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Reconversion Technicien Systèmes et Réseaux – Interview de Mohammed, 34 ans

16/02/2026
Reconversion Technicien Systèmes et Réseaux

La reconversion technicien systèmes et réseaux est un choix idéal pour de nombreuses personnes intéressées par l’informatique. C’est le cas de Mohammed Didi, ancien logisticien, qui a décidé après huit ans de carrière de se reconvertir dans l’informatique en suivant la formation TSSR (Technicien Supérieur Systèmes et Réseaux) chez O’clock. 

Dans ce témoignage, il revient sur son parcours, ses doutes, sa recherche de stage, son expérience sur le terrain et la manière dont la formation l’a préparé aux attentes du marché.

Peux-tu nous raconter ton parcours avant O’clock ?

Je m’appelle Mohammed, j’ai 34 ans et je vis dans la région lyonnaise.

Avant d’arriver chez O’clock, j’ai travaillé pendant huit ans dans la logistique, chez U Logistique. À la base, je suis entré chez eux par une mission d’intérim qui devait durer un mois, mais finalement je suis resté presque un an avant de signer un CDI en 2018.

Donc, en 2018, j’ai eu mon CDI, en même temps que des événements importants dans ma vie personnelle, comme la naissance de mon premier enfant et l’achat de notre maison. Accepter le CDI et poursuivre dans ce métier était un choix logique à ce moment-là. Au travail, j’ai évolué petit à petit : préparation de commandes au début, puis gestion de stock, expédition et même des missions liées à la qualité.

Malgré tout ça, j’ai toujours gardé un intérêt pour l’informatique et dans ma famille, je suis même le spécialiste, celui qu’on appelle pour dépanner les PC ou les imprimantes *rires*

Qu’est-ce qui t’a donné envie de changer de voie après plusieurs années en logistique ?

J’ai toujours aimé l’informatique. Comme je l’ai dit, j’étais souvent la personne à qui on demandait de régler les problèmes techniques dans la famille et j’aimais ce rôle.

Il y avait aussi un regret par rapport à mes études. Après le bac, mes parents voulaient que je continue en BTS, mais j’ai été un peu têtu, je ne pensais pas avoir besoin d’un diplôme pour me lancer. Cette reconversion, c’était aussi une manière de rattraper ça.

Finalement, le vrai déclic est venu de mon entourage. Un collègue avait fait une reconversion pour devenir administrateur systèmes et réseaux via Transition Pro, et ma femme, au même moment, a eu l’opportunité de se former aussi. Je me suis dit : « pourquoi pas moi ? »

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Pour réussir une reconversion en téléprésentiel, s’isoler dans un bureau ou un chambre est décisif !

Pourquoi t’être orienté vers l’informatique, et plus précisément vers les systèmes et réseaux ?

Ce qui m’attire dans les systèmes et réseaux, c’est la polyvalence. Pour moi, un technicien systèmes et réseaux, c’est un peu un couteau suisse : on fait du support, du réseau, de la gestion des droits, de la sécurité, de la maintenance.

Il y a aussi les perspectives. Je pense qu’une fois qu’on a un ou deux ans d’expérience, beaucoup de portes s’ouvrent. Et après plusieurs années dans un métier assez pénible physiquement, j’avais envie d’un domaine qui me passionne vraiment.

Pourquoi avoir choisi la formation TSSR chez O’clock ?

À la base, c’est un collègue qui m’a parlé de l’école O’clock car il projetait de s’y former. C’est lui qui m’a expliqué comment fonctionnait Transition Pro pour financer sa formation, ce qui a rendu le projet concret.

Le dispositif m’a rassuré, parce que j’ai pu conserver mon salaire pendant la formation et garder une sécurité si jamais je devais retourner temporairement à mon ancien poste.

J’ai choisi la formation TSSR chez O’clock même si au départ j’avais des doutes sur la formation à distance. Mais le téléprésentiel fonctionne bien, il y a la promo, j’étais chez les Heimdall, les échanges, les ateliers, le forum (NDLR : chaque promo a son outil de communication privé). Ça demande de la discipline, mais on n’est pas seul.

Le contenu est aussi très en phase avec le marché. Et l’accompagnement, dès l’admission et pendant la formation, a été vraiment important pour moi.

En arrivant en formation, quelles étaient tes craintes ou tes interrogations ?

