O’clock x Alyra : de développeur web à développeur blockchain

2023-03-16
Il y a peu, on vous annonçait notre tout nouveau partenariat avec Alyra l’école blockchain. Apparemment, certains de nos apprenants n’ont pas attendu que l’on fasse ce partenariat pour se former avec O’clock puis Alyra. C’est le cas de Jérôme, qui vient de sortir de nos deux formations. Alors, on en a profité pour débriefer, et parler blockchain.

👋 Coucou Jérôme, tu peux te présenter dans les grandes lignes…

Bonjour ! Je m’appelle Jérôme Julien, j’ai 42 ans, et je suis ingénieur en mécanique de formation. J’ai fait une quinzaine d’années dans l’industrie, principalement sur des postes orientés “design automobile”, puis dans la recherche et le développement. Je me suis par la suite dirigé vers du management et de la gestion d’équipe dans ces mêmes secteurs. Mais peu à peu, j’ai ressenti l’envie de changer de carrière, ce qui m’a mené à entreprendre une reconversion professionnelle pour devenir développeur blockchain.

🤔 Donc ton objectif était de devenir développeur blockchain dès le début, comment en es-tu venu à penser à cette reconversion ?

J’ai vraiment ressenti un ras-le-bol de mon boulot, une sorte de lassitude et de perte de sens dans ce que je faisais s’est installée petit à petit. Quand j’en parlais autour de moi, j’ai pu observer qu’on était beaucoup à avoir ce sentiment.

J’ai voulu agir pour changer ça, j’ai alors entamé un bilan de compétences, pour me réorienter au mieux. À l’issue de ce bilan, deux pistes se sont dégagées :

  • Ébénisterie.
  • Développement informatique.

Les deux avaient le point commun d’être assez concrètes. Bon, certains diront que l’ébénisterie est davantage concret que le développement informatique. Mais tout de même, quand on code un programme, on livre aussi quelque chose de très concret à la fin. Et puis, il y a cette idée de créer quelque chose dans les deux cas, même si les matériaux sont très différents.

Ce qui m’a fait choisir le développement informatique, c’est le fait d’avoir découvert l’environnement technologique des blockchains au travers de la cryptomonnaie. Parce qu’on ne va pas se mentir, c’est comme cela qu’à peu près 100% des personnes découvrent la blockchain, enfin, quasiment… Haha. 😂

Cette découverte m’a fait prendre conscience que c’était une véritable révolution !

Donc, je me suis dit :

Quitte à changer de secteur, autant embrasser celui qui va amener son lot d’évolutions majeures. Je voulais faire partie de l’aventure blockchain !

Et pour y arriver, il fallait que je m’y forme…

développeur blockchain qui travaille

🔎 Et d’ailleurs, comment tu as eu l’idée de faire le combo : O’clock + Alyra pour t’y former ?

Dès le début, je voulais faire la formation Alyra. Je me suis d’abord renseigné auprès d’eux, en leur expliquant bien que je n’avais aucun bagage dans le développement informatique. Pour me préparer à intégrer la formation “développeur blockchain” ils m’ont parlé de l’École O’clock comme étant l’idéal pour mettre le pied à l’étrier sur tout ce qui était “langage orienté objet”, et qu’avec cette formation, je pourrais ensuite rejoindre la leur.

🏫 Ta formation O’clock s’est bien passée ?

Oui, super !

Bon, au début, il faut que je l’avoue : j’ai été un peu “choqué” du format “téléprésentiel”. Quand on ne connaît pas, ça peut surprendre. Ce côté apprentissage à distance pendant 6 mois, j’ai d’abord cru que ce ne serait vraiment pas fait pour moi. Mais quand on rentre dedans, on se rend compte que c’est vraiment efficace, que l’accompagnement est présent, et ça nous habitue même à bosser dans un environnement professionnel où Discord et Slack sont les outils du quotidien.

Ensuite, je me suis vraiment régalé ! Déjà, je me suis assez vite rendu compte que je ne m’étais pas trompé d’orientation, et ça, c’était un grand soulagement.

Niveau accompagnement, comme je le disais : c’était vraiment fluide. Et pour quelqu’un comme moi, qui n’avait jamais touché une ligne de code de sa vie, c’était très important.

La formation est très intense. Quand je réalise ce que j’ai appris en 6 mois, alors que je partais de 0, et sans avoir eu de moment de “désespoir” haha, c’est vraiment impressionnant. Bon, après, on en ressort junior hein ! Mais on peut déjà faire un paquet de choses…

Et pour finir sur ce feedback : je trouve ça important d’avoir une formation qui dure toute la journée, à partir de 9 h 00, pendant 6 mois, pour se préparer à Alyra ; ça me semble être vraiment un minimum. En arrivant chez Alyra, j’ai gardé ce “rythme O’clock” d’ailleurs, je travaillais de mon côté le matin pour enchaîner avec les cours d’Alyra qui démarraient à 18h.

🏫 Pour revenir sur ton choix d’Alyra, qu’est-ce qui t’a le plus séduit dans la technologie blockchain ?

