#Recrutée : Émilie, développeuse web junior

Photo d'illustration
27 août 2020
Trois semaines après la présentation de son projet de fin de formation, Émilie était déjà en poste chez Neolink. Elle n’était pourtant pas dans le bain du code mais sa reconversion professionnelle est réussie ! Elle nous raconte son virage à 90 degrés, le tout, avec une pointe de détermination.

Hello Émilie ! Tu vas bien ?

Salut ! Ça va bien merci !

Avant de parler de ton recrutement, revenons un peu en arrière, peux-tu nous raconter ce que tu faisais avant O’clock ?

Avant O’clock, j’étais préparatrice en pharmacie et je travaillais dans un hôpital. C’était donc une grande reconversion.

Comment es-tu tombée dans la marmite du développement ?

Je suis le genre de personne qui essaie plein de trucs différents dans sa vie. Depuis quelques années, je disais à mon mari « Un jour je vais tout plaquer et je vais aller dans l’informatique » mais sans trop savoir pourquoi ou comment… Je ne pensais pas être assez douée pour me permettre ça, aussi.

Un jour où, avec mon équipe de travail, on se faisait enguirlander pour une pause un peu trop longue, j’ai vu passer une info d’un groupement numérique de Pôle Emploi. C’était un signe. J’ai découvert une autre école, la Wild Code School à côté de chez moi, dans laquelle je n’ai pas réussi à rentrer. Mais tout ce que j’ai appris pour rentrer dans cette école m’a servi pour passer mon Chemin vers O’clock après.

Tu avais donc envisagé une reconversion dans une école physique ?

Oui, la Wild Code School propose un format plutôt similaire à O’clock et surtout, dans mon département, ce sont eux qui ont les financements Pôle Emploi.

Je me suis plantée à l’entretien technique. C’était une découverte pour moi et on m’a posé des questions de dingue sur Python. J’étais tellement stressée que mon cerveau a fait un blackout et on m’a dit « Tu n’as pas le niveau ». J’ai compris après que c’était du stress, pas un problème de niveau. Ma préparation pour cette école m’a permis de m’entraîner pour O’clock.

En commençant la formation avec O’clock je n’étais pas complètement à la ramasse, j’avais quelques bases. On essaie par nous-même avant la formation mais tout le monde n’est pas capable de démarrer seul. On pense bien démarrer, mais on enregistre des mauvaises pratiques.

Tu es tombée dans quelle promo chez O’clock ?

Titan ! A la base j’ai obtenu un financement pour le Socle auprès de Pôle Emploi, avec le projet de continuer en alternance. Malheureusement, l’alternance s’est arrêtée pendant le Socle donc j’ai dû me battre avec Pôle Emploi pour obtenir le financement de la spécialisation.

J’ai tellement harcelé ma conseillère Pôle Emploi qu’elle a bien vu que j’étais motivée. Au final, 3 semaines après la fin de la formation, j’avais un emploi. Elle m’a dit « C’est génial, j’adore les gens comme vous, j’en veux que de comme ça. »

Il ne fallait pas lâcher et il fallait des dossiers solides. Mais j’ai bien eu le financement total de ma formation, malgré le fait que d’autres écoles étaient « prioritaires » et que l’alternance ne soit plus possible. J’ai fait un tableau avec pleins de chiffres en expliquant : la première école vous coûte tant, vous financez tant, si on recommence pour changer d’école, vous perdez tant, si on continue, vous arrivez au même montant… Il a fallu y aller !

Merci pour ce bel aperçu de ton passé, parlons présent maintenant ! Tu en es où ?

Je suis en CDI depuis quelques semaines chez Neolink. J’ai fait un CDD de 6 mois pour tester. C’est vrai que même si O’clock nous apprend beaucoup de choses, on reste de grands débutants pour la plupart d’entre nous. Certes les niveaux sont disparates dans une classe, pendant qu’on apprend à faire du 4 pattes, certains couraient déjà.

Mon entreprise part justement du principe qu’on est de grands débutants après une reconversion. Ils voulaient voir comment j’allais évoluer. Ils ne se sont pas dit « On va leur ouvrir la porte et les jeter dans le précipice », comme ça peut arriver dans d’autres boîtes.

Pour mon profil, c’était : si j’évolue = je suis intéressante. Ça a été le cas et on m’a offert un nouveau contrat sachant que j’ai encore beaucoup à apprendre.

Même si en ce moment tu es en télétravail, tu as signé un contrat en présentiel ?

Oui ! L’avantage c’est que nous avons nos PC individuels. Dès qu’on a senti le confinement arriver, on a configuré tous nos ordinateurs pour bosser de chez nous et, si besoin, récupérer du matériel au bureau tant que c’était possible.

