L’envie de changer de vie de Dorian : le dev n’était pas pour moi

Photo d'illustration
4 août 2020
Aujourd’hui, on change de registre. On vous présente régulièrement des personnes ayant réussi leur reconversion, qui sont des développeurs en poste, et c’est bien ! Seulement, jamais on ne parle des étudiants qui ont rencontré des difficultés dans leur formation ou se sont trompés d’orientation. Pour cette raison, on a laissé le micro à Dorian, un ancien étudiant de O’clock. Il voulait changer de vie et se reconvertir dans le développement web. Il a réalisé que ce n’était pas un métier pour lui à la sortie de la formation. Il nous raconte son parcours, ses envies et les difficultés rencontrées sur la route.

Hello Dorian ! Tu vas bien ?

Salut ! Très bien merci !

Qui es-tu ? D’où viens-tu ? Que fais-tu ?

Avant O’clock, je m’étais orienté vers une filière de paysagiste, « Sciences et techniques de l’agronomie et du vivant » (STAV), avec l’option aménagement et valorisation des espaces. J’étais tenté par un BTS en protection de l’environnement, mais quand j’ai passé mon bac, j’ai compris que ce n’était pas pour moi. Je m’en sortais uniquement dans les matières générales. Les matières spécifiques à la STAV marchaient moins bien. Il fallait que je me dirige vers autre chose, malgré les stages et mes expériences de paysagiste.

Je me suis tourné vers ma passion : les jeux vidéos.

Tu as donc tenté une reconversion professionnelle dans la création de jeux vidéos ?

J’ai passé un an à essayer de créer, à tenter le plus possible de faire des petits projets, des choses fonctionnelles… En travaillant tout seul et sans expérience, ça n’a pas donné le résultat que j’espérais.

Issu d’une époque où on jette parfois les gens dans le grand bain sans vraiment les orienter, j’essayais de toucher un peu à tout. Un beau jour, ma sœur m’a parlé de O’clock, car un de ses amis était un ancien étudiant. Je me suis donc lancé dans la formation.

C’est tombé à un moment intéressant pour moi. La formation, l’ambiance et tout l’environnement étaient parfaits pour que ça se déroule bien. Cette expérience m’a vraiment plu. La formation était adaptée à ce que je souhaitais : les profs nous faisaient cours, mais on sentait un véritable rapport humain avec eux. J’ai beaucoup aimé l’ambiance avec les autres étudiants. Aujourd’hui, j’ai même encore des contacts avec mes camarades de O’clock.

Le problème, c’était que ma partie favorite, c’était le débugage. Mais j’ai compris que si je passais mon temps à régler des problèmes, c’est qu’il y avait trop de problèmes et que ce n’était pas bon signe.

J’ai fait la spécialisation React, ça m’a beaucoup plu. On a fait un projet de fin de formation avec une mascotte, appelée Georges : un mélange entre un poulpe et une loutre, avec Thom et Louise, qui aujourd’hui travaillent chez O’clock. Je voulais passer le Titre Professionnel de Développeur Web et Web Mobile. Avant de le passer, je voulais absolument compléter ma formation. J’ai donc couru partout pour faire des expériences, chercher des alternances et des jobs.

Comment s’est passée cette période post-formation ?

Après un moment de recherche d’emploi, j’en ai eu marre de recevoir des refus avec la phrase type “On aime beaucoup votre profil mais vous n’avez pas assez d’expérience professionnelle”.

J’étais chez Pôle Emploi en même temps. Ils m’ont été très utiles et ils ont vraiment été sympas. Ils m’ont trouvé un POEC : j’ai suivi une formation “collective” sur le développement objet en Java avec l’ENI. Parfait pour compléter mon parcours avec O’clock, sur le papier.

J’ai suivi la formation, qui fut un fiasco complet. C’était une formation commandée par l’Etat et on sentait que c’était une contrainte. Je devais lire deux fois chaque cours et c’était fatiguant. Il m’ont fait passer une certification HTML/CSS, je n’ai pas du tout passé mon Titre Professionnel donc. Je suis reparti en recherche d’emploi avec la POEC dans les jambes. J’ai eu un peu moins de refus mais ce n’était toujours pas suffisant.