Quand je me suis rendu compte que la blockchain n’était pas uniquement une affaire de “spéculation”, mais bien quelque chose qui pouvait bouleverser la manière dont on organise notre société, je me suis senti attiré, et j’ai voulu en faire partie.

Pour moi, c’est une véritable révolution, presque philosophique, ça va changer notre société, et ça a déjà commencé d’ailleurs…

Il y a dans cette technologie une notion de décentralisation, qui peut nous permettre d’aller dans le sens d’une démocratie plus juste, je trouve. Il n’y a qu’à regarder les applications orientées finances ainsi que les DAO (Organisation Autonome Décentralisée) : avec la blockchain, chacun peut avoir un contrôle nettement plus direct avec ce qu’il possède ainsi qu’avec les organisations dont il fait partie.

Alors, évidemment, il y a également pas mal de problématiques qu’il va falloir résoudre. Notamment celles vis-à-vis des “tiers de confiances”, et autres régulations que l’on retrouve dans les activités économiques traditionnelles, qui permettent de protéger tout un chacun, mais en trouvant un juste équilibre, les avancées peuvent être considérables pour notre société.

développeur blockchain qui joue de la guitare

🤓 D’ailleurs, la blockchain, c’est quoi exactement ? Tu pourrais nous donner ta définition ?

Bien sûr ! Si l’on veut faire simple : c’est une technologie de stockage de données informatiques. Et la particularité de ce stockage, c’est qu’il va être décentralisé et infalsifiable, ce qui va apporter une grande sécurité à nos données.

Explications : 

Si une donnée est stockée sur un seul serveur, en cas de souci (technique ou de censure), la donnée peut être :

  • Détruite.
  • Perdue.
  • Manipulée.

Et ça, ce n’est pas super…

L’avantage avec la blockchain, c’est que le stockage de notre donnée est redondée sur une multitude de serveurs qu’on appelle “les nœuds”, et chaque nœud du réseau a la même copie de notre donnée. Donc, si à un moment, quelqu’un tente de la modifier, tous les autres nœuds seront automatiquement en “incohérence” avec la donnée modifiée, ce qui annulera automatiquement la modification. Et grâce à cela, notre donnée est complètement infalsifiable.

En gros, quand une action est effectuée et inscrite sur la blockchain, c’est gravé dans le marbre. La sécurité est absolue et les champs d’application multiples : gouvernance, finance, art, jeux, etc. On peut appeler ça une révolution…


* ‎👨‍🏫 Merci pour le cours !


🔎 Et quelles sont les principales missions d’un développeur blockchain ?

Je dirais qu’il peut y avoir différentes missions, principalement en fonction des types de postes de développeurs. Il y a un paquet de spécialisations, mais globalement deux ressortent assez fréquemment :

  • Le développeur “smart contracts”.
  • Le développeur fullstack blockchain.

Un “smart contracts”, c’est un contrat automatisé qui va tourner sur la blockchain. L’objectif de celui qui s’en occupe est de développer un programme qui remplisse les fonctions qui sont demandées pour ce contrat.

En plus de remplir le cahier des charges fonctionnel, la prise en compte de la sécurité est primordiale. Par exemple, lorsqu’on code une fonction qui permet de réaliser la transaction d’un utilisateur A vers un utilisateur B, il faut également s’assurer qu’on ne puisse pas détourner cette fonction avec une volonté de hack. La notion de sécurité joue un grand rôle dans les missions des développeurs “smart contracts”.

Un dev “smart contracts” doit aussi s’occuper de l’optimisation des contrats dans leurs coûts d’exécutions. Ce coût va dépendre de la complexité d’exécution du contrat, ou encore des données à manipuler sur la blockchain, ce qui va générer ce qu’on appelle du “gaz”, qui est consommé. L’objectif du développeur “smart contracts” sera alors d’optimiser la consommation en gaz des contrats.

Et pour ce qui est du développeur fullstack blockchain, il va, dans la plupart du temps, développer diverses applications qui vont interagir avec la blockchain. Il va être globalement en charge du développement de l’application qui interagira avec les smart contracts… Ses missions sont assez vastes.

💪 Pour en revenir à ta formation, tu te sentais suffisamment préparé avec O’clock pour enchaîner avec Alyra ?

Ah, je ne m’étais même pas posé la question… Mais oui ! Il s’est avéré que l’enchaînement de formation s’est très bien passé.

Après, les deux tiers de la formation Alyra sont complètement différents de ce que l’on voit chez O’clock. Dans cette spécialisation, on apprend le langage “Solidity”, qui est le langage de développement sur la blockchain “Ethereum”, mais aussi le développement des “smart contracts”, ainsi que toutes ces notions de “gaz”, et de sécurité dont je parlais tout à l’heure. Donc tout ça, c’est entièrement nouveau !

