API Hour – « De la reconversion au succès, mon parcours de freelance » : replay bientôt disponible

Gérer son organisation en se formant : un enjeu primordial

2022-09-29
Gérer son organisation en se formant - un enjeu primordial
Un témoignage comme celui de Magali est important à souligner. Nous pouvons axer notre communication sur les personnes au parcours truffé de succès, pour qui la formation n’était qu’une partie de plaisir, mais ce serait vous couvrir d’artifices. Nous le rappelons ; la formation est compliquée et intense. Il faut s’accrocher, et il arrive même que malgré beaucoup d’efforts, certains échouent. Fort heureusement, même avec un parcours semé d’embûches, ce n’est pas le cas de Magali.

Hello Magali comment ça va ? Peux-tu te présenter ? 👋

Coucou O’clock ! Moi, c’est Magali, 48 ans, en couple et maman d’une ado de 12 ans. J’ai rejoint O’clock en février 2021 dans la promotion Sinbad !

Avant O’clock quel était ton métier ?

J’ai passé 22 années de ma vie dans le secteur du tourisme au sein d’un grand tour opérateur dont 17 ans dans différentes agences de voyages en région parisienne. Après ça, j’ai suivi une formation en cours du soir sur les bases du e-marketing, j’ai par la suite rejoint le service marketing au siège en remplacement pendant 9 mois. Suite à ça, j’ai eu l’opportunité de créer un service “Le support information produits et contenus ”, qui faisait la liaison entre les chefs de marché, les hôteliers et les réceptifs. J’ai participé également à la fusion du groupe lors des rachats d’autres sociétés. À partir de ce moment-là, j’ai travaillé en gestion de projets, car avec la fusion mon service a été dissous. Par la suite, j’ai rejoint les équipes du CSC en tant que chargée de support et formation de call center. J’étais key user et devais faire remonter les bugs informatiques ainsi que leur trouver des solutions de contournement en attendant qu’ils soient résolus. Mais je devais également participer aux chantiers d’évolution des applications métiers, répondre aux questions des utilisateurs et dispenser et contribuer à la formation continue des équipes.

Wow, quel parcours !😲 Mais alors pourquoi avoir quitté ton poste ?

Vous vous doutez bien que le secteur du tourisme, en pleine pandémie, ce n’était pas la joie. Mon service tournait toujours, car nous avons dû gérer les annulations et reports de séjours. Lors du premier confinement, la société nous annonce un énorme plan social. On connaît par la suite les postes impactés dans chaque service, le mien est amené à disparaître. 😖 Mon poste étant supprimé donc je n’ai pas eu trop le choix, et puis avec mon compagnon, nous avions en tête depuis un bon moment déjà de quitter la région parisienne, donc on a tenté le tout pour le tout. Je vous l’avoue, après 22 ans d’investissement sans compter, me voir partir de cette façon, j’ai été très triste et surtout déçue. Mais il faut avancer, alors j’ai programmé un déménagement à la fin de l’année scolaire et il fallait trouver autre chose :  un nouveau métier qui me plaise vraiment. 😌

Quelles étaient les modalités au niveau formation du plan de départ volontaire ?

Nous avions une enveloppe de 10 000 euros. Pour être accepté sur le plan de départ volontaire, il fallait que je présente un projet professionnel viable et durable qui devait être valide par un organisme et qu’il soit diplômant RNCP. Mais bon, je ne savais pas trop quoi faire, et puis je bossais encore en même temps. Ce n’est que quelques mois plus tard que j’ai pensé à mon avenir. L’échéance approchait, il était nécessaire de penser à soi. C’est une belle somme, donc je voulais m’en servir pour ma reconversion.

Et justement, après tant d’années, comment fait-on pour trouver dans quelles voie professionnelle se reconvertir ?

Comme je l’ai dit plus tôt, j’étais perdue. Et puis, il faut savoir que TUI France, c’était mon premier job, durant ces 22 ans, je n’ai pas changé de boîte. Je suis de la génération qui est attachée à son entreprise, pour nous, on y reste toute sa vie. J’ai donc utilisé mon CPF pour effectuer un bilan de compétences et c’est là que le métier de développeur web est ressorti. 👀

Et comment es-tu arrivée à la conclusion que tu devais te diriger vers le métier de développeuse web ? Avais-tu un attrait pour l’informatique avant ça ? 

magali développeuse reconversion
Eh bien, déjà, quand je demandais aux gens ce que je pourrais faire, tout le monde me disait : “Toi, Mag la bidouille, tu devrais être dans l’informatique ! Tu es déjà notre key user, tu réglais pas mal de nos problèmes informatiques et tu aimes ça .” 🤩 Dans ce domaine-là, j’ai toujours été curieuse, quand on nous présentait un nouveau logiciel, j’étais toujours partante ! Mais en attendant, l’informatique, c’est vaste. On a creusé avec ma conseillère, et en y réfléchissant, enfant, j’ai eu la chance d’avoir très tôt un ordinateur à la maison. J’adorais taper des programmes sur Ms-dos et ça m’amusait. Donc, je me disais “Oh pourquoi pas ?” et puis je me suis renseignée sur le marché qui est très florissant. Alors, c’est le domaine du dev qui est finalement ressorti ! Bien que finalement, je n’y connaissais rien.

Pourquoi avoir choisi O’clock ? 