Ma principale crainte concernait la qualité de l’enseignement à distance. J’avais peur qu’on nous donne juste les bases et qu’on soit livrés à nous-mêmes.

Le fait aussi que c’est un format intensif, le titre professionnel technicien systèmes et réseaux, c’est l’équivalent d’un BTS en sept mois, donc il faut être à fond. Je m’inquiétais donc de réussir à gérer ma concentration et de l’isolement, surtout en téléprésentiel, face au rythme très intense de la formation. Avec deux enfants à la maison, je me demandais comment j’allais faire (surtout pendant les vacances).

Finalement, tout s’est bien passé et ces craintes ont été vite levées grâce à la présence des formateurs et à la dynamique de la promotion Heimdall qui selon nos formateurs avaient « un niveau exceptionnel » !

Comment s’est passée ta recherche de stage ?

La recherche de stage a été difficile, il ne faut pas se mentir.

J’ai envoyé beaucoup de candidatures sans recevoir de réponse ou des réponses automatisées, puis j’ai activé mon réseau personnel. Le fait d’en parler autour de moi m’a permis d’ouvrir des portes plus facilement. Même quand les personnes ne recrutent pas directement, elles peuvent orienter ou recommander.

Quand l’opportunité chez RX Automobiles s’est présentée, le premier entretien s’est très bien passé. Le courant est rapidement passé avec mon futur tuteur, et j’ai senti qu’il y avait une vraie volonté de m’impliquer dans les missions, pas simplement de me laisser observer.

Avec le recul, je dirais que le réseau personnel est vraiment important. Il ne faut pas hésiter à parler de son projet mais aussi à se déplacer dans les entreprises pour montrer sa motivation !

Quelles missions as-tu réalisées pendant ton stage, et en quoi la formation t’a-t-elle été utile ?

Pendant mon stage, j’ai pu intervenir sur des missions très concrètes et variées. J’ai travaillé sur l’administration systèmes et réseaux, notamment la création et la gestion des comptes utilisateurs, les droits d’accès et l’utilisation d’outils comme Microsoft Azure. J’ai aussi participé à des interventions sur l’infrastructure, avec de la configuration réseau, des interventions sur les baies serveurs, ainsi que sur les sauvegardes.

J’ai également fait du support auprès des collaborateurs, que ce soit pour des problèmes logiciels, du matériel à installer ou des incidents de sécurité. Dans ces situations, ce qui m’a le plus servi de la formation, ce n’est pas forcément un outil précis, mais la méthodologie : comprendre le problème, analyser, appliquer une solution et sécuriser derrière !

La formation m’a surtout appris comment raisonner et m’adapter. Même quand je ne connaissais pas exactement la technologie utilisée en entreprise, j’avais les bases et les réflexes pour être autonome, ce qui m’a permis de prendre rapidement confiance et d’être efficace sur le terrain.

Comment s’est passé l’accompagnement avec ton tuteur et l’équipe sur place ?

Très bien. Mon tuteur, Louis P., m’a intégré tout de suite et m’a laissé manipuler dès le départ. Il m’a rapidement fait confiance parce qu’il voyait que je savais ce que je faisais. Au bout d’une semaine, il m’envoyait tout seul sur les différents sites. Et, il me disait souvent : « vas-y, fais-le », tout en restant disponible si j’avais un souci.

L’ambiance avec l’équipe était très bonne. Je suis très vite allé sur le terrain, dans les concessions, pour échanger avec les collègues et résoudre leurs problèmes. Je ne me suis jamais senti mis de côté.

Y a-t-il une situation dont tu es particulièrement fier ?

Dès la deuxième semaine, mon tuteur m’a fait confiance en m’envoyant seul dans une concession à une trentaine de kilomètres pour installer des PC que j’avais préparés. J’étais stressé, mais tout s’est bien passé, et les collaborateurs étaient très contents.

Il y a aussi une intervention liée à une tentative de phishing*, où j’ai dû agir rapidement pour sécuriser les comptes utilisateurs. À ce moment-là, je me suis vraiment senti bien préparé par la formation.

*Le phishing ou hameçonnage consiste à envoyer des emails ou SMS pour récupérer des informations sensibles (données personnelles, informations bancaires, etc.). En 2025, près de 65% des entreprises ont été ciblées par une tentative de phishing, et à 95% par email.