L’avantage c’est qu’après O’clock, j’avais tout le matériel : clavier, écrans, etc. Je suis contente car j’ai mes 4 chats et mes 2 chiens avec moi comme pendant la formation. Certains collègues me le font remarquer quand je n’ai pas au moins un chat avec moi en visio !

Une partie de la ménagerie d'Emilie
Une partie de la ménagerie d’Émilie.

Entre deux boules de poils, comment s’est passée la recherche d’emploi ?

Je fais partie des gens qui ont eu une bonne étoile. J’avais tellement peur d’être sans emploi à la sortie de la formation, qu’au début de l’Apothéose, j’ai commencé à regarder les offres dans le Slack Pro de ma région. Si je voyais un truc qui me tentait, j’envoyais une candidature.

Au total, j’ai dû envoyer une dizaine de candidatures et je n’ai eu qu’une seule réponse. C’était Neolink.

Ils m’ont proposé un entretien la dernière semaine de l’Apothéose. Le vendredi, j’ai présenté mon projet de fin de formation, le lundi suivant j’étais en entretien et quelques jours après… J’avais le oui officiel. Louise, chargée de placement chez O’clock, m’a briefée sur les entretiens et ça s’est bien passé.

Je n’ai pas eu de tests techniques de dingue (qui m’angoissent encore aujourd’hui), j’ai eu la chance d’avoir deux pages de code où l’on m’a demandé de trouver l’erreur.

C’était des « if » imbriqués dans des « if ». Je me suis dit qu’il devait manquer une accolade, un point-virgule, un truc de base. Ce n’était pas ça mais ça aurait pu l’être, voilà ce qu’on m’a répondu.

J’ai aussi eu un test de logique, c’était drôle. Je m’explique : il y avait 3 tests et j’en ai résolu qu’un seul. C’était un gâteau, que l’on devait couper avec seulement 3 coups de couteau en 8. Normalement les gens le coupent en 2 et en 2 puis dans la hauteur et ça fait 8 parts de tailles égales. Je me suis compliquée la vie encore une fois, j’ai coupé en 2, j’ai remis les parts les unes sur les autres et j’ai recoupé en 2. Et ça, deux fois. J’avais 8 parts de taille égale.

Mon directeur m’a regardé et m’a dit « Personne ne m’a proposé ça avant. ». Ils cherchaient des gens qui sortaient du cadre et voilà, le feeling est très bien passé.

Je n’étais peut-être pas la candidate avec la meilleure technicité, mais mon parcours, l’expérience et j’espère, qui je suis, ont fait que je suis en poste aujourd’hui.

Tu te sentais comment au moment de postuler ?

Je n’étais pas du tout confiante. J’ai tenté en me disant que c’était un premier test. Pour moi, il n’allait pas se passer grand-chose, soyons honnêtes, je n’avais pas le niveau à mes yeux.

Quand je vois ce que ça donne 6 mois plus tard, j’étais sur la ligne de départ du niveau que j’ai aujourd’hui et la marge de progression est encore grande.

J’ai toujours eu la niaque et j’ai été honnête pendant les entretiens. Je sais qu’il me manque des connaissances mais je ne vais pas m’arrêter là. Je veux continuer à apprendre. Si, à terme, on me demande de me former à d’autres langages, je suis preneuse ! J’ai refusé pour le moment de toucher à d’autres technos car je veux maitriser les 3 technos que j’utilise aujourd’hui. C’est personnel mais je veux avoir un sentiment de maîtrise complète, même si je n’oublie pas que ça évolue toujours.

Tant que je ne suis pas complètement autonome, que j’ai besoin de mes collègues pour répondre à mes questions et qu’ils me donnent la solution évidente que je n’ai pas vu, je n’ai pas le niveau selon mes critères. Il y a des choses sur lesquelles je n’ai pas encore le réflexe et pour moi, le réflexe, c’est la maîtrise. C’est comme pour conduire une voiture, tout en ayant conscience qu’il y a toujours les paramètres extérieurs.

Qu’est-ce que tu fais au quotidien ?

Je suis dans l’équipe PHP. On est sur le maintien et le développement du site. Ça va être tous les bugs trouvés en production, les tickets testés avec des erreurs et le reste, c’est du développement en fonction des besoin clients.

Pour résumer : notre site s’adresse aux bénéficiaires du RSA. Les départements et régions nous demandent un site pour aider à la réinsertion de ces bénéficiaires. Des travailleurs sociaux, des recruteurs ont accès à notre site, ainsi que les bénéficiaires du RSA et/ou les demandeurs d’emploi. Il y a une base du site, commune, mais chaque département a ses exigences. On code donc des fonctionnalités selon les besoins des clients. Mon rôle c’est de répondre au demande des clients: “Émilie, il faudrait une nouvelle section dans le formulaire”, par exemple.