En regardant les différentes écoles qui proposaient des formations certifiantes, je suis tombée sur le site O’clock, que j’ai adoré, puis j’ai regardé votre chaîne YouTube avec les démos de projets. Et j’ai trouvé ça génial ! Je suis également allée discuter avec d’anciens élèves sur Discord. Je suis ainsi partie de TUI France le 11 janvier, j’ai rejoint O’clock le 8 février. J’ai intégré la formation en JavaScript avec une spécialisation en backend.

Et alors ta formation, comment s’est-elle déroulée ?

Je ne vais vous mentir, ce n’était pas évident quand tu n’as jamais codé. Le premier soir, et même à la fin de première semaine, je me suis demandée comment j’allais faire pour tenir toute la formation. Mon compagnon m’a payé un cours particulier pour m’aider et même, elle était stupéfaite de tout ce qu’on avait fait en une semaine. Donc, je n’ai pas continué avec elle. J’étais vraiment trop scolaire, j’imprimais tous mes cours, je recopiais toutes mes notes au propre. Le temps de faire mes exercices, je n’avais même pas le temps de manger. J’étais au bout du rouleau. 😕 J’ai fini par appeler mon référent en lui disant que j’allais abandonner la formation. Il m’a mise en relation avec Stéphane a.k.a mon conseiller parcours apprenant a.k.a mon psy O’clock comme j’aime le dire. C’est mon chouchou ! Il m’a persuadée de rester, il m’a dit de prendre du temps pour moi. Il m’a ensuite transmis un tableau de suivi quotidien dans lequel je devais noter tout ce que je faisais pendant et après le cours et le nombre d’heures que j’y consacrais. Il m’a proposé de refaire un point dans une semaine. Et effectivement, je passais beaucoup trop de temps sur tout ! Et c’est grâce à ce tableau que j’ai réussi à m’accrocher, à réduire mes heures, à ne conserver de mes cours que l’essentiel. Il y avait donc le soutien de Stéphane, mais également de mon groupe, chez les Sinbad ont été très soudés, on se motivait beaucoup. Les semaines passées, j’avais de moins en moins besoin de Stéphane et je me débrouillais de plus en plus. Donc, je ne veux pas décourager les gens à s’inscrire, c’était une expérience inoubliable et formidable, mais ce serait mentir de vous dire que ce n’est pas hyper intense ! 🥲

Et tu as bien raison ! Magali, tu es maman. Comment as-tu fait pour gérer d’un côté ta formation et de l’autre ta vie de famille ?

magali O'clock reconversion
On met pas mal sa vie personnelle de côté pendant ces 6 mois. J’ai de la chance, mon compagnon pouvait prendre plus de temps pour s’occuper de ma fille. Mais j’ai rarement partagé un repas en leur compagnie par manque de temps. J’essayais de leur consacrer mes week-ends, voire le dimanche, mais j’avais quand même l’esprit ailleurs par moment. Mais bon, ça fait partie du jeu ! On met 6 mois de sa vie de côté dans cette formation ultra-intensive pour avoir les armes nécessaires pour devenir développeuse en ce laps de temps. La formation s’est terminée au mois d’août par le projet d’apothéose. Après avoir enchaîné avec le déménagement et mes cartons, j’ai bien pris le temps de souffler et de me reposer comme il se doit ! 😅

Et depuis la fin de cette formation, que fais-tu ? 

Professionnellement parlant, ça n’a pas évolué pour être honnête. J’ai déménagé après la fin de la formation, tout ne s’est pas passé comme prévu, il y a eu du retard dans la remise des clefs et on a dû être hébergé chez des amis. Pas évident dans ce contexte de préparer le titre pro. J’ai réussi à le passer en janvier, c’était un défi de plus à relever, pas facile non plus, mais je l’ai eu en janvier 2022 !  Une fierté, j’ai même encadré le diplôme dans mon bureau ! Hélas déjà lors de la préparation du TP, ma santé me jouait des tours et j’ai développé une capsulite rétractile appelée aussi épaule gelée. C’est douloureux et très invalidant puisque j’ai perdu la mobilité du bras. C’est une pathologie qui évolue en plusieurs phases, qui se guérit généralement sous  18 mois. C’est la rééducation qui permettra de débloquer l’épaule et je progresse, je suis sur la bonne voie.

Nous sommes désolés pour toi Magali. Quel est ton état d’esprit actuel fasse à cette situation ?

Je suis partagé entre la frustration et la peur. J’ai enfin quitté Paris, je suis diplômée d’un métier que j’aime, mais que je suis incapable d’exercer. Et d’un côté, j’ai très peur du jour où ma capsulite sera guérie et que je vais devoir me remettre à coder. J’ai peur d’avoir tout oublié. J’espère que c’est comme le vélo et que lorsque je remonterai en selle, le reste viendra tout seul. 😌

Alors comment vois-tu l’avenir ? 

J’aimerais bien faire un stage pour me remettre dans le bain, j’aurais bien voulu faire de l’alternance, mais j’ai déjà un certain âge ! Alors, je ne sais pas trop comment reprendre le code, mais j’y réfléchis. Après, sur le long terme, mon rêve est de faire converger le secteur du tourisme et du développement, en intégrant l’équipe dev d’un tour opérateur, et j’espère pouvoir y arriver ! 💪

Et c’est tout ce que l’on te souhaite ! As-tu un petit mot pour la fin ? 

Pas grand-chose à ajouter si ce n’est que je remercie du fond du cœur toute l’équipe  O’clock pour son soutien sans faille lorsque moi-même, je ne croyais pas en mes capacités. 😍 Croyez en vous et en vos rêves !