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Reconversion développeur web après 40 ans : de la vente à Chef de service IT

26/05/2026
Reconversion développeur web à 42 ans : de la vente à Chef de service IT

La reconversion développeur web séduit de plus en plus de profils issus du commerce, en quête de sens et d’autonomie créative. C’est le cas de Jean-Baptiste, ancien commercial dans l’informatique puis l’automobile, qui a décidé après près de dix ans de carrière de se reconvertir dans la tech en suivant la formation Développeur Web et Mobile chez O’clock.

Aujourd’hui Chef de service au sein de la DSI de la Communauté d’Agglomération du Pays Ajaccien (CAPA), il revient dans ce témoignage sur son parcours, son choix du téléprésentiel depuis la Corse, son passage par le développement, puis son évolution éclair vers le management d’équipe.

PEUX-TU TE PRÉSENTER ET NOUS DIRE CE QUE TU FAIS AUJOURD'HUI?

Je m’appelle Jean-Baptiste, j’ai 42 ans. Je travaille aujourd’hui dans une communauté d’agglomération située à Ajaccio, la CAPA. Je suis actuellement Chef de service au sein de la DSI, plus précisément du service support et intervention. Ce service intervient sur l’ensemble des deux collectivités : la ville d’Ajaccio et la CAPA.

C’est un poste qui m’amène à gérer cinq personnes et qui intervient sur différents domaines, aussi bien matériels que logiciels, lorsque les agents des collectivités rencontrent des soucis. Cela peut concerner l’équipement et l’installation, la résolution de problèmes logiciels, ou encore la recherche de nouvelles solutions.

C’est un peu éloigné de ma formation initiale chez O’clock, qui était « Développeur FullStack ». J’ai intégré cette collectivité sur un poste de chef de projet applicatif et développement, où il y avait effectivement la possibilité de coder, mais j’ai eu une opportunité d’évolution. C’est pour ça que je fais moins de développement aujourd’hui, même si je continue à en faire un petit peu personnellement et pour des besoins professionnels.

QU'EST-CE QUI T'A POUSSÉ À TE LANCER DANS LE DÉVELOPPEMENT FULLSTACK ?

Alors en fait, personne ne m’a poussé. C’est juste qu’un matin, je me suis réveillé et je me suis dit que je n’avais plus envie de faire ce que je faisais. Je n’avais qu’une seule motivation, travailler dans un domaine qui me plaisait et surtout pouvoir créer des choses.

Le développement s’est imposé à moi tout seul. Avec le développement, en fait, tout est possible, il y a un problème et la possibilité d’amener une solution, que ce soit un applicatif métier ou un site web. C’est ça qui m’a poussé à faire une reconversion professionnelle dans un premier temps. Et après, à aller chercher la structure qui me permettait de me former au développement web dans le temps qui m’était imparti, c’est-à-dire entre 6 et 8 mois en moyenne.

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Le poste de pilotage de Jean-Baptiste à la DSI de la CAPA : double écran, casque et téléphone IP, la panoplie complète du Chef de service IT.

TU ES BASÉ À AJACCIO, LE FORMAT 100 % TÉLÉPRÉSENTIEL DE O'CLOCK A-T-IL ÉTÉ UN FACTEUR DÉCISIF ?

Oui, c’était essentiel. Ça me permettait d’éviter les frais de déplacement, d’avoir à m’organiser lourdement, et d’engager d’autres frais comme l’hébergement ou des dépenses diverses. C’était aussi pour le confort d’être à la maison.

Et sur la façon dont je l’ai vécu, franchement très bien. C’était très bien organisé chez O’clock. Les profs étaient ponctuels, on faisait des pauses, on prenait vraiment le temps d’apprendre. Et surtout, le fait d’être chez moi me permettait, quand il y avait des challenges à faire le soir, de travailler plus tranquillement. J’avais tout mon équipement, je n’avais rien à transporter. C’était très, très agréable.

