la formation, j’étais délégué et comme j’avais déjà des connaissances, j’ai pu prendre ce rôle plus à cœur et voir comment ça se passait pour mes camarades. Je faisais des points avec les profs. En voyant le résultat des projets d’Apothéose de mes camarades qui n’avaient jamais codé avant, je me disais qu’ils avaient appris beaucoup de choses, suffisamment pour trouver un stage à la sortie ou un boulot en junior.

Pour moi, c’était “la balade” jusqu’à React. PHP, c’était tout de même difficile parce que j’ai toujours été mauvais avec et que je n’aime pas particulièrement ça. Quand j’ai commencé O’clock, ça faisait déjà un an et demi que je faisais presque que du JavaScript. J’aurai aimé faire la formation Fullstack JavaScript qui était dans les cartons à l’époque !

Tous les jours, j’apprenais quelque chose. J’ai vu les choses que je faisais mal ou que je pouvais optimiser. J’avais la boîte à outils mais je devais apprendre à m’en servir autrement.

A l’époque, je n’étais pas senior et c’était super d’avoir un retour d’expérience de seniors. C’est ce qu’on dit : même si on connait, on apprend toujours quelque chose.

Et toi Lucile, le souvenir de ta fin de formation est plus frais, mais quel bilan tu tires de cette expérience ?

Lucile : C’était assez particulier pour moi, car j’avais un helper à la maison, Maxime. Psychologiquement, c’était plus simple. Quoi qu’il arrive, même si je voulais bosser sur un challenge à 1h du matin, il y avait quelqu’un pour m’aider.

Avant la formation, j’ai fait une semaine de HTML/CSS et un tout petit peu de JavaScript avec Maxime. C’était tout nouveau pour moi, je n’avais pas le recul de “Est-ce qu’on m’apprend de la bonne façon ?”.

D’un point de vue humain, j’ai trouvé l’école très bienveillante, les formateurs et les helpers très bienveillants, presque trop gentils !

Maxime : J’ai le même retour, comme j’étais en entreprise avant la formation, j’avais plus de mal à entendre “C’est pas grave” parce que pour moi, dans une situation avec un vrai client, tu ne peux pas te permettre un retard. C’est vraiment le seul truc “négatif” que j’ai trouvé à la formation.

Lucile : Sinon, je me faisais gronder régulièrement quand je faisais pas mon travail par Maxime. Il faisait office d’inspecteur des travaux finis.

Maxime : J’incarnais le côté « patron » sans rentrer dans l’excès. Pas question de se coucher à 4h du matin non plus, mais ça l’a aidée pour appréhender ce qu’est le monde de l’entreprise.

Lucile : Ça m’aidait à me discipliner. J’ai tendance à être très volatile, le moindre truc va capter mon attention. Ma concentration était au top pendant 1h, voire 1h30 pendant les cours et après mon cerveau part à 1000 km/h. Ce n’est pas à cause de la formation en soi, j’ai toujours fonctionné comme ça. C’était un point difficile pour moi, mais j’ai été bien aidée par Maxime.

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Tu as moins posé de questions aux helpers ?

Lucile : Pendant le Socle et la spécialisation, je ne les ai pas sollicités du tout. Pendant l’Apothéose, j’ai demandé de l’aide à Étienne quelques fois.

Maxime : On est parti du principe qu’à l’Apothéose : elle se débrouille. C’est le premier pied vers la professionnalisation. L’Apothéose, c’est être dans de vraies conditions de travail. Bon, après, si vraiment Lucile avait besoin d’aide… J‘étais là.

Quels étaient vos points faibles et vos points forts respectifs pendant la formation ?

Maxime : Pour moi, l’apprentissage Opquast m’a fait apprendre les bonnes pratiques. J’organise aussi mieux mon code. En entreprise, avant la formation, je faisais des templates WordPress, à de rares occasions des plugins… Mais je faisais surtout de l’intégration. Le code plus fonctionnel, c’était pour mon loisir, pour des jeux vidéos etc. Je manquais de rigueur sauf sur le CSS, puisque j’étais intégrateur, c’était plutôt normal.

Aujourd’hui je suis beaucoup plus rigoureux grâce à O’clock. J’ai aussi appris à mettre de l’eau dans mon vin. Vu que j’étais freelance, je faisais tout de A à Z, j’avais du mal à déléguer et à partager. Aujourd’hui c’est un peu mieux, même s’il y a encore du travail. Je ne peux pas vraiment dire que ça m’a appris à coder, mais ça m’a appris à collaborer.

Lucile : Moi qui partais de zéro, j’ai tout appris du code avec O’clock. Je savais écrire une petite page HTML/CSS mais c’était anecdotique. Ça m’a appris un peu la confiance en moi et l’ouverture. J’ai tendance à être très sauvage et un peu solitaire, paradoxalement, même si on était chacun chez soi, j’ai appris à m’intégrer dans un groupe même si j’ai eu beaucoup de mal.

Si on me dit « tu recommences », je signe une nouvelle fois. J’ai une copine qui a fait la formation O’clock spé WordPress, et elle repart cet été pour la formation FullstackJS.

Le retour sur le marché du travail, c’était plus simple après la formation; Maxime ?

Maxime : J’avais mon emploi avant de finir O’clock. J’ai mis à jour mon LinkedIn pendant la formation, j’ai signé pour un poste avant de finir la formation. C’était plus facile de trouver avec une expérience avant la formation. En sortant de O’clock, j’étais à la limite du senior. J’ai changé de poste plusieurs fois depuis, mais à chaque fois, j’ai trouvé du travail en deux jours. C’est plus difficile pour un junior, mon expérience pesait quand même dans la balance. Aujourd’hui je bosse, enfin, on bosse chez Juloa. Ou plutôt chez nous, avec Juloa.

