Morgan : la voie d’un formateur.

2022-01-11
Si vous hésitez entre : apprendre le développement web, vous détendre avec un peu de musique et écouter une histoire, ne choisissez pas ! On peut très bien avoir les trois en un…

Coucou Morgan ! On commence par le traditionnel : tu peux te présenter…

Coucou ! Moi, c’est Morgan Corroyer. Je suis formateur développeur chez O’clock, et mes spécialités sont : le socle PHP et l’alternance.

C’est quoi ton parcours ? Comment tu es arrivé ici ? Et ne réponds pas : à pied.

*Rires*. Alors, j’avais déjà été formateur, il y a quelques années de cela, et j’avais arrêté pour travailler en tant que développeur.

Le monde de la formation m’a très vite manqué !

Je cherchais un poste où j’allais pouvoir me challenger en permanence, et où je serai à 100% en télétravail. C’est là que je suis tombé sur O’clock, une école qui semblait répondre à tous mes critères. Elle le faisait avec un discours très humain, marrant et pertinent en plus de cela. Ça m’a directement donné envie de la rejoindre. Et voilà, la suite fait partie de l’histoire !

Ça change quoi d’enseigner à 0 minute de chez soi ?

Ça change beaucoup de choses ! On n’a pas à s’embêter avec les déplacements, ni même à se préparer tel qu’on pense que les gens ont envie de nous voir. On peut simplement venir comme on est. Et puis, on est chez soi, au calme, dans une situation de contrôle, ce qui permet d’être à 100% présent dans ce que l’on fait. Il n’y a rien qui peut venir nous embêter ou nous distraire, comme ça peut être le cas dans un local de formation ou encore dans un bureau.

Une journée dans la peau de Morgan, ça ressemble à quoi ?

J’ai deux sortes de journées “types” : celle où je donne cours, et celle où je les prépare.

Les cours débutent à 9 h 00, mais j’ouvre toujours mon ordinateur entre 8 h 00 et 8 h 30, ça me permet de papoter un peu avec mes collègues et d’échanger avec mon binôme de formation sur l’avancement de celle-ci. Ensuite, je vais sur le cockpit : la salle de classe virtuelle de l’école O’clock.

Là aussi j’y vais toujours un peu en avance pour discuter avec mes élèves. Ils me parlent de leur vie et moi je leur raconte ce que je fais à côté… Il y a une réelle proximité !

De 9 h 00 à 12 h 00, je donne cours, avec une petite pause café au milieu, tout de même. Sur le temps de midi, je me cuisine un p’tit truc sympa, c’est l’un des nombreux avantages à bosser de chez soi ! Puis, je regarde un bout de série, ou je prépare le cours de l’après-midi. À 13 h 00, les cours reprennent, mais ici aussi, je me connecte toujours un peu avant, pour discuter à nouveau avec eux. 

Quand ils sont stressés, on fait une petite chanson, on joue de quelques instruments de musique et ça détend tout le monde !

formateur développeur qui joue de la musique
Même sans le son, tu es plus efficace qu’un Jardin zen miniature.
On envie tes élèves Morgan !

De 13 h 00 à 15 h 00, je donne à nouveau cours. Ensuite les étudiants vont en ateliers. Je profite de ce temps-là pour préparer la journée du lendemain, faire de petits retours ou encore les débloquer. Je reste disponible pour eux jusqu’à 16 h 00 ou 17 h 00, en fonction de leurs besoins.

Tu nous parlais de musique, tu as d’autres passions en dehors de l’école ? 

Oui, pas mal ! Je vois vraiment le développement web et la formation comme des facettes de ce que je fais. Je ne considère pas mes passions comme étant plus ou moins importantes.

À la base, je suis chanteur, je compose aussi, je joue de quelques instruments en dilettante…

Mais, c’est vraiment la voix mon outil principal !

J’enregistre des choses à la fois parlées et chantées. Après, j’ai énormément d’autres passions. Ces temps-ci, c’est le métal*, la forge !

 


*Heureusement qu’on avait dit qu’on parlait d’autre chose que de musique 🥁🤡, désolé pour cette interruption Morgan.