UNE CHOSE MARQUANTE DE TON PASSAGE CHEZ O'CLOCK ?

La partie la plus marquante est celle juste avant le passage du titre pro, c’est-à-dire le moment où on a formé une team. On avait un projet en commun et, du coup, on s’est liés d’amitié. On a évidemment gardé contact par la suite. Tout le monde nous accompagnait, tout le monde nous soutenait, il y avait vraiment une très bonne ambiance.

On s’est même vus en vrai lors du passage du titre, donc c’était encore plus concret. Franchement, c’est une belle aventure et un vrai changement par rapport à notre vie professionnelle. On sent vraiment le côté reconversion, c’est un vrai changement d’axe.

On arrive dans un domaine qu'on ne connaît pas forcément, avec des éléments de langage qu'on ne maîtrise pas, et au final, on est tellement soutenus que ça va très vite mieux.

QUEL A ÉTÉ TON MOMENT PRÉFÉRÉ, ET À L'INVERSE, LE MOMENT QUI T'A FAIT DOUTER ?

Il y a eu plusieurs moments préférés, parce qu’à chaque fois c’était agréable, et à chaque fois on avait des profs différents. Bien sûr, il y a des profs avec qui ça passait moins, et d’autres avec qui ça passait mieux, mais ça, c’est de l’humain, c’est normal. En tout cas, on avait notre référent qui nous accompagnait tout du long, et en parallèle, il y a les liens d’amitié qui se sont créés avec les différents participants.

On savait qu’on se soutenait. Donc si je dois retenir quelque chose, c’est du global : c’est l’ambiance générale.

Et honnêtement, il n’y a rien de particulier qui m’a fait hésiter, si ce n’est le niveau de difficulté, mais qui passe vite. On arrive dans un domaine qu’on ne connaît pas forcément, avec des éléments de langage qu’on ne maîtrise pas, et au final, on est tellement soutenus que ça va très vite mieux. Le fait d’être à la maison permet aussi de ne pas avoir le poids du voisin qui comprend tout, et de ne pas se sentir largué dans un groupe. Il suffisait de solliciter notre référent rapidement sur des points un peu flous. Ils prenaient vraiment le temps.

COMMENT S'EST PASSÉ LA TRANSITION VERS TON EMPLOI ACTUEL

Après la fin de la formation, j’ai d’abord fait un court séjour dans une boîte en tant que développeur, parce que j’avais postulé à plusieurs endroits après l’obtention de mon titre pro. C’était une très grosse entreprise sur Ajaccio qui fait de la dématérialisation de documents et d’archivage, et qui développe donc son propre logiciel.

Ensuite, j’ai postulé à la CAPA, il y avait des possibilités différentes avec des missions très intéressantes, mêlant développement et gestion de projet. Par exemple, quand un service ou une direction a un besoin spécifique, il faut analyser la problématique, étudier les différents prestataires, ou voir si c’est une solution qui pourrait être développée en interne.

C’était assez sympa, et j’avais en plus la chance de travailler avec deux développeurs aguerris à côté de moi.

TES 10 ANS DANS LE COMMERCE T'ONT-ILS DONNÉ UN AVANTAGE POUR GÉRER UNE ÉQUIPE TECH ?

Oui, clairement, parce que le commerce, avant tout, c’est de l’humain. On ne fait plus de la vente pure, aujourd’hui on fait du conseil, on accompagne le client. Et c’est pareil dans la tech, et je le dis souvent aux jeunes qu’on forme ou aux collègues.

On est dans l’écoute, on n’est pas dans le directif. C’est du management participatif, c’est le respect mutuel.

Mes 10 ans d’expérience m’ont donc vraiment servi pour devenir manager. Il faut se dire qu’on intègre une équipe qu’on doit diriger, qu’elle est composée d’humains avec de l’expérience, du savoir-faire, parfois même une expérience plus poussée que la nôtre sur certains sujets. Donc notre rôle, ce n’est pas de dire « voilà, faut faire ça comme ça et puis c’est tout », c’est plutôt d’écouter, d’identifier les axes d’amélioration, et de conserver ce qui doit être conservé.

