Kévin s’est laissé séduire par le téléprésentiel… et c’était pas gagné.

Communauté
3 septembre 2019

Régulièrement nous avons des témoignages d’étudiants déjà conquis par le format téléprésentiel. Pour certain(e)s d’entre-eux c’est même la solution pour leur orientation ou leur reconversion. Sorti de nulle part (bon si, du Slack Titan mais c’est moins magique), nous avons reçu un message un peu inhabituel : celui de Kévin, un breton arraché à ses effluves beurrées. Maintenant exilé à la capitale, il a changé de voie pour débarquer dans la promo Titan en mai 2019.

Après 10 ans dans la banque, il avait une situation stable et était très réticent au format téléprésentiel avant de s’inscrire. “Comment ça réticent au téléprésentiel ?! Il a une passion pour la ligne 13, c’est ça ?” vous demandez-vous… Eh bien, nous aussi. En lui posant quelques questions, on s’est vite rendu compte que non, sa passion ce n’est pas la ligne 13.

Pour le reste, on va laisser le micro à Kévin.


Salut Kévin ! Merci d’avoir accepté de prendre un moment après tes cours pour témoigner par ici. Est-ce que pour ouvrir le bal, tu peux nous dresser un peu ton propre portrait s’il-te-plaît ?

Avant de débuter O’clock, j’étais conseiller patrimonial en banque depuis 10 ans, j’ai fait un BTS Assurance et Banque en alternance et j’ai été embauché dans la foulée. Je suis resté 2 ans en Bretagne mais j’avais l’impression d’avoir déjà fait le tour. En 2012 j’ai cherché à Paris dans une banque dite patrimoniale jusqu’en 2018 où j’ai arrêté.

Tu m’as dis que tu as fait un bilan de compétences ? Quelles étaient tes motivations pour faire ce bilan et le résultat ?

Cela faisait 1 an et demi que mon job ne me plaisait plus trop. Ce n’était pas bon pour moi ni mon employeur alors j’ai commencé à réfléchir de mon côté. Développeur web me tentait car j’ai des amis dev qui m’en parlaient souvent. Mais il y a encore un monde entre l’idée qu’on se fait d’une reconversion et la réalité. J’ai donc utilisé un CPF pour faire un bilan de compétences de mai jusqu’en septembre 2018.
Les échanges avec mon interlocuteur pour le bilan de compétences m’ont conforté dans mon choix. Tout ce qu’il me disait, au fil des discussions, renforçait mon envie de devenir développeur.

Le bilan de compétences, ce n’est pas une solution clé en main mais c’est une bonne orientation. Pendant ces discussions, il m’a encouragé à faire des recherches sur les différentes écoles. J’ai fait les portes ouvertes de l’Ecole Multimédia à Paris, ça ne m’a pas plu. Ensuite sur Paris, le Wagon, Wild Code School, 3WA … Mais 3 mois, c’était pas assez pour moi. Finalement, je suis tombé sur O’clock. J’ai apprécié le ton mais je l’ai très vite éliminé à cause du téléprésentiel.

Pour quelles raisons tu étais réticent au téléprésentiel ?

Parce que j’étais pas un élève attentif en cours 😅

J’avais l’habitude d’écouter les voisins et le prof en même temps. Je me disais que chez moi, j’ai toutes les distractions autour, ça pouvait être gênant dans le suivi et la concentration. En plus, j’ai tenté un peu les MOOC sur OpenClassrooms avant de me lancer chez O’clock. C’était mes premiers tests pour voir si ça m’allait. HTML, CSS, un peu de JAVA, ça se passait bien mais rapidement, je trouvais quelque chose d’autre à faire que le MOOC. C’est pour ça aussi que j’ai fait les portes ouvertes à l’École du Multimédia de Paris. Ça ne m’allait pas. Pas tant pour l’environnement mais plutôt pour le programme : les cours mélangeant marketing, comm’ digitale ne me plaisaient pas. Ajouté à ça le coût élevé de la formation…

Je suis retourné sur le site de l’école O’clock plusieurs fois : la durée de 5 mois me plaisait, le programme détaillé sur le site et l’aspect spécialisation. J’avais l’impression que les autres écoles c’était : on vous donne des bases et on vous lâche. Avec O’clock c’est plutôt : on vous apprend les bases, vous approfondissez, on répond à vos questions, on fait un site, on fait un projet et on peut aller faire un stage. On ne nous lâche pas.

Plus j’ai éliminé des écoles, plus l’argument du téléprésentiel perdait de son importance dans la balance.

Pour être honnête, sur Internet ça devient suspect quand on voit tous les avis positifs sur l’école.

On cherche l’avis négatif mais on ne trouve pas, normalement c’est 3 à 6 mauvais commentaires pour 1 positif. J’ai même cherché des étudiants sur Linkedin et voir ce qu’ils étaient devenus, vérifier qu’ils étaient en poste et finalement oui, ils étaient bien diplômés et embauchés. En débutant la formation, j’ai vu moi aussi que la pédagogie était super et qu’on était pas passif, on était même carrément actif pendant les cours.

