Maxime nous parle pédagogie

Communauté
7 novembre 2016
L’école O’clock, vue par ses fondateurs : acte 1 ! On commence avec Maxime, directeur de la pédagogie qui nous parle de son rôle au sein de l’école, de la particularité du programme et de la manière d’aborder l’apprentissage chez O’clock.

Interview de Maxime – directeur pédagogique chez O’clock

Hello Maxime ! On va commencer, très classique : peux-tu te présenter ? Qui es-tu ? Ton parcours ?

Hello Anthony ! Merci de me recevoir sur le blog. Même si je dois avouer me sentir chez moi par ici, car c’est moi-même qui ai été chargé de développer le site sur lequel sont écrites ces lignes. 🙂

Je m’appelle Maxime, j’ai 27 ans, et vous l’avez compris, je suis développeur web. Depuis le jour où j’ai découvert ma première balise html, je n’ai pas lâché cette passion pour la conception web et la programmation en général. 14 ans plus tard — après avoir développé en tant que freelance, créé une agence web ou encore une start-up — me voilà co-fondateur de O’clock, pour transmettre cette même passion à mon tour.

Tu as été formateur dans plusieurs écoles de développement web avant de co-fonder O’clock. Qu’est-ce qui t’as poussé à tout plaquer pour créer ta propre école ?

J’ai fait mes premières armes au sein de mon agence web, lorsque je formais mes clients à utiliser les outils que je leur avais développés. Selon le développeur qui formait à l’outil et selon le client formé, j’ai constaté l’importance des problématiques pédagogiques, et à quel point un bon développeur ne faisait pas forcément un bon formateur.

C’est pendant cette période que je me suis découvert un réel attrait pour la formation. Très vite, j’ai pris autant de plaisir à développer qu’à voir le sourire de mes clients en découvrant la facilité d’utilisation de l’interface que je m’étais efforcé de concevoir. Je me suis donc libéré du temps pour donner des cours. Des écoles web spécialisées aux formations pour débutant.

Si j’ai beaucoup aimé ces expériences, j’ai pu constaté les limites d’une école traditionnelle, peu adaptée à l’apprentissage du code. Le désir de créer une école d’un nouveau genre m’est donc venu naturellement. Une école pensée pour cette discipline toute particulière qu’est le développement web. Après en avoir discuté avec Dario, qui avait déjà fondé deux écoles mais qui était décidé à faire encore mieux, l’idée s’est concrétisée.

Aujourd’hui, tu es en charge de la pédagogie chez O’clock, quel est ton rôle exactement ?

Nous avons créé O’clock en partant de zéro. Même si j’avais plusieurs années de formations dans la tête, l’idée était de repartir d’une feuille blanche, et se poser la question : quelle est la meilleure façon d’apprendre le développement web ?

Une question qui en a amené bien d’autres : combien de temps faut-il pour atteindre un niveau opérationnel ? A quel rythme ? Quels langages ? Quelles façons de les aborder ? Comment générer chez l’étudiant bien-être et motivation ?
Toutes ces questions ont des réponses aujourd’hui. Un travail titanesque qui m’a pris plusieurs mois !

Désormais, mon rôle est opérationnel. Il s’agit notamment de créer les contenus pédagogiques : cours, supports, exercices, projets, etc. Je travaille en relation avec Lucie — notre responsable technique — pour développer la plateforme pédagogique afin d’améliorer continuellement l’interaction entre formateurs et étudiants. Je travaille également avec Dario, pour les questions de certification et de reconnaissance de notre cursus. Et bien entendu, je travaille avec toi Anthony, pour faire connaître au monde notre pédagogie innovante !

Nous avons adapté l’école au développement web, plutôt que d’adapter le développement web à l’école.

Justement, au niveau pédagogique, qu’est-ce qui différencie O’clock d’une autre école de dev ?

A l’aube du projet, nous n’avions qu’un seul objectif : essayer de créer une école de développement web de qualité. Tout ce qui fait que O’clock est O’clock aujourd’hui est une conséquence de cet objectif ; toutes ces décisions ont été prises dans le but de créer la meilleure expérience d’apprentissage possible. Nous avons adapté l’école au développement web, plutôt qu’adapter le développement web à l’école. Je pense que c’est profondément cela qui nous différencie.

A commencer par notre format : nous n’avions pas pour but de créer une école à distance. Simplement, le téléprésentiel s’est imposé comme le meilleur système aujourd’hui. Il permet une immersion totale de l’étudiant dans une communauté, aux côtés de ses camarades et de ses formateurs, tout en conservant une ambiance conviviale et agréable : son chez-soi. C’est un peu un internat à distance ! 🙂

Est-ce que cette méthode à distance a un impact direct sur la manière d’enseigner ? Quelle est la valeur ajoutée de la formation en téléprésentiel ?

Le téléprésentiel permet tout un lot d’innovations pédagogiques. En plus des avantages évidents d’étudier de chez soi (bien-être, pas de transports, moins de fatigue, vie de famille, coder en chaussons…), ce format nous apporte une flexibilité accrue.

Qui dit téléprésentiel, dit numérisation de tous les échanges. Chaque question et réponse est enregistrée, pas besoin de se répéter pour le formateur, pas besoin de prendre des notes pour l’étudiant. Un bout de code à recopier au tableau ? Aucun souci, on a directement accès à l’éditeur de code du formateur, qu’on peut parcourir et copier-coller si besoin.