Sinon, j’aime raconter des histoires, faire des costumes… Ça change régulièrement, j’ai souvent de nouvelles passions qui viennent remplacer les anciennes.

formateur développeur costumé
En effet, on est sur un costume de qualité ! 👌

Cette baguette nous pousse à te poser une question existentielle : si O’clock devenait Poudlard, tu penses que tu serais dans quelle maison ? 

Clairement ; Poufsouffle ! Sans hésitation. Parce qu’ils sont cool, il n’y a pas de drama, ils mangent bien et sont tranquilles. Même si j’ai une tasse Gryffondor qu’on m’a offerte et que j’aime beaucoup, le choix est fait !

En dehors des baguettes magiques et de ton don pour relaxer les élèves à coup de notes de musique, tu as d’autres superpouvoirs ?

Mon arme ultime, c’est ma voix ! 

Ce que j’utilise le plus quand je suis en formation, ce sont mes expériences acquises en faisant du théâtre, de la musique, et lorsque j’étais conteur !

Le fait de savoir poser sa voix, la mettre en scène, la projeter correctement, c’est très important pour moi. Parce qu’en cours, soyons francs, les étudiants ne regardent pas beaucoup la vidéo du formateur. Ils sont concentrés sur ce qu’ils écrivent. Ma voix, c’est ce qui va les guider tout au long de la journée.

Parler, ce n’est pas “juste transmettre une information”, c’est une ambiance que l’on peut poser. Alors, je fais en sorte de transmettre quelque chose de calme et de rassurant.

Et pour en revenir à la musique, au départ, je n’avais pas du tout pensé faire ça en classe. Je ne m’étais jamais dit que ça pouvait être rigolo, en tout cas, pas dans ce contexte-là. Et puis un jour, je ne sais pas pourquoi, j’en ai parlé à des étudiants sur la première promo que je suivais et ils m’ont demandé de jouer à la pause. Et c’est resté. J’ai un petit répertoire que je joue quand l’envie se fait ressentir pour les détendre ou les faire marrer.

Ça permet de leur montrer que je ne suis pas qu’un formateur, ça me rend peut-être plus abordable pour eux, et puis ça crée du lien surtout !

Est-ce qu’il y a des similitudes entre la musique et le développement web pour toi ?

Oui, à 120% ! Bon, après, c’est un avis très personnel, tout le monde ne l’a pas. Il y a énormément de façons d’envisager le milieu du développement.

Pour moi, le développement, c’est la création !

Quand je développe et quand je compose, je crée. Je ne vais simplement pas utiliser le même langage et la finalité ne sera pas la même, puisqu’il n’y a pas de passerelle immédiate entre les deux. Ce sont deux arts totalement différents, mais qui peuvent se nourrir l’un l’autre.

Le fait de développer me donne un esprit analytique, qui va m’aider à composer un morceau. Et la musique va me permettre de réfléchir différemment, pour aborder le dev avec créativité. Donc, oui, clairement, il y a des parallèles entre les deux.

formateur qui joue de la musique
Et ce n’est pas du pipeau ! Ça se voit non ? C’est un mélodica.

Si tu devais choisir la bande originale de ta vie de formateur chez O’clock, ce serait quoi ?  

Ce qui se rapproche le plus de mon imaginaire, et ce que je vais écouter quand je prépare un cours, c’est le groupe : Steam powered giraffe ! Ils font du théâtre musical, ils dansent, chantent, interprètent, les paroles sont très intéressantes… Je dirais que c’est une bande-son qui me suit depuis un petit moment.

Chez O’clock, on parle beaucoup de “présence à distance”, c’est juste pour la rime, ou ça a vraiment du sens pour toi ? 

Je pense que, comme beaucoup de formateurs, en arrivant dans l’école, j’avais un peu cette crainte liée à la distance et au fait d’arriver à créer un lien fort avec mes étudiants, mais ça s’est très vite dissipé. Tout O’clock est construit autour de cette notion de “présence à distance” et on le ressent.

J’ai travaillé comme formateur en présentiel, dans une classe où j’avais mes élèves à même pas 3 mètres de moi. Et aujourd’hui, il y a des élèves que je n’ai jamais vus, ils me parlent principalement à l’écrit et ne font qu’entendre ma voix.

Alors, oui, le lien n’est pas le même, mais ici, c’est un lien que je trouve plus pertinent.