Le côté, « on est sérieux sans se prendre au sérieux » m’a permis de faire ce choix de proposer ma candidature. Malgré le fait que certains de mes proches me disent “Téléprésentiel ? Non n’y va pas” , “À distance, c’est pas bien”On confond souvent avec les MOOCs. J’ai même un ami dans la formation qui m’a déconseillé de tenter l’expérience. Mais comme je suis têtu, je lui ai répondu “Ok, on verra qui a raison”.

formation-téléprésentiel-développeur

Au final : est-ce que le métro te manque ?

Oh non, j’ai résilié mon Navigo, je suis en vélo dans Paris maintenant 😄

Au quotidien, est-ce que tu profites des avantages du téléprésentiel qui te rendait sceptique au début ?

Oui ! J’ai toujours été quelqu’un qui se réveille deux heures avant les cours ou le travail pour prendre le petit dej tranquille ou aller courir. Donc depuis O’clock, je ne me lève pas plus tard mais je profite bien. Notamment, pendant la canicule dans le métro.

Ça montre aussi sur un CV que l’on sait travailler depuis chez nous, on montre qu’on sait suivre des instructions à distance, monter un projet, travailler en équipe, créer un site, mener une présentation, etc.

Sur le plan pédagogique et apprentissage, est-ce que tes doutes sont tombés rapidement aussi ?

Je dois dire que j’ai été super surpris par la pédagogie. J’ai directement compris avec le Slack d’entrée et tout le suivi derrière.

Finalement, en physique, il y a des détails négatifs qui peuvent peser dans la balance alors que le téléprésentiel gomme tout ça. Par exemple, c’est beaucoup plus facile de prendre la parole en téléprésentiel, qu’en physique. (même si j’avoue que, parfois, je parle trop). Lors des premiers cours, les profs font attention à bien répondre à toutes les questions et à faire des sondages pour vérifier que tout le monde suit bien. On oublie vite qu’on est chez soi finalement. On est actif pendant le cours, c’est interactif. Je dis pas que parfois, je lâche pas 15min quand j’ai terminé un exercice plus tôt mais rapidement quand je retourne sur l’ordi, je me dis que c’était un peu bête.

Le travail collaboratif s’en retrouve changé également même si, là aussi, je pensais pas être le plus compétent. J’avais du mal à déléguer et quand on est celui qui regarde et pas celui qui code en pair-programming, on apprend à déléguer. Parfois, on a des petits soucis techniques comme le PC qui plante mais ce que je pensais être le plus gros inconvénient chez O’clock, c’est finalement le point positif. Je suis du genre très sceptique et je veux toujours tout vérifier. Finalement, mes doutes se sont très vite dissipés.

ordinateur-developpeur-téléprésentiel

Est-ce que jusque-là tu as rencontré des difficultés, un problème lié au télépr…

Oui !

C’était rapide comme réponse !

Oui alors, effectivement, la formation est intensive et il y’a des périodes où on ne comprend pas pendant des jours et un matin, hop c’est le déclic ! Ça a été mon cas avec ces foutus boucles. J’ai eu de la chance de ne pas trop ressentir de difficultés pendant les 5 premières saisons. Après, ça c’est compliqué un peu. En fin de saison 6 [Le programme est divisé en « saison », NDLR] je suis arrivé à une sorte de saturation de l’écran. À force de passer la journée devant, j’ai eu une petite baisse de motivation la semaine dernière.

Il y a peu, on nous a partagé une vidéo présentée par les anciens étudiants embauchés. La première élève très dynamique qui présentait, disait qu’il fallait prendre une pause, c’était une obligation et que son employeur imposait ces pauses. Je comprends très bien pourquoi maintenant ! Il faut se laisser le temps de respirer et de changer d’environnement. J’ai de la chance, je n’ai pas d’enfants, pas de grosses obligations (je ne sais pas comment font ceux qui ont des enfants …). C’est donc plus facile à gérer.

Ma montre de sport compte mes pas et parfois c’était même pas 100 pas par jour. Finalement, j’ai compris que mon approche n’était pas la meilleure. Cette petite baisse de motivation me permet de faire le point sur ce que je peux encaisser, savoir où sont mes limites physiques et mentales. Bon, au final, c’est un point positif.

Tu es donc complètement piqué par le téléprésentiel au final ! Et tu as commencé à réfléchir à l’après ?

Après mon coup de mou, j’ai commencé à réfléchir : je me disais : «Est-ce je ne vais pas traverser la même période de démotivation après trois mois en poste, comme pendant ma formation ?»

Les doutes, c’est normal. D’ailleurs, on a été averti avant la formation. On essaie au maximum de communiquer et de partager nos doutes dans le Slack entre étudiants. C’est toujours bien d’en lire, ça rassure. J’ai commencé à regarder les offres d’emploi sur Paris et en Bretagne car comme tout bon breton, au bout d’un moment, je veux rentrer à la maison.

Même si on voit plus de front jusque-là, on a plutôt bossé sur le côté back donc je me débrouille mieux en PHP. Au début, j’avais du mal à me mettre du côté utilisateur. Mon meilleur ami est dev React et forcément, il vend bien la techno. J’ai regardé, sur Paris, il y a plus d’offres React mais je veux garder mes options ouvertes. C’est encore flou pour moi.