Et toi Lucile, de ton expérience de junior, tu en dis quoi ?

Lucile : J’ai été financée par la Grande École du Numérique. J’avais un stage obligatoire à faire après la formation. J’ai aussi eu la chance d’être en LFAO ! (LFAO c’est La Faute A O’clock. Les étudiants qui en bénéficient paient leur formation seulement si ils sont embauchés à la sortie ! On vous explique ça dans un article ici.)

J’ai passé un entretien avec le patron de Maxime, dix jours avant la fin de l’Apothéose. C’était un stress en moins, car ils avaient parlé de ce stage ensemble depuis plusieurs mois. Après j’ai été prise parce qu’il a bien voulu me prendre, c’était pas Maxime qui prenait la décision. L’entreprise Juloa connaissait déjà O’clock.

Maxime : Un de mes camarades de promo est devenu un collègue. Il m’a rameuté chez Juloa et aujourd’hui on est 3 anciens de chez O’clock sur 8 salariés.

Lucile : Ça m’a enlevé un poids pendant la formation car avec le confinement, ce n’était pas facile de trouver. Je n’ai pas eu à envoyer 200 CV car je savais que j’avais mes chances chez Juloa. C’était un risque aussi. J’ai quand même postulé ailleurs.

Maxime : Elle a passé un test de connaissances avec le lead dev et c’était pas gagné dès le début car il fallait que l’entreprise ait du travail à faire faire. Aujourd’hui on est à la fin d’un projet, donc il reste des choses très spécifiques à faire, c’est compliqué de trouver du travail pour une stagiaire à ce stade. Du coup, elle fait les tests sur l’application.

Je veux vraiment insister sur le fait que ce n’était pas gravé dans le marbre et ce n’est pas parce que je l’ai pistonnée qu’elle a été prise. Avec quelqu’un d’autre, ça aurait été la même chose.

Ça prouve surtout que votre patron fait confiance à O’clock ! Il vous offre la possibilité de télétravailler aussi ?

Maxime : On faisait déjà du télétravail avant le confinement. J’allais une demi-journée par semaine au bureau. Pour avoir été freelance, j’étais habitué et toutes les boîtes que j’ai rejoint après ma formation chez O’clock le permettait. J’espère qu’après la crise sanitaire, ça va se démocratiser encore plus.

Lucile : C’est un luxe de mettre son réveil à 8h45 pour 9h. Ça demande de l’organisation et de l’auto-discipline. J’en manque de mon côté, Animal Crossing est trop proche encore !

Maxime : Le problème, c’est que c’est pas donné à tout le monde. Au début, j’avais du mal à me concentrer sur mon boulot. Après, même au boulot en physique, si tu veux trouver des distractions, tu vas en trouver. YouTube, c’est pas juste à la maison. Ça demande de l’organisation dans le sens, qu’il faut séparer le travail de la vie quotidienne.

Lucile : Aujourd’hui, on est dans une configuration où c’est difficile parce qu’on est dans un petit appart avec un seul bureau. On ne peut pas consacrer une pièce au travail. Pour la concentration et la discipline, ça peut être compliqué.

Maxime : C’est pour ça qu’avant de faire la formation chez O’clock, ils s’assurent que tu as un environnement sain avec deux écrans. J’ai rendu le deuxième écran avec mon ancien poste avant de rejoindre Juloa. On alterne. Notre vie c’est “Comment travailler à deux en télétravail dans un 30m2”.

Quand Maxime est au bureau …
télétravail
Lucile trouve une alternative confortable.

Vous utilisez quelles technos dans vos jobs respectifs ?

Maxime : Je fais du React en front depuis 2015, c’est ma spécialité. Après, je fais du Angular, des choses plus « préhistoriques » comme jQuery. En back, je suis spécialisé en Node.js et dans mon ancienne boîte, je faisais exclusivement du Ruby. Sinon, dans tous les postes, on demande aussi de faire du PHP, parce que c’est 80% du web.

Lucile : Puisque j’ai fait la formation Fullstack JS, je fais du Node.js, du JS… Pendant mon stage, je fais des tests avec Cypress, c’est tout nouveau. Ça fait deux semaines que j’ai commencé le stage et que je l’utilise, je commence à bien l’intégrer. J’aimerai bien apprendre d’autres langages par la suite pour élargir mes connaissances et mes possibilités pour trouver un travail après. Plus je vais connaître de langages, plus ça sera facile de trouver un emploi.

Maintenant que vous êtes tous les deux développeurs, vous avez un projet pro en couple ?

Maxime : On a une idée, mais il faut prendre le temps de le faire. On veut faire une wishlist en ligne. L’autre projet, c’est de faire du développement web au Japon. C’est un pays qui est en retard en dev web. C’est le projet sur le long terme mais on va attendre que Lucile ait une expérience suffisante pour pouvoir se lancer. C’est certain que ce n’est pas facile…

Lucile : Mais pas impossible !

Lucile, Maxime, on vous souhaite une bonne continuation (et un nouveau bureau) ! On rappelle que vous n’êtes pas obligés d’être en couple avec un développeur pour le devenir vous-même… On sait que c’est pratique d’avoir un helper à domicile mais ce n’est pas un critère de sélection.

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O’clock, l’école de développement web nouvelle génération