Léa : quand l’entreprise veut te recruter, avant même de te former.

2021-06-22
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Le recrutement de Léa,  c’est une histoire entre le “c’en est trop !” et le “Pourquoi pas ?!”, c’est la découverte d’une vocation pendant une évasion. Oui, c’est la reconversion. Mais c’est aussi l’histoire du coup de cœur d’une entreprise et d’une aventure en mode POEI. Enfin, c’est surtout l’histoire de Léa et elle la racontera encore mieux que nous. Du coup, on lui passe le micro. 🎤

Coucou Léa, l’heure des présentations a sonné ! 🔔

Salut ! Je m’appelle Léa Escudié, j’ai 27 ans, j’ai fait une reconversion professionnelle dans le développement web et je travaille actuellement chez Airlnt Services, que j’ai intégré via une POEI (Préparation Opérationnelle à l’Emploi Individuelle). Le moins qu’on puisse dire, c’est que je suis vraiment contente d’avoir changé de métier ! Je me vois vraiment bien progresser dans cet environnement-là pour de belles et longues années à venir !

Tu faisais quoi avant d’être développeuse web ?

Je travaillais dans le commerce, la vente et l’accueil client principalement. J’ai toujours voulu faire ça depuis que j’étais petite, j’ai fait mes études là-dedans. Mais après différentes expériences de travail, mon avis a évolué. J’ai eu envie de changer du tout au tout. Je voulais utiliser de nouvelles compétences que mon métier ne me permettait pas d’exploiter, notamment ma créativité. Et puis, quand on approche de la trentaine, on commence à envisager une vie de famille et le fait de travailler les week-ends, les jours fériés et avoir des horaires décalés, ça n’aide pas vraiment.

Quel a été l’élément déclencheur de ta reconversion professionnelle ?

C’est surtout le fait que ça ne se passait vraiment pas bien dans mon dernier travail. Ça m’a fait réaliser que j’avais envie et besoin de changement. Du coup, je suis partie et j’ai décidé de faire un road trip. Pendant quatre mois, j’ai arpenté les Philippines, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et puis le Japon. C’était génial ! Ça m’a permis de me ressourcer et de réfléchir pour finalement me dire que le changement devait se faire et qu’il fallait absolument que je fasse autre chose de ma vie !

Avant d’envisager cette reconversion, as-tu hésité ? Est-ce qu’il y avait des craintes, des doutes ? Ou, au contraire, tu savais qu’il fallait le faire et rien n’aurait pu t’en empêcher ?

Pas du tout ! Je savais qu’il fallait que je change, c’était clair, limpide. De toute façon, si je devais retrouver un travail dans la vente, ça aurait été aussi compliqué. Alors, autant mettre mon énergie dans un métier  qui me plairait réellement.

Après, le développement web, ce n’était absolument pas une évidence comme ça peut l’être pour certains. Mon frère et tous nos amis ont toujours été dans le dev. Et moi, de base, ça ne m’intéressait absolument pas ! Quand ils parlaient de ce métier, je ne comprenais rien.

Alors, pourquoi avoir choisi le développement web ?

Tout est parti de mon road trip. Je voulais faire un blog de voyage, mais quand j’ai voulu le faire, j’ai commencé avec WordPress, ça n’a pas vraiment accroché. Et surtout, j’avais des idées bien arrêtées sur ce que je voulais. Du coup, je me suis retrouvée à en discuter avec mon meilleur ami, qui est développeur web, il m’a dit en rigolant : “On n’est jamais mieux servi que par soi-même, tu n’as qu’à le faire toi-même de A à Z ton site, et puis voilà !” Je l’ai pris au mot, je me suis renseignée et en regardant je me suis rendu compte que c’était super intéressant. J’ai commencé par la base HTML et CSS, je me suis bien amusée, ça me plaisait vraiment !  Et c’est comme ça que j’ai commencé à réfléchir plus sérieusement à l’idée de devenir développeuse web.

J’ai même commencé à lister quelques avantages : 

  • Ne pas être obligé de travailler les week-ends. ✔️
  • Pouvoir trouver un travail plus facilement. ✔️
  • Bien gagner sa vie. ✔️
  • Pouvoir utiliser mon potentiel créatif. ✔️
  • Créer quelque chose de concret et voir le résultat. ✔️

Je me suis vite rendu compte que je pouvais déjà cocher pas mal de choses importantes à mes yeux pour ce nouveau travail. Je voulais maintenant m’assurer que ce métier me plaisait vraiment et que j’étais réellement capable de l’exercer. Alors, j’ai commencé à apprendre JavaScript. Bon, j’ai eu besoin d’aide, ça, c’est sûr. Heureusement, j’ai pu compter sur mon entourage, mais je me suis rendu compte que ce n’était pas impossible et que c’était vraiment cool aussi. Bon, on ne va pas compter le nombre de cheveux que je me suis arrachés, mais j’étais tellement contente quand ça marchait que je n’avais plus aucun doute : c’était ça que je voulais faire ! Je me suis dit qu’il fallait que je fasse une formation, parce que toute seule, ça allait être long.