Je vais voir la présentation des spécialisations et je verrais. Après le projet et le titre, j’ai bien envie de trouver un stage même si c’est plus simple de trouver un emploi qu’un stage dans ce métier (problème de riche).

Et … Un retour dans le domaine de la banque ?

(Vous n’avez ni le son ni l’image mais un visage a rarement été aussi expressif; NDLR)

Non. Clairement non. En tant que dev ça serait assez ironique, tant qu’on me demande pas de vendre et d’être en contact avec le client. Quand je suis parti, je me disais que même si la formation me plaisait pas, je ne retournerais pas dans ce secteur.

Un autre domaine qui te fait envie peut-être ?

Non pas vraiment. Je ne suis pas fermé car j’ai encore beaucoup à apprendre. Pour le moment, je n’ai pas assez de connaissances pour me mettre des barrières ou avoir des préférences. À partir du moment où je code, je vais apprendre. La route est encore longue. Je regarde les offres d’emploi et y’a des compétences que je ne connais pas encore. Le fameux syndrome de l’imposteur, on nous avait prévenu mais je me projette encore difficilement dans la vie professionnelle. C’est aussi pour cette raison que je veux trouver un stage.

Tu es arrivé chez O’clock avec quel bagage de code ?

Un an avant de m’inscrire, j’ai fait un peu de HTML/CSS et un peu Java sur OpenClassrooms. Mais en une semaine, j’ai appris plus et mieux chez O’clock. Rapidement, j’ai appris à bien utiliser ce que j’avais compris avant.

Récemment, j’ai vu passer une question : « Quelle est la plus value de O’clock face à OpenClassrooms ? » (ou autre MOOC, on va pas faire de favoritisme)

La différence, c’est que les cours en MOOC nous donnent une tonne d’infos à ingérer mais parfois, on digère mal. Alors que chez O’clock, on nous donne une tonne d’info mais on nous apprend aussi à bien assimiler, apprendre et à trier.

Un prof a posé une question l’autre jour, il proposait deux solutions qui fonctionnaient et on devait déterminer quelle était la bonne de la mauvaise pratique. On voit les profs forcément un peu comme des dieux mais c’est toujours rattaché au milieu pro, on apprend des choses réelles.

Est-ce que tu as senti une vraie différence entre les saisons ? Une évolution ?

Une évolution exponentielle, clairement oui. J’ai quelques amis dev à qui je raconte un peu ce que je vois, quand je parle de MVC ils me disent “Ah ouais, vous voyez ça, c’est cool !”. Ils voient qu’on va plus loin que la base, qu’il y a une vraie projection dans le monde de l’entreprise. Maintenant on peut plus aller sur un site sans se demander comment c’est codé. Là où la formation rend compliquée la projection c’est que l’on voit beaucoup de PHP qui joue sur le front via le MVC mais qui n’agit pas directement sur les interactions users comme le JS. Je suis plus à l’aise avec le back en général. Pour gérer du front, là je dois me faire violence pour bosser le week-end.

On s’aperçoit de l’évolution qu’en ayant un regard sur l’ensemble. Au début, on a la tête dans le guidon et la difficulté est graduelle et bien gérée. Aujourd’hui, quand je galère sur quelque chose, je me dis que ce que je ne savais pas faire il y a 3 semaines, je sais désormais le faire. C’est devenu un automatisme. C’est en prenant du recul et en soufflant qu’on voit qu’on apprend vite.

Tant mieux, tu sembles ravi de tout ça. Est-ce que avant de te laisser partir retrouver tes exercices et challenges, tu as le petit mot de la fin ?

J’ai envie de dire que ce qui me rendait sceptique au début, c’est les plus grands avantages que je rencontre aujourd’hui. J’avais tellement de doutes avant de me lancer, j’avais une situation stable et je veux que ceux qui veulent changer d’orientation et qui ont une situation stable aussi sautent le pas.

J’ai lu tous les témoignages du site, en long et en large et ça aide. J’ai l’impression que les meilleures pubs sont celles des étudiants. Je désespère pas de trouver un truc négatif à dire un jour. On sent que O’clock est créé dans une volonté d’apprendre à apprendre, pour répondre à un vrai problème pédagogique.

On va plus loin, on optimise et on s’en aperçoit dès l’arrivée dans la formation. Le nombre de fois où je me disais “Mais pourquoi on nous fait faire ça ? A quoi ça sert ?”. Après, on voit l’intérêt de chaque élément : on va pas nous dire “On va vous apprendre ce qu’est un framework PHP”, on va nous faire coder dans le dur pour comprendre le pourquoi du comment.

Voilà pourquoi je voulais témoigner sur le site, pour montrer aux autres dans des situations stables, qui sont réticents au téléprésentiel qu’il faut se lancer. Si je devais avoir un mot à dire c’est “Sautez le pas.”

Merci Kévin d’avoir partagé avec nous ton parcours et on espère que tu vas repasser par ici pour nous raconter une embauche un de ces jours ! Bonne continuation !