Je suis dans la catégorie bébé dev. On est nombreux à être issus de reconversion, c’est une entreprise qui a une vision sociale et j’adore. Je suis issue du monde médical, la vision humaine, c’est très important pour moi.

Quelles technos utilises-tu au quotidien ?

Principalement PHP, JS, MySQL, jQuery… Pour le moment, je jongle avec ça.

PHP coule dans mes veines, JavaScript beaucoup moins alors c’est cool. Ça se voit quand il y a un ticket PHP : je vais beaucoup plus vite que si c’était du jQuery, mais en jQuery, j’avance tout de même !

Je le vois aujourd’hui, j’ai évolué et ça fait du bien quand je retourne sur un développement fait les premières semaines et que je peux le refaire, en mieux.

J’avais tendance à me compliquer la vie. Je passais par Rome et Versailles pour aller à Londres. Maintenant je passe toujours par Rome et Versailles pour aller à Londres mais je fais moins de pauses sur la route !

Comment se sont passés tes premiers pas dans l’entreprise ?

C’était difficile. Entre « Je n’y arriverai jamais de toute façon », « Je n’ai pas le niveau » et mes débuts sur un nouveau framework qui est propre à mon entreprise, il fallait comprendre la logique… On a tous notre capacité d’apprentissage et de compréhension et parfois j’étais dans un flou total de ce qu’on attendait de moi. Plus les jours avançaient, plus j’appréhendais la logique, le système, tout doucement j’avançais. Ça fait plaisir, même si je ne sais pas tout après 6 mois, d’avoir la réponse quand quelqu’un vient nous poser une question sur un domaine qu’on maîtrise maintenant.

Tu as trouvé ta place facilement dans l’équipe ?

Oui ! Je suis ravie de ne pas avoir eu un stage-café comme certaines camarades m’ont raconté, surtout quand on est des femmes.

Je suis un peu comme un infirmier chez les infirmières.

Souvent, on parle des femmes dans l’informatique comme reléguées au rang de secrétaires. J’ai la chance d’être, certes, la seule femme développeuse de mon entreprise, mais je suis bichonnée. Un peu comme l’exemple de l’infirmier chez les infirmières, j’ai l’impression d’apporter une autre vision à l’ensemble. Je remercie mon entreprise pour ça et tous mes collègues parce que j’ai l’impression d’être un coq en pâte.

Je n’ai pas l’impression de faire une différence parce que je suis une femme dans mon travail. Peut-être que pour eux, il y en a une, mais je ne la vois pas. Je suis juste une collègue, juste un être humain. Si un collègue va chercher un café et qu’il voit que je ne bouge pas, il va me proposer et vice-versa. Je n’ai pas le rôle de la cafetière et je sais que ce n’est pas le cas pour toutes les femmes.

Tu as eu reçu le soutien de tes collègues au départ ?

Je pourrais presque dire que j’étais lâchée dans la nature mais pas vraiment. On m’a confié une mission, j’ai dû étudier la doc, chose très indigeste, et autant dire qu’après une journée à lire ça, je n’ai pas intégré grand-chose… Je me suis alors jetée dans le grand bain et là, j’ai appris beaucoup de choses. J’avais des référents pour les tickets. A l’heure actuelle, je sais vers qui me tourner selon la zone sur laquelle je travaille. J’ai la chance d’avoir une équipe assez collaborative et s’il y a une question, que ce soit mon chef d’équipe ou d’autres développeurs, ils sont tous ouverts aux tutoriels. A défaut d’avoir une doc papier complète, on a des gens ouverts, hahaha !

Je copie-colle des petites infos depuis mon arrivée, même des infos bateaux, mais ça me rassure quand je n’ai pas testé depuis 2 mois quelque chose, de relire ma propre doc.

Tu considères que ta reconversion est terminée et réussie, maintenant que tu es en CDI ?

Réussie oui, terminée, non. Il y a encore beaucoup de chemin.

Il y a trop de paramètres que je ne connais pas. Je suis dans un nouveau métier donc peut-être que dans 20 ans, je te dirais oui.

On s’était dit rendez-vous dans 20 ans… Même jour, même heure, même Slack… Si, vous aussi, le parcours d’Émilie vous donne des étoiles dans les yeux, mais que vous n’avez aucune idée de ce qu’est O’clock, découvrez nos formations par ici.
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O’clock, l’école de développement web nouvelle génération