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Formation après un TAI, un TIP ou un BTS SIO : quelle suite de parcours ?

24/09/2026
formation après un TAI

Vous êtes en poste au service desk depuis deux ans. Vous connaissez GLPI par cœur, vous fermez vos tickets, vous savez remonter un poste utilisateur les yeux fermés. Et vous commencez à sentir que le niveau 1 ne vous apprend plus grand-chose ?

La question de la formation après un TAI se pose presque toujours à ce moment-là. On ne parle plus de reconversion, mais après deux ou trois ans, quand on a atteint une certaine routine et que l’évolution professionnelle ralentit. Cet article cartographie les suites de parcours possibles depuis une certification d’entrée en informatique, certification par certification, avec les niveaux réels et les équivalences officielles.

Le TAI existe-t-il encore en 2026 ?

Non, le TAI n’existe plus sous cette appellation. Le titre professionnel de Technicien d’assistance en informatique a en effet été remplacé par celui de Technicien informatique de proximité, ou TIP. L’arrêté du 2 juin 2025 acte le changement d’intitulé et classe le nouveau titre au niveau 4 du cadre national des certifications professionnelles.

Attention, un TAI décroché avant cette date reste valable. Un titre professionnel ne se périme pas pour son titulaire, c’est l’enregistrement de la certification au répertoire national qui a une échéance, pas le diplôme que vous avez en poche.

L’arrêté prévoit par ailleurs un mécanisme de correspondance ainsi les titulaires des certificats de compétences professionnelles du TAI révisé en 2023 peuvent demander au représentant territorial du ministère chargé de l’emploi que les CCP du nouveau titre leur soient délivrés par équivalence. Concrètement, si vous aviez validé deux blocs sur trois et jamais terminé, vos acquis ne tombent pas à l’eau.

Le nouveau titre professionnel porte le code RNCP n°40799. Elle a été enregistrée par France Compétences en 2025 et court jusqu’au 1er septembre 2030.

Ce que le référentiel a intégré au passage, c’est le cloud. Le technicien informatique de proximité intervient désormais sur les infrastructures réseaux et sur les solutions hébergées dans le cloud. L’ancien périmètre se limitait davantage au poste de travail et aux équipements numériques.

Ancienne appellationNouvelle appellationCode RNCPNiveau
Technicien d’assistance en informatique (TAI)Technicien informatique de proximité (TIP)RNCP n°407994 (niveau bac)

Quelle formation après un TAI ou un TIP ?

Le palier suivant est le titre professionnel de Technicien supérieur systèmes et réseaux, enregistré sous le code RNCP n°42463. Vous passez du niveau 4 au niveau 5, soit l’équivalent d’un bac+2.

Le saut est réel ! Le TIP vous positionnait sur l’assistance aux utilisateurs et la mise en service des équipements. Le TSSR vous fait basculer du côté de l’infrastructure : exploitation de serveurs Windows et Linux, administration d’un annuaire Active Directory, configuration réseau, sauvegardes et restaurations, supervision etc.

C’est aussi un changement de posture au quotidien. Si le support ne disparaît pas, le premier bloc du TSSR contient explicitement l’assistance aux utilisateurs. Ce qui change, c’est le périmètre. Vous ne vous arrêtez plus au poste de travail, vous prenez la main sur ce qui tourne derrière. Là où le technicien de proximité constate un problème d’accès et l’escalade, le technicien systèmes et réseaux ouvre la console de l’annuaire et corrige.

Les dernières données d’insertion publiées par France Compétences faisaient état de 74 % d’insertion globale dans l’emploi à six mois et 68 % dans le métier visé.

Faut-il passer un TSSR quand on a un BTS SIO option SISR ?

Non, et c’est probablement l’erreur d’orientation la plus fréquente sur ce parcours. Le BTS Services informatiques aux organisations, option Solutions d’infrastructure, systèmes et réseaux, est déjà classé au niveau 5. Le TSSR l’est également.

Repasser un TSSR après un BTS SIO SISR revient donc à valider une seconde certification au même échelon. Vous y gagnerez peut-être des compétences pratiques si votre BTS remonte à loin ou si votre premier emploi vous a peu exposé à l’infrastructure. Vous n’y gagnerez pas en niveau de qualification.

Le projet pertinent dans ce cas est le titre professionnel d’Administrateur d’infrastructures sécurisées, ou AIS, classé au niveau 6 sous le code RNCP n°37680. C’est un bac+3/4 selon les grilles, et il ouvre sur l’administration sécurisée, la conception de solutions d’évolution, et la participation à la gestion de la cybersécurité.