Qu’est-ce qui change le plus entre ton ancien métier de logisticien et ton rôle en informatique ?

La posture est différente. En informatique, on est beaucoup plus dans l’analyse et la résolution de problèmes, avec un contact direct avec les utilisateurs.

Pendant mon stage, j’ai eu un vrai sentiment d’utilité, ça m’a donné plus confiance en moi et je ressens beaucoup de satisfaction quand j’aide concrètement les gens.

En plus, même si on a des activités routinières, les journées ne se ressemblent pas et pour moi c’est aussi très motivant.

Comment as-tu vécu le fait de redevenir débutant dans un nouveau métier ?

Ce n’est pas évident, il faut vraiment qu’on accepte de repartir plus bas, avec parfois une petite perte financière au départ. Mais pour moi, le fait de travailler enfin dans un domaine qui me passionne compense largement.

J’ai appris à être patient et à accepter que la reconversion est un processus qui prend du temps. Par exemple, mon ami qui a fait la même formation un an avant moi, a mis environ 6 mois à trouver un emploi après la fin de la formation et c’est normal même si on aimerait que ça aille plus vite.

La formation m’a aussi permis de relativiser sur l’âge. À 34 ans, dans ma promotion j’ai vu des personnes de 45 et même 48 ans suivre la même démarche et ça m’a beaucoup rassuré.

Comment évalues-tu la qualité de la formation TSSR chez O’clock et son adéquation avec les attentes du marché ?

Globalement, la formation est très cohérente avec la réalité du terrain. J’ai fait des comparaisons entre les attentes des entreprises sur les offres d’emploi de TSSR et ce qu’on apprend chez O’clock et j’ai pu constater que ça correspond vraiment à ce qui est attendu en entreprise. On ne se forme pas sur des choses théoriques déconnectées, mais sur des compétences concrètes que j’ai retrouvées pendant mon stage.

La formation ne cherche pas à nous apprendre exactement les mêmes outils que ceux utilisés dans toutes les entreprises, parce que ça change partout. En revanche, elle nous donne une méthodologie, des bases solides et une façon de réfléchir qui permettent de s’adapter rapidement.

De mon côté, même quand je me suis retrouvé face à des outils ou des environnements que je n’avais pas vus en formation, je savais comment m’y prendre, quoi chercher et comment intervenir sans faire n’importe quoi.

D’ailleurs, dans ma promotion, trois élèves ont été embauchés dès la sortie de leur stage, ce qui montre que la formation est bien en phase avec les besoins du marché !

Quelle est la prochaine étape dans ton parcours ?

Aujourd’hui, j’attend de recevoir mon diplôme mais j’ai déjà commencé à postuler. L’objectif est surtout de consolider ce que j’ai appris sur le terrain. Je veux acquérir de l’expérience professionnelle, continuer à monter en compétences et m’ancrer vraiment dans ce nouveau métier.

Je vois cette étape comme une phase nécessaire pour prendre confiance, gagner en autonomie et préparer la suite de mon évolution professionnelle !

As-tu d’autres projets de formation pour la suite ?

Oui, j’envisage de suivre le module AIS* pour évoluer vers un titre de niveau 6 (bac+3/4), après un ou deux ans d’expérience sur le terrain. Pour moi, c’est une suite logique pour continuer à évoluer dans les systèmes et réseaux.

*NDLR : Chez O’clock, il est possible d’intégrer le module final AIS (en 3 mois) de la formation Expert Cybersécurité si on est titulaire d’un titre TSSR.

Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui hésite à se reconvertir dans l’IT ?

Je dirais déjà de profiter des dispositifs qui existent. En France, on a la chance d’avoir des dispositifs comme Transition Pro, qui permettent de se former tout en conservant son salaire. C’est une vraie opportunité.

Je conseillerais aussi de ne pas se laisser freiner par l’âge. Voir des personnes de 45 ou 48 ans en formation m’a beaucoup rassuré.

Enfin, il faut vraiment accepter que la reconversion prenne du temps et qu’il y ait des moments de doute. Et que la formation va être difficile. Mais si on le fait pour un domaine qu’on aime vraiment, ça vaut le coup.

Et surtout, il faut oser se lancer pour ne pas rester avec des regrets !

PS : Mohammed recherche son premier poste de technicien systèmes et réseaux. Si vous recrutez dans la région lyonnaise, vous pouvez le contacter.