Dans ce métier, il faut constamment apprendre tout seul à partir d’un moment, mais avant, c’est bien d’être aidé, quand on veut se réorienter sans prendre de mauvaises habitudes et sans perdre de temps.

Tu as vu l’opportunité POEI en venant t’inscrire chez nous ou tu avais déjà trouvé l’entreprise et tu nous as cherchés par la suite ?

Avant même de commencer cette histoire de POEI, comme je le disais, j’ai commencé en me formant par moi-même, puis j’ai demandé à Pôle Emploi une formation. Et eux, évidemment, ils préfèrent qu’on fasse d’abord les formations gratuites qu’ils mettent à disposition. J’en ai fait une, mais ça ne me convenait pas vraiment, je sentais que j’avais encore des lacunes. Je me suis quand même mise à postuler une fois la formation achevée et j’ai passé quelques entretiens. L’un de ces entretiens s’est vraiment bien passé et ils m’ont dit : “Ta motivation est certaine, ça donne envie, mais il va falloir que tu aies une formation en plus, plus spécifique… ” Ils travaillent beaucoup avec React, que je ne maîtrisais pas du tout. Du coup, je devais trouver une formation et après de nombreuses recherches sur internet, je suis tombée sur O’clock, qui était exactement ce que je voulais, comme si c’était fait exprès !

Pourquoi avoir choisi O’clock ?

Honnêtement, O’clock collait parfaitement avec ce que je cherchais : l’entreprise pour laquelle je postulais travaille essentiellement en JS et React. L’une des formations proposées dans votre école se focalise sur JS, et ensuite propose une spécialisation en React, parfait donc !

Et puis, je dois bien avouer que j’adore votre site ! Vous avez su vous différencier et j’accorde beaucoup d’importance à la créativité. Rappelez-vous, à la base, j’ai commencé par faire un blog et je le voulais très esthétique, alors, une formation qui aurait eu un site terne et ennuyeux, ça ne m’aurait pas vraiment rassurée.

Aussi, le premier contact que j’ai eu avec votre équipe au téléphone était super, vraiment très aimable.

Dernier point, mais non des moindres : le téléprésentiel. C’était bien pratique quand même, parce qu’une bonne formation en développement web, ce n’est pas spécialement accessible partout en France. Bon, moi j’étais dans une grande ville, mais je souligne quand même ce point. Et puis, ma formation a commencé en plein confinement, donc ça m’a quand même bien aidée.

C’était important pour toi d’avoir un diplôme et une formation ?

Alors, le diplôme pas trop, mais la formation oui ! J’avais déjà un diplôme bac+3 de mes anciennes études, d’ailleurs ça intéresse les employeurs de voir ce qu’on a fait avant quand on est en reconversion, visiblement. Et sinon, pour le diplôme de dev, ce n’était pas envisageable de refaire de longues années d’études pour avoir un “grand” diplôme en informatique, c’était vraiment les compétences qui m’intéressaient.

Tu suivais les cours depuis les locaux de l’entreprise ou depuis chez toi ?

J’étais chez moi tout le temps, mais j’avais un point d’entreprise tous les lundis. Ils font une weekly, où chacun parle de son avancement, ça permet de rester en lien avec l’équipe.

Comment s’est passée ton intégration chez Airlnt Services ?

Très bien ! Déjà, je les connaissais un petit peu d’avant, puisque j’avais eu mon entretien et plusieurs échanges pour les rejoindre, ça m’a bien aidée. Ensuite, on m’a invitée à des petits pots, ce qui aide encore plus à l’intégration 😂. Et puis, on est une toute petite équipe, on est douze dans l’entreprise, dont six développeurs. C’est plus facile de connaître tout le monde et de retenir tous les prénoms, surtout quand ils finissent presque tous par “ien” :  Damien, Julien, Quentin… 🤣

Après, ils m’ont bien accompagnée, c’est toujours un peu délicat d’être junior dans une petite entreprise : on doit savoir faire plusieurs choses et il y a moins de personnes disponibles. Mais ils ont su me consacrer du temps et je savais dans quoi je mettais les pieds, tout s’est bien passé.

Ton projet pro lors de la formation, tu l’as fait sur une problématique de l’entreprise ?

Ça avait été soulevé, mais c’était trop compliqué parce que c’était un projet à plusieurs et les autres personnes n’étaient pas affiliées à l’entreprise. Et puis, les projets de chez AirInt Services sont tellement gros qu’on n’aurait pas pu sortir un petit morceau pour O’clock. Mais en même temps, c’est pas mal, ça permet d’avoir un autre projet à mettre dans son book et de travailler sur d’autres thèmes, c’était bien.

As-tu été aidée et accompagnée par tes collègues de l’entreprise pendant ta formation ?