C’est à la fin de la formation Alyra que l’apprentissage O’clock prend réellement tout son sens. On doit développer une application décentralisée, qui s’avère être un front-end sur React, s’appuyant sur un smart contracts” de la blockchain “Ethereum”. Et là, je peux vous le dire, j’étais bien content d’avoir pris la spé Réact chez O’clock…

D’ailleurs, je dirais même que c’est un choix essentiel cette spé, car Alyra part du principe que React est maîtrisé. On voit quand même les spécifications de connexion de la partie Web 3 sur le front end, mais il n’y a pas de cours spécialement dédié à React chez Alyra. Du coup, il vaut mieux Être bien préparé, ce qui était mon cas avec mon choix de spé.


* ‎📝 D’ailleurs, la formation O’clock idéale que nous conseillons pour se former ensuite au développement blockchain est : Formation JS + Spécialisation React.js


À noter aussi que j’ai personnellement tenu à garder le “rythme O’clock”, je me levais le matin pour bosser, je ne me suis pas uniquement contenté de suivre les cours Alyra en fin de journée, je pense que ça m’a aussi beaucoup aidé.

Mais en un mot : oui. J’étais bien préparé.

🔭 Après Alyra, quels chemins s’offrent à toi ? Et lequel as-tu décidé d’emprunter ?

Il y a pas mal de chemins possibles après Alyra. Globalement, ça va rejoindre ce que je disais tout à l’heure ; deux postes se dégagent :Développeur smart contracts et Développeur fullstack blockchain. Ensuite, on peut le réaliser en CDI ou CDD dans de grands groupes ou même en Freelance, ce qui est très demandé du côté des Startups qui se lancent dans la blockchain… Et la dernière grande option, qui est celle que j’ai choisie dans un premier temps, c’est de lancer son projet !

J’ai décidé de continuer à m’autoformer en sortant d’Alyra, tout en lançant mon propre projet dans la blockchain, avec deux autres associés. On avance étape par étape, mais dès que ça se concrétisera, on s’en reparlera !

Même si la blockchain ne se résume pas à la cryptomonnaie, actuellement, le cours de son marché est intimement corrélé aux financements de ses projets. Mais même lorsqu’il baisse, comme c’est le cas pour le moment, la blockchain reste tout de même un milieu très financé. De nombreux fonds d’investissements et d’investisseurs professionnels se tournent vers le Web 3. Ce qui veut dire qu’il y a pas mal d’opportunités à saisir pour les monteurs de projets qui cherchent des financements.

Mais un changement de vie comme ça, ça se prévoit…

développeur qui travaille

Et qu’est-ce que tu avais prévu toi ?

J’ai budgété 2 ans d’arrêts d’activités : un an pour me reconvertir, et une autre année pour faire mon trou dans l’écosystème.

Mais globalement, j’aurais pu davantage prévoir. Avec du recul, il y a pas mal d’aides disponibles, comme Transition Pro, par exemple. Mais dans mon cas, c’était vraiment un ras-le-bol de mon travail, comme je l’ai dit. Une fois que ma décision était prise, je ne voulais pas perdre une seule seconde. Je n’ai pas pris le temps de faire toutes les démarches administratives, j’ai préféré bien négocier mon départ avec mon entreprise et me lancer directement. Mais même en me reconvertissant aussi rapidement, j’ai tout de même eu la moitié de ma formation qui a été payée par Pôle Emploi. Les financements dans le développement informatique sont accessibles, il faut le dire.

Donc, comme quoi, à 40 ans, avec un crédit et une famille, on pourrait se dire qu’une telle reconversion n’est pas possible, mais pas du tout. C’est faisable…

🤔 D’ailleurs, si quelqu’un te disait qu’il hésite à se former à la technologie blockchain, tu lui dirais quoi de plus  ?

Je lui dirais qu’il ne faut pas hésiter, c’est le moment d’y aller !

La blockchain est un marché rempli d’opportunités sur lequel il faut se positionner dès aujourd’hui. D’ailleurs, avec toutes les avancées technologiques qui vont venir accompagner nos métiers, comme c’est déjà le cas avec ChatGPT  pour ne citer que l’un des plus célèbres, se positionner sur un secteur innovant va vite être une nécessité, pour ne pas devenir obsolète.

Ensuite, l’un des grands avantages selon moi, c’est que ça permet d’intégrer un milieu où il y a encore énormément de choses en construction, avec des langages qui évoluent régulièrement. Un paquet d’opportunités et de cas d’usages vont apparaître. Alors, par conséquent, il y aura beaucoup de choses à faire. Le fait d’être un “junior” est sûrement moins impactant dans ce domaine plutôt qu’un autre.

👋 Le mot de la fin, on te laisse dire absolument tout ce que tu veux !

Ça va faire un an jour pour jour que j’ai démissionné de ma boîte, et aujourd’hui, je passe mes journées à bosser sur un projet qui me passionne. En une année, je suis capable de développer entièrement une application décentralisée “from scratch” (de 0).

Ça montre que même à 40 ans, sans jamais avoir touché une ligne de code de sa vie avant la formation, on peut devenir opérationnel dans le milieu de la blockchain. Aujourd’hui, j’ai les compétences pour développer mon propre projet, dans un environnement qui me passionne. C’est pas mal comme message de fin, je trouve.

Merci Jérôme, on te souhaite une bonne continuation, et on espère avoir rapidement des nouvelles de ton projet !