Quand je donnais cours en présentiel, il arrivait fréquemment que je vois des élèves arriver en classe totalement éclatés de fatigue, affalés sur leur banc, parce qu’ils avaient fait la fête la veille. Que celui qui n’est jamais arrivé avec une bonne gueule de bois à l’école lors de ses années d’études lance la première pierre… ce n’est pas la fin du monde.

Mais qu’on le veuille ou non, ces signaux non verbaux vont forcément coller une étiquette et changer la façon dont on va percevoir l’étudiant.

Consciemment ou inconsciemment, on aura tendance à se dire que c’est une personne moins sérieuse, ce qui est complètement stupide ! Elle n’a peut-être pas fait la fête toute la nuit, elle a peut-être des problèmes familiaux ou encore un travail à gérer sur le côté… on n’en sait rien.

Ce qui est génial dans le téléprésentiel, c’est que les cours se font en direct, avec une réelle interaction, mais sans tous ces signaux non verbaux qui peuvent venir parasiter un échange. On ne garde que ce qui est essentiel à l’apprentissage. On s’en fiche que l’étudiant vienne suivre le cours avec une gueule de bois,*


*L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, mangez 5 fruits et légumes par jour et faites du sport ! Maintenant qu’on est bon niveau mentions légales, tu peux reprendre Morgan.


… qu’il soit décoiffé ou même qu’il n’ait dormi qu’une heure, du moment qu’il est capable de suivre le cours et d’échanger avec moi, c’est tout ce qui compte.

En enlevant cet aspect de jugement, la relation est beaucoup plus pure, tout est axé uniquement sur l’échange de connaissance. On transmet ce qu’on a envie de transmettre, s’ils veulent me raconter une blague, ils le feront par écrit. Tout est conscientisé en fait.

C’est quoi le moment que tu préfères en formation ? 

Quand j’ai un étudiant qui galère depuis plusieurs jours, voire plusieurs semaines, et que je le vois s’en sortir de mieux en mieux, jusqu’au moment où il poste sur le Slack de sa promo : « Je suis disponible pour donner un coup de main si besoin !« 

Je ne suis pas là depuis très longtemps, mais ça m’est déjà arrivé, et quand ça arrive, c’est vraiment magique !

Plus généralement, ce que préfère, ce sont les moments où je sens que mes élèves ont un déclic et qu’ils deviennent acteur. Là je me dis : « J’ai réussi mon taff” ! »

Mon travail, ce n’est pas uniquement de leur transmettre des connaissances, c’est aussi et surtout de leur donner la possibilité de devenir autonomes. Et quand c’est le cas, c’est réellement le meilleur moment, parce qu’on se dit qu’on a réussi.

Si tu avais un conseil à donner à quelqu’un qui hésite à se lancer dans le développement web, ce serait quoi ? 

Déjà, je ne commencerai pas en disant ce que beaucoup de gens disent :

Tout le monde peut devenir développeur, c’est super simple !

Enfin, là je l’ai fait, mais c’était pour l’exemple, et pour dire que c’est faux ! C’est un métier, et comme pour tous les métiers, il y a des difficultés et il peut être fait pour la personne, comme pas du tout. Mais il ne faut pas non plus aller jusqu’à dire :

Le développement web, c’est réservé à une élite. Il faut être soit un matheux, soit un génie…

Ça aussi, c’est complètement faux. Mais bon, si je dois commencer à démontrer tous les clichés l’un après l’autre, on est encore là demain.

Ce que je me dirais à moi, si je devais me donner un conseil au moment où j’ai commencé ma réorientation dans le développement, c’est :

Ne te prends pas trop la tête avec ce dans quoi tu as le sentiment de ne pas être assez bon et focalise-toi sur tes points forts, développe-les au maximum et avance !

Le fait de progresser sur un sujet avec lequel on est à l’aise aura forcément des répercussions sur ceux qui nous posent problème. Donc :

Trouve ce qui te fait vibrer dans le monde du développement. Une fois que tu l’as, creuse au maximum et tu verras que ça t’aidera sur tous les points qui pouvaient te poser problème auparavant !

Merci pour le conseil ! On termine avec une requête et non une question : tu veux bien nous conter un ​​récit épique sur le dev avec ta douce voix ? Ça aurait été un crime de ne pas le demander…

Pour encore plus d’histoires, de musique et de dev ; retrouvez Morgan en live dans nos classes virtuelles, dès la prochaine rentrée !