#Recrutée : Marion, responsable communication devenue développeuse !

2021-01-07
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Marion était responsable communication pendant plusieurs années et elle a décidé de se reconvertir dans le développement web. Après la fin de sa formation, elle a été embauchée comme développeuse web. Elle nous raconte comment elle a décidé de quitter son job pour prendre le virage de la reconversion et comment elle a été recrutée. Marion : c’est à toi !

Hello Marion ! Est-ce que tu peux te présenter s’il te plaît ?

Hello ! Je m’appelle Marion Harreguy, j’ai 35 ans. Je suis maman d’un enfant de bientôt 21 mois et j’habite dans le 92, à Colombes. Je suis issue d’une école de communication et je me suis reconvertie dans le développement. J’étais dans la promotion Asgard, de novembre à mai 2020. Et aujourd’hui … Je suis recrutée !

Comment as-tu démarré ta reconversion ? Tu étais confiante ?

C’est difficile d’être confiante quand l’inconnu se présente devant toi. Qui dit reconversion dit saut dans le vide, on ne sait pas ce qui nous attend, on n’est jamais vraiment préparé.

Je sortais d’une expérience de 10 ans dans la communication. J’ai également passé 7 ans dans la même entreprise comme responsable communication, mais je ne voulais plus continuer dans ce métier. Mes tâches étaient plutôt axées autour du management et de la stratégie, je gérais une équipe de plusieurs personnes. J’avais ce sentiment d’avoir fait le tour de mon poste ou tout du moins, de ne plus être en phase avec les missions de ce métier. Je souhaitais délaisser une partie des aspects stratégiques et managériaux pour retrouver un peu plus “le terrain” et le “concret”.

Et pourquoi est-ce que tu t’es tournée vers le développement web ?

Je m’y suis intéressée un peu par hasard, en découvrant l’école O’clock sur Welcome to the Jungle. Le domaine du développement web m’a plu de suite, car il faisait écho à mon intérêt pour les nouvelles technologies.

Je me suis renseignée sur le métier de développeuse web qui répondait bien à mes attentes professionnelles et personnelles. J’ai comparé les différents organismes de formations : c’est le côté benchmark de la communication qui me restait. 😉

Je voulais une formation encadrée au quotidien, avec un rythme imposé. Je ne me voyais pas faire 2 heures par-ci par-là en autodidacte. C’est ce que j’ai retrouvé avec O’clock qui proposait des cours de 9h à 15h, ainsi que des ateliers de pair-programming. J’y ai d’ailleurs trouvé une communauté bienveillante qui était présente pendant les moments de doute. L’avantage, c’était surtout qu’on était avec des professionnels passionnés qui nous transmettaient leur savoir. Ce sont les gros points positifs que j’ai trouvé chez O’clock et ça correspondait bien à ma manière de travailler. Je ne sais pas si ça peut convenir à tout le monde car le rythme est intense. Il faut se donner à fond et mettre un peu sa vie entre parenthèses pendant six mois. Mais moi, ça m’allait bien.

Tu avais un poste important avec beaucoup d’expérience. Est-ce que tu avais peur de perdre en confort de vie, en recommençant une nouvelle carrière professionnelle ?

Ah oui, complètement ! Quand tu passes d’un poste avec une paie régulière et correcte à pas grand-chose, c’est un gros changement. Je ne crache pas dans la soupe pour autant : mon objectif était de me consacrer à cette période de formation pour mieux rebondir ensuite.

Forcément, c’est une période où tu es dans le doute, tu ne sais pas si c’est la bonne piste mais il faut se lancer. Il faut savoir se l’avouer : il n’y a jamais de bon moment pour entamer une reconversion, on ne sera jamais totalement prêt à changer de voie, mais il faut se faire confiance et prendre des risques. J’avais pesé le pour et le contre.

Ce n’est pas en restant sur ses acquis qu’on avance. Quand tu as un but, tu essaies de l’atteindre. La motivation, c’est ça qui m’a fait tenir.

Maintenant que c’est fait, elles sont oubliées ces craintes ?

Ces craintes se dissipent peu à peu. Aujourd’hui, j’ai un CDI, j’ai un métier, c’est 90% de reconversion réussie. Je travaille avec une équipe formidable qui m’aide au quotidien pour progresser. Le syndrome de l’imposteur te poursuit un peu lorsque tu sors de la formation. J’ai encore beaucoup de choses à apprendre et quelques craintes de ne pas être au niveau mais c’est le cas dans toutes les reconversions, je pense.

Quand tu empruntes cette voie de la reconversion, ta motivation est doublée, à mon avis. Tu veux vraiment réussir et ça aide à faire tenir.

Est-ce que tu retrouves le côté créatif côté dév, comme dans ton job de responsable comm’ ?