Pôle Emploi m’a rappelé et ils ont été très très efficaces. Ils m’ont aidé à trouver une POEI, une formation “individuelle” donc. On était 12, pour rentrer dans l’entreprise pour laquelle je bosse aujourd’hui : Imatech.

Après cet échec de formation, tu as donc rebondi sur un nouveau projet professionnel avec Imatech ?

Oui, il y a eu un peu de changement. Je ne suis pas développeur. Je suis helpdesk maintenant ! On fait de l’assistance aux assurances. Nous, on est l’assistance technique : tout ce qui est logiciel, Windows et autres.

Cette POEI était bien faite, on avait un formateur très motivé. Ça m’a rappelé les bonnes heures de O’clock, mais en présentiel. J’ai beaucoup appris sur Windows, PowerShell… J’ai désormais des connaissances côté hardware, ce que je n’avais pas du tout jusque-là. C’était super intéressant. Grâce à cette POEI, je peux faire du déploiement en réseau et en physique maintenant. C’était la même durée que O’clock, 6 mois, et la même quantité de contenus ! Le principe d’une POEI, c’est qu’il y a souvent une promesse d’embauche derrière, avec une période d’essai. Mon profil a été validé et depuis je suis technicien helpdesk de support pour les assurances !

Quelles étaient tes motivations pour te reconvertir dans le développement web ?

A la base, je voulais me former au développement de jeux vidéos. Sauf que très vite en me renseignant, grâce aux réseaux sociaux, j’ai pu découvrir à quel point c’était un domaine large, presque infini, qui nécessitait d’en être vraiment passionné. En ayant essayé dans le domaine des jeux vidéo, j’ai vu que je manquais d’expérience. Je me suis dit que j’allais commencer par du développement classique. En m’intéressant au dév web, j’ai eu un coup de pression, puis je me suis calmé : on m’a parlé de O’clock et l’approche me parlait bien. Je me disais que j’allais peut-être enfin comprendre quelque chose, c’était une lueur d’espoir.

Les langages web me paraissaient plus accessibles pour changer d’orientation.

Comment s’est passée ta formation ? Tu te sentais suffisamment préparé ?

Quand on m’a présenté O’clock, on m’a dit “Attention c’est extrêmement intensif”. Et c’était le cas. Je m’y attendais, j’étais prêt.

Comme j’apprends vite, je savais que je pouvais utiliser ça à mon avantage. Je n’étais pas plus ou moins prêt que les autres. Quand j’ai vu les questions techniques, je m’attendais à ça. J’ai même eu plus que ce quoi j’imaginais. Je ne me suis pas reposé sur des acquis, j’ai dû vraiment travailler. Et c’était bien !

Je n’en avais pas peur mais j’étais surtout en grande période de stress à ce moment-là. J’étais boosté par l’espoir et ça m’a permis de me focaliser sur la formation.

Selon toi, quels étaient les points difficiles de la formation ?

PHP, je n’ai vraiment pas accroché ! Au point d’avoir du mal à comprendre ceux qui se spécialisaient en Symfony. La formation, c’est aussi un rythme à tenir sur la durée. Il y a des jours où on a moins le moral que d’autres. Les formateurs et les camarades se soutiennent donc il n’y a pas de souci.

Tu gardes de bon souvenirs de la formation ?

Déjà, « Georges », notre projet de fin de formation bien sûr !

J’ai une anecdote, parmi d’autres, de JD qui faisait les cours de React. Un jour après un petit bug du Cockpit, on s’est retrouvés sur Discord. On discutait, on est restés après le cours. Il nous a parlé de “l’après O’clock” pour nous préparer à la suite. Il voulait nous protéger des grandes boîtes. S’en est suivi un photomontage de JD, guidant le peuple.

JD guidant le peuple

Quand est-ce que tu t’es rendu rendu compte que finalement, le développement web pur n’était pas pour toi ?