Le raisonnement vaut pour d’autres certifications d’entrée de niveau 5, si vous êtes titulaire d’un DUT ou BUT Réseaux et télécommunications, licence professionnelle systèmes et réseaux. Regardez le niveau inscrit sur votre fiche RNCP avant de choisir votre formation.

Votre situationNiveau actuelCible cohérenteNiveau visé
TIP ou ancien TAI4TSSR (RNCP42463)5
Expérience helpdesk sans certificationnon certifiéTSSR, ou TIP si les bases manquent4 ou 5
BTS SIO option SISR5AIS (RNCP37680)6
TSSR déjà validé5AIS (RNCP37680)6
La bonne nouvelle : chez O’clock, quelque soit votre niveau de départ, même si vous n’avez aucun diplôme, si votre projet vise à devenir Administrateur réseau, vous pouvez rejoindre notre formation Expert Cybersécurité qui délivre le titre professionnel AIS.

Existe-t-il une passerelle automatique entre le TIP et le TSSR ?

Non. Les fiches des deux titres ne prévoient aucune correspondance de blocs entre le niveau 4 et le niveau 5. Détenir le TIP ne vous dispense d’aucune épreuve du TSSR.

Ce que votre certification vous apporte, c’est autre chose : un dossier de candidature solide notamment pour l’obtention d’un financement Transitions Pro ou France Travail et une formation que vous suivrez sans difficulté. Les organismes évaluent les prérequis à l’entrée, et arriver avec un titre de niveau 4 en informatique vous place au-dessus d’un candidat parti de zéro. Sur les premières semaines de réseau et de poste de travail, vous serez en terrain connu.

Il existe une seconde voie, souvent négligée par les gens déjà en poste : la validation des acquis de l’expérience. Les titres professionnels du ministère du Travail sont accessibles par VAE. Si vous exercez des activités relevant du référentiel TSSR depuis suffisamment longtemps, vous pouvez viser le titre sans repasser par la case formation. Le dossier est exigeant et le taux d’abandon élevé, mais l’option mérite d’être étudiée avant de bloquer six mois de votre vie.

Peut-on valider un seul bloc de compétences au lieu du titre entier ?

Oui. Les titres professionnels sont découpés en blocs, appelés certificats de compétences professionnelles, ou CCP, et ces blocs sont capitalisables séparément. Vous pouvez en valider un, travailler deux ans, puis revenir chercher les autres.

Le délai n’est pas illimité et les CCP manquants doivent être obtenus dans les cinq ans pour que le titre complet vous soit délivré.

Le découpage par titre :

Technicien informatique de proximité (RNCP n°40799), trois blocs

  1. Assister ou dépanner les utilisateurs
  2. Mettre en service des équipements numériques
  3. Intervenir sur les éléments de l’infrastructure

Technicien supérieur systèmes et réseaux (RNCP n°42463), trois blocs

  1. Assurer le support aux utilisateurs
  2. Exploiter les éléments de l’infrastructure
  3. Maintenir en conditions opérationnelles l’infrastructure

Administrateur d’infrastructures sécurisées (RNCP n°37680), trois blocs

  1. Administrer et sécuriser les infrastructures
  2. Concevoir et mettre en œuvre une solution d’évolution
  3. Participer à la gestion de la cybersécurité

Cette granularité a un usage tactique pour quelqu’un en poste. Si vous êtes déjà à l’aise sur le support et l’exploitation courante, le premier bloc du TSSR vous apportera peu. C’est le second qui contient ce que vous n’avez pas avec la sécurisation, l’évolution de l’infrastructure, la partie qui vous fait sortir du run.

Quels postes s’ouvrent à chaque palier de certification ?

Les intitulés changent de nature à mesure que le niveau monte. Au niveau 4, vous êtes en contact direct avec l’utilisateur. Au niveau 6, vous concevez des dispositifs que d’autres exploitent. L’accès et l’évolution professionnel dépend également de votre expérience (par exemple : un débutant qui décroche un titre TSSR devrait peut-être passé par un échelon helpdesk de niveau 1 pour démarrer).

PalierPostes visésContexte d’exercice
TIP, niveau 4Technicien helpdesk, technicien de proximité, technicien de déploiement, technicien de maintenance, assistance utilisateurCentre de services, ESN, DSI, boutique informatique
TSSR, niveau 5Technicien systèmes et réseaux, technicien d’exploitation, administrateur systèmes junior, technicien support niveau 2PME, ETI, prestataire d’infogérance, collectivité, structure hospitalière
AIS, niveau 6Administrateur d’infrastructures, administrateur systèmes et sécurité, administrateur réseaux et sécurité, superviseur infrastructureDSI, ESN, structures avec un parc conséquent

Sur la rémunération, pour le technicien informatique de proximité, 84 % des offres proposent un salaire mensuel brut compris entre 1 800 et 2 500 euros. Source : France Travail, offres du premier trimestre 2025 (MesCertifs).