En plus de tout ça, j’ai aussi pu exploiter les connaissances acquises dans mon expérience précédente car j’ai fait du commerce dans l’informatique. Je gérais l’approvisionnement, la vente, le conseil et la configuration dans un gros groupe, aussi bien sur la partie PC que sur la partie Apple. Et aujourd’hui, quand on doit commander du matériel informatique, ça me permet de savoir précisément ce qu’il faut pour tel ou tel besoin 😄

QUEL EST TON REGARD SUR L'INTELLIGENCE ARTIFICIELLE DANS TON MÉTIER ?

Pour moi, l’intelligence artificielle, c’est au même niveau que l’arrivée d’Internet dans les foyers il y a quelques années. C’est-à-dire que, bien évidemment, tout le monde fait attention à ça. Quand il y a eu les premiers PC, ça faisait peur aux gens, ils se disaient : « mais en fait, les livres sont mieux, les livres vont être abandonnés, aïe aïe aïe, je ne sais pas comment ça va se passer. » Ça va très vite, et au final, aujourd’hui on arrive à l’intelligence artificielle.

Finalement, c’est le terme « intelligence artificielle » qui fait peur, parce qu’en réalité, l’IA reste un outil. Rien de plus, rien de moins, qui permet de gagner du temps. Aujourd’hui, ne pas l’utiliser, c’est perdre du temps et perdre en efficacité.

Il faut, comme n’importe quel outil, l’utiliser avec prudence. Mes agents, par exemple, l’utilisent pour l’apprentissage. Ça permet à un agent qui n’a pas la compétence de connaître un script PowerShell de le demander, de le faire, et d’apprendre en même temps sur le tas. À force de voir, on apprend.

Donc pour moi, c’est indéniable, c’est un outil. C’est un virage qu’on doit, comme tous les virages, aborder avec prudence, mais c’est un outil indispensable.

SU TU AVAIS EN FACE DE TOI UN COMMERCIAL DE 30 OU 35 ANS QUI HÉSITE À SE LANCER DANS LA TECH, TU LUI DIRAIS QUOI ?

Je lui dirais ce que je me disais à moi-même : au pire des cas, on prend de l’expérience. C’est une vieille phrase que j’ai toujours utilisée !

« Soit je gagne, soit j’apprends. Je ne perds jamais. »

Voilà ce que je lui dirais. Pas d’hésitation et si tu n’es pas à ta place là où tu es, avance. Peut-être que tu ne sais pas où tu vas, peut-être que tu as peur d’aller là où tu dois aller, mais une fois sur le chemin, c’est sûr, tu auras déjà avancé.

SI TU DEVAIS RÉSUMER TON EXPÉRIENCE O'CLOCK EN UNE PHRASE ?

Je dirais qu’O’clock m’a appris une chose qu’on m’avait déjà communiquée, mais qu’ils n’ont fait que confirmer. C’est tout simplement que nous restons d’éternels apprentis, notamment face à la technologie.

On ne sait et on ne saura jamais tout, puisque ça évolue en permanence. Il faut donc avoir cet esprit de curiosité, cette sagacité pour se dire « ce n’est pas grave, je n’ai pas compris aujourd’hui, je comprendrai demain.

COMME JEAN-BAPTISTE, VOUS VOULEZ VOUS RECONVERTIR DANS LA TECH ?

Découvrez la formation Développeur Web Full Stack, augmenté par l’IA, accessible en téléprésentiel depuis toute la France (et même la Corse !). Et pour continuer à explorer les parcours de reconversion, parcourez nos autres témoignages sur le blog d’O’clock.

PS : Jean-Baptiste est joignable sur LinkedIn pour échanger sur son parcours de reconversion et sur la transition du commerce vers la tech.