Honnêtement : le dernier jour de la formation. J’ai eu une grosse crise d’angoisse, mélangée à une grosse crise de nerfs. La fatigue de la formation n’aidant pas, je me suis dit qu’il fallait que j’arrête.

Je connaissais le mythe des entreprises qui demandaient 15 ans d’expérience dans un langage qui existe depuis 5 semaines et je savais que mes expériences professionnelles n’étaient pas assez longues pour être considérées comme existantes. J’appréhendais un peu et le fait que la formation se termine, c’était un mélange d’ingrédients qui a fait que j’avais ce besoin, une nouvelle fois, de changement.

Lorsque tu as rencontré des difficultés et des doutes, est-ce que tu t’es tourné vers l’équipe pédagogique pour en parler ?

Pas vraiment ! L’équipe pédagogique; à l’époque, n’avait pas grand chose à voir avec O’clock aujourd’hui aussi, il faut le préciser.

Mais non, au contraire, je ne me suis pas tourné vers eux puisque c’était très personnel. J’ai estimé qu’ils nous avaient bien formés, bien encadrés, c’était mon choix à moi.

Même si ta reconversion ne s’est pas achevée comme prévu initialement, tu as l’air d’avoir gardé un bon souvenir !

Mine de rien, c’est une expérience qui permet de grandir. Les valeurs et “l’ambiance O’clock” aident à avoir une mentalité professionnelle tout en gardant le côté humain. Et ça, ça fait plaisir.

A priori, même si tu n’es pas développeur, tu voulais quand même rester dans l’informatique. Qu’est-ce qui te plait dans ton métier de helpdesk ?

J’ai gardé ce côté débugage. Dans le helpdesk, je passe mes journées à résoudre des problèmes. C’est ça qui me plaît, j’ai toujours cet aspect que je voulais : aider des gens.

Je ne fais pas du helpdesk niveau 4 mais je peux résoudre des petits problèmes. Si je n’y arrive pas, c’est que je n’ai pas les outils, les accès ou que ce sont des spécialistes qui doivent s’en charger.

Je suis comme un médecin généraliste de l’ordinateur. Quand on arrive chez le médecin, il pose son diagnostic. S’il peut te soigner, il te fait une petite prescription. Sinon, il te redirige vers un spécialiste.

As-tu des conseils pour les autres étudiants qui pourraient emprunter le même chemin que toi ?

Mon conseil serait : prenez ce que vous pouvez prendre, même si la destination finale n’est pas celle prévue. Dans l’informatique particulièrement, on peut se servir de tous les apprentissages en logique, ça sera utile dans tous les cas. Gardez cette mentalité, gardez le moral, la tête haute et vous allez vous en sortir ! Toutes les expériences sont bonnes à prendre.

C’est un virage, pas un accident de parcours.

Après le paysagisme, le développement web, tu as trouvé ta voie dans le helpdesk ?

J’aime énormément le helpdesk donc effectivement j’ai trouvé ma voie. J’arrive à trouver de la polyvalence dans le poste et c’est ce que je recherche donc ça me va bien.

J’ai peut-être trouvé ma voie, mais il n’est pas exclu que je puisse changer d’entreprise. C’est une superbe boîte, on est dans une petite branche d’un grand groupe. Un mélange de grosse entreprise et d’ambiance start-up. L’ambiance me plaît beaucoup, mais une grosse boîte a aussi ses défauts… Et ses avantages. J’adore mon métier, avec son côté humain.

L’orientation ou la reconversion est une décision parfois difficile à prendre et il est important de bien réfléchir et de mesurer l’ampleur de ce projet pour changer de vie. L’école O’clock prend un soin tout particulier pour vous informer sur les embûches que vous pouvez trouver sur ce chemin, vous préparer au rythme de la formation et faire de la pédagogie autour de la vocation de développeur web. Une re-re-reconversion n’est donc pas impossible. Voilà de quoi redonner de l’espoir à celles et ceux qui peuvent douter ! Merci à Dorian pour ses précieux conseils.
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