Les fourchettes que vous croiserez pour les niveaux supérieurs proviennent le plus souvent d’agrégateurs de salaires déclaratifs, sans méthodologie publiée. Prenez-les comme des ordres de grandeur.

Un mot sur la cybersécurité, puisque c’est souvent le mot qui déclenche la démarche. On n’entre pas dans un SOC (Centre des opérations de sécurité) directement depuis le helpdesk. Le chemin réaliste passe par l’administration car vous ne pouvez pas détecter une anomalie sur une infrastructure dont vous ne connaissez pas le fonctionnement normal. Le bloc cybersécurité de l’AIS arrive en troisième position dans le référentiel, et ce n’est pas un hasard.

Comment financer une montée en compétences quand on est déjà en poste ?

Votre situation n’est pas celle d’un demandeur d’emploi en reconversion, et les dispositifs ne sont pas les mêmes. Quatre voies existent pour un salarié.

  1. Le plan de développement des compétences. Votre employeur finance, la formation se déroule sur le temps de travail. C’est la voie la plus simple quand la montée en compétences sert aussi l’entreprise, ce qui est fréquent en PME où le technicien support finit par gérer le serveur.
  2. Le CPF. Vos droits acquis couvrent tout ou partie du coût selon le montant disponible et la formation visée. Un reste à charge s’applique. Attention, pour une formation en téléprésentiel cela implique d’être disponible du lundi au vendredi de 9h à 17h.
  3. Le projet de transition professionnelle, instruit par l’association Transitions Pro de votre région. C’est un « congé formation » qui permet de s’absenter de son travail et de suivre une formation longue en conservant une rémunération. Le dossier demande de démontrer la cohérence du projet, ce qui est plus facile quand on vient déjà du secteur.
  4. L’OPCO de votre branche, qui peut cofinancer selon les accords en vigueur.

Vérifiez systématiquement le code RNCP indiqué sur le devis et selon votre projet assurez-vous que l’organisme de formation délivre bien un titre complet et non un simple bloc de compétence CCP.

Se former chez O’clock

L’école O’clock propose deux parcours sur cette filière, suivis en téléprésentiel, c’est-à-dire en classe virtuelle avec des formateurs en direct.

La formation Technicien systèmes et réseaux prépare au titre de niveau 5 en 6 mois et la formation Administrateur d’infrastructures sécurisées prépare au titre de niveau 6 en 8 mois, toutes deux sont accessibles sans condition de diplôme. Elles conviennent aussi si vous venez du support de proximité ou si vous avez quelques années de helpdesk sans certification.

La formation Administrateur d’infrastructures sécurisées prépare au titre de niveau 6 en 3 mois. Elle s’adresse aux titulaires du TSSR, aux BTS SIO option SISR et aux profils disposant d’un socle équivalent en administration systèmes ou, si vous n’avez pas de diplôme, d’une expérience professionnelle dans l’infrastructure et réseaux (qui devra être justifiée).

Un conseiller formation de l’école peut faire le point avec vous sur votre situation avant inscription.

Questions fréquentes

Mon TAI est-il toujours reconnu par les employeurs ?
Oui. Le titre obtenu reste acquis. Le changement d’intitulé porte sur les nouvelles sessions de certification, pas sur les titres déjà délivrés. Mentionnez-le sous son nom d’origine sur votre CV, en précisant éventuellement qu’il correspond aujourd’hui au TIP.

Je suis technicien helpdesk sans diplôme informatique, par où commencer ?
Si vous avez moins d’un an d’expérience, le TIP consolide les bases. Au-delà de deux ans en poste, visez directement le TSSR car vous maîtrisez déjà l’essentiel du premier bloc. Chez O’clock vous pouvez entrer directement en TSSR ou AIS, selon votre projet.

Le BTS SIO suffit-il pour travailler en cybersécurité ?
Il vous ouvre des postes d’administration, pas des postes de sécurité. Le référentiel du BTS SIO ne couvre ni l’analyse de menaces ni la politique de sécurité. Une certification de niveau 6 comme l’AIS comble cet écart.

Combien de temps pour passer du support à l’administration systèmes ?
Comptez 6 mois environ pour une formation TSSR en continu et 8 mois pour l’AIS. Comptez plus long en alternance ou en cours du soir.

Peut-on faire une VAE pour un titre professionnel en informatique ?
Oui, les titres du ministère du Travail sont accessibles par validation des acquis de l’expérience. Vous devez justifier d’activités correspondant au référentiel du titre visé.