Ils m’ont dit à plusieurs reprises que je pouvais leur poser des questions, ce que j’ai fait à certains moments, oui. Après, je dois avouer que je ne les ai pas trop embêtés, je suis bien entourée, comme je le disais, j’ai beaucoup d’amis développeurs. Et puis, O’clock met beaucoup de choses en place pour qu’on puisse échanger sans problèmes avec nos collègues de promos et même avec nos professeurs et tuteurs pédagogiques qui sont très présents en cas de besoins, même en dehors des heures de cours d’ailleurs ! Niveau accompagnement, j’étais vraiment bien entourée, c’est le moins qu’on puisse dire !

On a eu des retours très positifs de ton employeur ! Quels sont tes retours de ton côté ?

Je suis très contente ! Après, je pense que ça aurait été encore mieux si on n’avait pas été en confinement, ça aurait été vraiment différent, surtout pour commencer dans une nouvelle entreprise. Mais bon, j’avais quand même de super collègues dévoués, prêts à m’aider en cas de besoin et on restait tout le temps en contact, on communiquait sans cesse.

Globalement, je suis vraiment très contente, c’était ce que j’attendais, c’est pour ça que j’ai essayé de bien choisir mon entreprise, une entreprise avec des valeurs humaines, qui écoute et qui est présente pour ses salariés. Et puis, on peut proposer constamment des choses et ils prennent compte de nos avis, c’était important pour moi. Aussi, je suis arrivée quand ils changeaient le matériel, j’ai donc pu choisir le mien, je n’ai vraiment pas eu à me plaindre, c’était un peu Noël !

Photo d'une ancienne étudiante qui code
Quand Noël a pris un peu d’avance…

Et qu’est-ce qu’ils pensent de ton évolution entre ton arrivée et aujourd’hui ?

Déjà, je suis plus à l’aise avec les projets de l’entreprise. Et ça, que tu sois junior ou non, il faut s’adapter à son nouvel environnement de travail et aux missions qui vont avec. Le fait que je sois plus à l’aise avec tout ça fait que je suis plus à l’aise au quotidien et avec tout le monde. Après, ce qui change quand on est junior, c’est de s’adapter à la techno, mais j’ai la chance d’avoir des collègues bienveillants, toujours là pour me donner de bons conseils et faire en sorte que je m’améliore. Le fait d’être dans une petite entreprise fait que j’apprends en permanence, parce que les tâches sont variées. J’ai encore du chemin à faire, mais ils voient que je suis motivée et que j’aime apprendre. Ils m’ont dit qu’ils n’avaient pas de doute sur le fait que j’arrive à apprendre tout. Ils ont vraiment accroché avec mon profil. Ils m’ont dit que mon savoir-être était une grande force et que j’apportais beaucoup de joie à l’équipe, grâce à mon dynamisme et ma bonne humeur, ça fait plaisir. Aussi, je tiens à préciser que, contrairement à ce que certains pourraient penser, c’est vraiment un métier où l’on ne ressent pas cette différence homme-femme dans le travail. Ils m’ont dit qu’ils étaient contents de pouvoir commencer à équilibrer un peu l’équipe.

Parle-nous un peu de ton poste actuel et des différentes missions que tu as au quotidien.

Je fais principalement du JavaScript avec React ou React native. Pour ce qui est de mon quotidien, je commence par un point le matin avec toute l’équipe, on parle de ce qu’on a fait la journée d’avant et de ce qu’on compte faire aujourd’hui. Je travaille sous forme de sprint, c’est-à-dire que je sais ce que je dois faire sur plus au moins deux semaines par rapport à un user story et des tâches définies en fonction de celui-ci. On se tient régulièrement au courant de notre avancement au cours de la journée aussi. Tous les lundis, comme je le disais, on a une weekly tous ensemble pour avoir une idée globale d’où on en est et d’où on va.

Tu conseillerais à quelqu’un de se former avec la POEI ?

Oui, personnellement, ça me convenait parfaitement. Bon, après, c’était particulier pour moi, dans le sens où j’ai trouvé mon entreprise avant même de commencer ma formation. Mais dans tous les cas, c’est un avantage pour nous et pour l’entreprise, je recommande vivement !

Si tu devais donner un p’tit conseil à tous ceux qui hésitent ou ont des craintes face à la reconversion, ce serait quoi ?

Je conseillerais sincèrement de venir chez vous ! Je ne retiens que du positif. J’ai trouvé la formation vraiment bien, c’est beaucoup de pratique et ça change tout. On se sent opérationnel quand on sort de l’École O’clock, je ressentais que j’étais prête à faire des choses.

C’est impossible de développer sans pratiquer, c’est en pratiquant qu’on retient ce qui est important. On tombe sur des erreurs qui nous font grandir.

Il y a des choses qu’on peut faire 50 fois en développant et c’est seulement la 51e fois que l’on va faire une erreur, parce qu’on a légèrement changé quelque chose et c’est en tombant dessus qu’on se pose les bonnes questions. Si on peut se poser ce genre de question en formation, c’est pas plus mal, parce qu’il y a quelqu’un pour nous apporter une explication concrète du pourquoi et du comment. Même si on trouve tout sur internet, pour notre plus grand bonheur, quand on a un problème très spécifique, avec des conditions et tout un écosystème autour, on est bien content d’être en cours ! 😂