Pour le formateur, c’est aussi tout un tas de données que l’on peut récupérer sur la classe : des sondages par chat pour savoir si une notion a été comprise, visionner instantanément l’écran d’un étudiant qui demande de l’aide, ou encore d’établir un suivi de progression individuel afin de personnaliser la relation avec chaque étudiant.

horloge o'clock telepresentiel
Le téléprésentiel chez O’clock : on travaille à distance, ensemble et au même moment.

On parle souvent de “pédagogie” (l’art d’éduquer les enfants) alors que la formation O’clock et bien d’autres, s’adresse aux adultes. Ne devrions-nous pas alors parler d’andragogie (l’art d’éduquer les adultes) ?

Nous utilisons nous-même le mot “pédagogie”, puisqu’il a perdu son focus sur l’enfant dans le langage courant, et désigne désormais l’art d’éduquer en général. Mais si je comprends bien la question qui se cache derrière ton interrogation : oui, une formation destinée aux adultes doit être abordée d’un angle particulier. Chez O’clock, la formation est pensée pour s’adapter au mieux à l’état d’esprit d’un apprenant adulte.

Alors qu’un enfant va apprendre spontanément, petit à petit, à tâtons, sans se poser de question, un adulte a besoin d’un cadre clair et défini. Il a besoin de savoir où l’on va, de comprendre pourquoi on y va, et de mettre en perspective tout ce qu’il pourra faire avec ses acquis. Chez O’clock, nous fonctionnons par objectif : chaque semaine de travail est centrée sur une mission concrète à accomplir.

Un exemple, la première semaine, l’objectif est de mettre en ligne son premier site web (rien que ça !). Pour cela, on va apprendre le langage permettant de créer une page (HTML), on va apprendre à se servir d’un serveur, d’un nom de domaine, et on va mobiliser tout ce savoir pour avoir son site en ligne à la fin de la semaine. Ce système d’objectif nous permet de toujours rester dans un contexte concret, motivant, et terriblement passionnant !

Notre but n’est pas de former au développement, mais de former des développeurs.

Je t’entends souvent dire que la finalité du programme, c’est d’inculquer le “savoir-être”. En quoi le “savoir-être” est aussi important que l’acquisition des compétences ?

On imagine souvent qu’une compétence se décompose en deux parties : le savoir et le savoir-faire. En gros, la théorie et la pratique. Par exemple, apprendre la syntaxe de JavaScript, puis utiliser ce langage pour gérer le panier d’une boutique en ligne. OK.

Mais dans le monde réel, est-ce que ça se passe comme ça ? On apprend quelque chose, et on l’utilise, c’est tout ? Bien sûr que non. Dans la vraie vie, on a peut-être un client ou un chef de projet qui nous met la pression. On a peut-être un graphiste, avec qui on doit collaborer. On a peut-être aussi un collègue développeur, qui apprécierait beaucoup que le code suive une convention d’écriture ou soit correctement documenté pour pouvoir l’intégrer dans le reste du site sans souci. Toutes ces compétences humaines opérationnelles sont souvent oubliées dans l’équation ; elles sont pourtant la fondation principale du travail en entreprise.

Chez O’clock, nous mettons un point d’honneur à toujours relier le savoir-faire au savoir-être : travail en groupe, outils de collaboration, pair programming… Notre but n’est pas de former au développement, mais de former des développeurs.

La question qui se pose quand on parle de télétravail, c’est l’organisation. D’ailleurs dans l’équipe, tu es souvent charrié pour ton goût prononcé à l’organisation presque militaire, et même jusque dans ta vie privée ! Tu peux nous en dire un peu plus au risque d’effrayer ceux qui vont te lire ?

Travailler de chez soi et pour soi, c’est avant tout un immense sentiment de liberté. Une liberté qui peut être un dur challenge à contrôler. Me lever le matin par exemple, alors que personne ne m’y oblige, c’est difficile ! Les étudiants O’clock seront encadrés en permanence, ils n’auront pas ce souci. Mais qui pour encadrer ceux qui les encadrent ? 🤔

Alors oui, mon Google Calendar possède des informations aussi précises que « douche du matin », « préparer Pad Thaï » ou « sortir la poubelle jaune ». Mais cette routine personnelle permet de m’éviter d’avoir à faire constamment des choix. C’est un luxe qu’on a très rarement dans une vie d’entrepreneur-développeur !

On termine par la question mignonne : quel serait le plus beau compliment qu’un étudiant pourrait-te faire ? ❤️

Le plus beau compliment qu’on pourrait me faire, c’est de me dire qu’on n’a plus besoin de moi ! 😃

Le développement est une discipline fascinante, mais elle pose une impressionnante barrière à l’entrée. Le code, c’est cryptique, c’est obscur. A vrai dire, lorsque l’on n’est pas développeur, on ne sait même pas ce que ça veut dire. Mon but, c’est d’accompagner l’étudiant dans ce monde magique et de l’aider à démystifier cette effrayante complexité apparente, pour qu’il puisse ensuite de lui-même comprendre les mécanismes et voler de ses propres ailes !

Alors, convaincu ?

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La formation peut être financée grâce à de nombreux dispositifs : CPF, CIF, AIF de Pôle Emploi, fonds d'assurance formation, régions, etc. Les coûts de la formation sont de 6 000 euros, et peuvent être pris en charge partiellement ou intégralement sur étude de votre dossier.

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