Dans mon poste, j’ai une partie intégration à gérer donc, oui, je retrouve ce côté créatif que j’avais dans la comm’. J’ai toujours apprécié la partie gestion de projet que je retrouve aussi dans le développement web.

J’ai l’impression d’être plus sur le terrain et dans le concret qu’avant. J’écris quelques lignes de code et j’ai le résultat en direct. Tu sais vraiment pourquoi tu travailles, ce que tu manipules. C’est vraiment épanouissant.

développeuse web devant son ordinateur
Entre deux lignes de code, une petite photo.

Dans quel état d’esprit étais-tu juste après l’Apothéose et donc, avant de postuler ?

Quand la formation s’est arrêtée, j’ai eu un sentiment de vide. On est épaulés au quotidien pendant la formation et d’un coup, c’est fini. Je voulais vraiment garder ce rythme de codage et ne pas perdre la main. Tu peux oublier certaines notions très vite. J’ai instauré un rythme de travail au quotidien. M’étant spécialisée en Symfony pendant ma formation, j’ai enchaîné sur la formation WordPress en replay. C’était une spécialisation qui m’intéressait et je voulais ajouter ça à mon CV et à mes compétences.

Puis, est venu le moment de se jeter dans l’arène de la recherche d’un travail ! Entre les offres d’emploi qu’il faut savoir décortiquer et ta place qui est toujours à prouver, tu dois continuer à faire tes armes pour montrer ce dont tu es capable en tant que junior.

Comment s’est passé le grand saut dans le marché de l’emploi ?

J’avais peu d’aprioris. Je savais que ça allait être difficile, surtout avec un profil junior, et en plus avec le Covid… Mais je ne m’étais pas encore confrontée au marché. Je suis restée active dans mes recherches d’emploi, dans mes projets personnels de dév et dans ma veille sur différents langages de programmation. J’ai répondu à quelques offres et j’ai saisi une opportunité. Les planètes se sont alignées pour moi. Ce n’est pas le cas pour tout le monde et c’est important de le signaler.

Dans mon cas, une entreprise m’a recontactée, l’ONPC, l’Office National de Publication de la Communication. C’est une société d’édition print et web intervenant notamment dans l’enseignement privé, la santé et le médico-social. Afin d’accompagner 350 clients issus de ces secteurs, dans la création de leur site internet et de leur communication numérique, un pôle digital a été spécifiquement ouvert et aménagé. Ils cherchaient un profil senior mais étaient aussi intéressés par quelqu’un de junior pour intégrer leur équipe et monter en compétences. C’est l’avantage de prendre des juniors, l’entreprise peut les former à sa stack, c’est presque du sur-mesure.

J’ai donc passé un entretien qui s’est bien passé. Ensuite, j’ai eu un test technique axé sur WordPress. C’était la première fois que j’en faisais un. Il a bien fonctionné car ils m’ont donné une réponse positive !

Je pense aussi que ma casquette de responsable communication avec mes compétences acquises ont été appréciées et mon profil ne se limitait pas au dev. Ils ont vu le côté gestion de projet / gestion des priorités, dans mes compétences.

Quel est ton poste chez l’ONPC et qu’est-ce que tu fais au quotidien ?

Suspense… Je suis développeuse web ! Les principales technos de mon entreprise sont Symfony et WordPress, mes deux langages de prédilection. Je m’occupe principalement du développement des sites pour les clients, axés WordPress. Je serai amenée à évoluer en fonction de ma motivation et de mes compétences vers Symfony, ce qui est très intéressant.

Je profite de cette interview pour remercier mon employeur car toutes les entreprises ne donnent pas une chance à des profils junior ou en reconversion. Je pense que recruter un junior permet d’apporter de la diversité au sein de l’équipe et reste un gain important sur le long terme. Je suis aujourd’hui dans une équipe avec 5 développeurs dont un lead dev. Les autres sont issues de reconversions, tout comme moi. Merci aussi à mes collègues qui m’aident au quotidien à peaufiner et à approfondir mes compétences pour que j’apprenne tous les jours un peu plus.

L’intégration n’était donc pas un problème ?

Ça s’est très bien passé ! Ils savent par quoi je suis passée, la reconversion, car c’était leur cas aussi.

Sur l’équipe de développeurs, nous sommes deux femmes. La diversité de nos expériences et de nos parcours pros apportent un vrai plus dans l’équipe. Mes collègues sont à l’écoute et bienveillants… Je ne peux pas rêver mieux pour commencer ma carrière de développeuse web.

Finalement tu sembles très épanouie dans ton travail après cette reconversion, tu nous partages ton leitmotiv pour conclure ?

J’ai pour habitude de dire que : la persévérance et le travail, au bout d’un moment, ça paie. Parfois c’est rapide, parfois c’est très long, mais ça paie toujours. Il faut de la motivation pour commencer et de la discipline pour continuer.